La photographie astro enfin abordable ?

12mm f1.4 DC DN Sigma   Sigma continue fort dans la gamme APSC nommée DC. Après le zoom grand angle 17-40mm f1.8, Sigma nous dévoile un ultra grand angle 12mm f1.4. Très léger avec seulement 225grammes, un poids plume ! Cet ultra grand angle (18mm équivalent plein format) ultra-lumineux semble être l’optique d’astro parfaite. Je reçois beaucoup de demande de conseil pour la prise de photo nocturne et malheureusement, la technique et la théorie sont importante mais dans ce domaine, le matériel est un facteur très limitant. Pour faire une photographie de la voie lactée sans techniques avancées (empilement d’images, ou suivit d’étoiles avec rotule motorisée), une optique ultra-lumineuse et grand angle fait toute la différence. En particulier l’ouverture est primordiale pour capturer les faibles lueurs venant du confins de l’espace. Il y a un monde entre f2.8, f2 et f1.4 (deux fois plus deux lumières à chaque fois), c’est le jour et la nuit littéralement. On voit que le gain de 1stop avec f1.4 fait ici toute la différence! Les étoiles ne sont quasiement plus visible à f2 et si on remonte la luminosité en post prod (deuxième ligne) on remarque que le bruit et des dérives de couleurs apparaissent très rapidement. Seulement, ce genre d’optique a un coût stratosphérique et un poids qui va en décourager plus d’un à prendre l’objectif sur le terrain. Ici, ce 12mm est 3 fois plus compact, moins lourd et moins cher que les optiques habituelles ! Bien sûr, c’est un objectif pour aps-c mais les boîtiers aps-c sont aussi plus compacts et moins chers.

Comparaison a7rIV+20mmf1.4 vs a6000+12mmf1.4

Pour exemple, pour ce test, j’ai utilisé le combo a6000 + 12mm f1.4 pendant 1mois. Le prix du combo 150.- le boîtier d’occasion (il date d’il y a plus de 10ans, 2014) et 650.- l’objectif neuf, ça nous fait un couple à 800.- et 500 grammes. Plus réalistement avec un capteur récent, un a6100 et le 12mm vous donnent un ticket d’entrée pour l’astro à 1100.-.   Abordable mais après ? Pour la photographie nocturne, on aime bien avoir les raccourcis et verrouillage directement sur l’objectif. Le Sigma étant de la gamme contemporary, il n’y a pas de bague de diaf ni de bouton AF/MF pourtant bien pratique. Il faudra passer par le boitier pour changer ces réglages. Le mieux étant toujours de programmer un mode personnalisable spécifiquement pour l’astro ou les iso est déjà fixé, à pleine ouverture, le focus en manuel et un petit retardateur de deux secondes. Ainsi, en activant le mode programmable, vous êtes sûr d’avoir tous les réglages prêts pour l’astro sans vous poser de question. Mais il n’y a pas que l’astro dans la vie, la grande ouverture est aussi pratique pour prendre des photos de paysage ou de la vie courante à main levée lorsque la lumière est faible en intérieur ou à l’aube/crépuscule. Le 12mm est aussi une optique parfaite pour montrer l’immensité d’un paysage ou pour magnifier un premier plan en s’approchant. Une petite cascade apparaîtra très impressionnante par rapport à l’arrière-plan. Une gentiane sera bien mise en valeur dans un paysage de lever de soleil brumeux. Mais attention aux déformations et effets loufoque! Plus s’est éloigné et plus les perspectives sont exagérément repoussées forçant les lignes de fuites. On peut utiliser cet effet à bon escient pour montrer la grandeur d’une canopée par exemple. Ça en devient presque graphique. Le grand-angle permet aussi de photographier des espaces très restreints avec peu de recul (12mm) et peu de lumière (f1.4) comme une petite grotte de glace (photo prise à main levée). Sa compacité en fait un complément grand angle facile à caser au fond d’un sac photo ce qui est rarement le cas des autres grands-angles. Ainsi, on peut l’emporter partout lors des balades photos, rando, trek. Mais qu’en est-il de la qualité de l’objectif ? A pleine ouverture, le vignetage est bien présent ce qui peut atténuer quelques étoiles dans les angles et aussi compliquer la prise de vue de panorama faisant apparaître des lignes plus sombre comme l’image ci-dessous. Le vignetage disparaît une fois l’objectif fermé à f4. La lentille frontale étant petite, l’objectif résiste bien au reflet indésirable de la lumière, le flare est bien maîtrisé même lorsque le soleil est en plein cadre. Notez aussi l’effet d’étoile très esthétique formé grâce au diaphragme de l’objectif. Si le soleil est plus fort, du flare peut apparaître comme sur la gauche de cette image (les autres points lumineux sont dû au fait que je n’ai pas bien nettoyé la lentille frontale). La qualité optique est très bonne comme Sigma nous y habitue depuis longtemps, rien à reprocher ce qui est très impressionnant pour un ultra grand angle. On remarquera une légère distorsion mais normal à cette focale. La coma (dès point lumineux qui ne est pas parfaitement rond) est quasiment inexistante dans les bords, vraiment très légers dans les angles et disparaît totalement dès f2.8. En définitif, petit, compact, pas cher et ultra-lumineux. L’ultra grand angle complémentaire pour des photos de paysage original. Un ticket d’entrée abordable pour le monde de l’astro où l’ouverture de l’optique est primordiale (bien plus important qu’un bon boîtier comme le démontre mon vieux a6000 de 11ans d’âge pour les photos d’exemple). Un objectif parfait pour la photographie d’intérieur ou l’on n’a pas trop de recul. Bref une optique sympa pour s’amuser avec des angles particuliers.   + ultra-grand angle (12mm aps-c, équivalent 18mm FF) + ultra-lumineux (f1.4 soit 4x plus lumineux qu’un 12mm f2.8) + ultra-compact, peux se prendre partout + léger avec seulement 225grammes + possibilité de visser un filtre ND/Polarisant + prix abordable + piqué excélent au centre et dans les bords dès la pleine ouverture + coma très maîtrisé + parfait pour débuter en astrophotographie sans se ruiner + parfait pour des images originales avec exagération du premier plan + bonne gestion du flare, AC + tropicalisation + AF rapide   - Vignetage prononcé à pleine ouverture, disparaît dès f4 - Manque quelques raccourcis sur le fût du boîtier bien pratique (switch AF/MF)   Ci-dessous, d’autres images prisent avec le 12mm  
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Sigma I serie

Hello l’équipe, J’ai eu la chance de pouvoir tester de nombreuses optiques Sigma de la gamme ART. Cette gamme mise tout sur la qualité optique sans compromis ce qui a pour conséquence d’avoir des optiques volumineuses et lourdes. Mais Sigma propose aussi une autre gamme appelée I-Serie : 17mm f4, 20mm f2, 24mm f2, 35mm f2, 50mm f2 Ces optiques sont beaucoup plus compacts et légère. Ils ont aussi un style de construction bien différent. Je préfère d’ailleurs la construction de la gamme I-Serie. Ils sont tout métal bague de mise au point et parasoleil inclus. Leurs dimensions sont bien plus compactes et le couple boitier + optique Sigma I-Serie est beaucoup plus équilibré et a carrément un look un peu vintage qui envoie ! On est aussi sur un look plus épuré avec beaucoup moins de raccourcis et de bouton sur le fut comparé à la gamme ART. Cependant, on garde tous les plus importants raccourcis avec la bague de diaf et le switch AF/MF. A vrais dire, je trouve que plus de bouton est superflu pour ma pratique (click du diaf, lock du diaf, bouton perso). La gamme I-Serie va droit à l’essentiel dans un look vintage tout en étant moderne et une construction 100% métal. La résistance aux intempéries n’a pas été diminuée par rapport à la gamme ART, on a un joint d’étanchéité au niveau de la monture ainsi qu’autour des boutons. On rajoutera que par leur taille plus compacte, on économisera beaucoup sur les filtres gris neutre et polarisant avec des diamètres dans les 62mm contrairement aux 82mm habituelle de la gamme ART. La I-Serie est moins lumineuses que la gamme f1.4 voir f1.2 de la gamme ART. Cependant, on reste sur des ouvertures bien lumineuses qui permettent de faire de l’astro et d’obtenir des bokeh bien doux. Pour ma part, j’ai pu tester les 17mm f4, 20mm f2 et 24mm f2 qui sont des focales que j’affectionne particulièrement dans ma pratique photographique paysage/astro et reportage. En résumé, un gros coup de cœur pour moi cette construction entièrement métal et ce design d’optique et équilibre qui se marie parfaitement avec les boitiers Sony. La question qui reste en suspend est : oui mais optiquement ? Il y a-t-il des compromis ?

En therme de netteté et de piqué dès la pleine ouverture, la gamme I-serie fait honneur au capteur surpixélisé de 61mgpx du sony a7rIV. Cependant la petite lentille frontale et les dimensions compact de l’objectif fait ressortir un fort vignetage à pleine ouverture qui peut être corrigé en post production (automatique sur LR). Le vignetage reste présent autant au grande ouverture qu’en fermant un petit peu le diafragme.

Vignetage visible dans le ciel à f5.6 (17mmf4) (image non traitée)

Vignetage visible dans le ciel et l’herbe en fermant un peu à f8 (17mmf4) (image non traitée)

La distorsion est aussi assez marquée lorsque l’on se rapproche des angles de l’image. Cela peut être problématique et visible lorsque la ligne d’horizon est plate comme lors de seescape (photo avec l’océan dans l’horizon). Dans ce cas, il vaut mieux cadrer la ligne d’horizon au centre de l’image pour minimiser la déformation. C’est une déformation régulière qui peut être corrigée en post production mais pensais à cadrer un peu plus large car vous aurez un peu de perte dans l’image.

20mm f2 avec une distotion marquée dans les bords au niveau de l’horizon (image non traitée)

Le flare est bien contenu même si la source lumineuse est dans le cadre. Je trouve aussi l’effet d’étoile en fermant le diaphragme très esthétique.

Effet étoile 20mm f2. Pas de flare.

Effet étoile 17mmf4, pas de flare

La relative grande ouverture de f2 couplé aux capteurs actuels performant permet de faire de belles images de voie lactée sans matériel ultra lumineux, encombrant, lourd et cher.

Cependant le vignetage assez marqué nous fait perdre les étoiles peu lumineuses dans les angles.

Vignetage effaçant les étoiles dans les angles 20mmf2 (image non traitée)

La coma est bien contenue mais tout de même présente dans les coins extrêmes (crop 100% dans l’image ci-dessus)

Coma présente dans les coins de l’optique 20mmf2 (image non traitée)

Mais cela reste de très bonnes performances ! Pour obtenir de meilleures performances en coma, il faut des optiques 2x plus cher et aussi 2x plus lourdes.

La petite lentille frontal de la gamme I-serie permet de facilement monter des filtres ND et pola sans trop casser la tirelire (diam 56mm). Ce type de filtre permet de diminuer le temps de pause des images pour par exemple donner un effet de filet au cascade. Un petit exemple de avec/sans ci-dessous.

17mmf4 1/30ème sans filtre ND / 2sec avec filtre ND

Synthèse : La gamme I-serie propose des optiques plus légères, compactes et abordables par rapport à la gamme Art. Honnêtement, j’aime beaucoup le style et la construction 100% métal et brute des optiques. Leur dimension est aussi un bon combo avec les boitiers Sony et fait moins « enclume » qu’avec la gamme ART. Les qualités optiques sont bonnes mais il y a des défauts dû a la petite lentille frontale qu’il faut connaitre. Les distorsions de la ligne d’horizon dans les bords est bien visible et du vignetage est présent à toutes les ouvertures. C’est des optiques que l’on prendra toujours avec soit et que l’on a plaisir à utiliser. On est aussi plus discret dans la foule et la relative grande ouverture de f2 permet de faire des photos par faible luminosité et même des paysages nocturnes avec la voie lactée. +/- + Suffisamment lumineux pour de l’astro et des bokeh doux + Compact, bon équilibre objectif/boitier + Construction solide et 100% métal + style vintage plaisant + Protection tout temps + prix contenu + flare bien contenu + piqué et bonne netteté + Assez lumineux pour faire de l’astro (f2) + Coma bien contenue + petit diamètre de filtre = filtre moins cher - Moins de bouton perso mais les utiles sont présents - AF un parfois un peu hésitant - Vignetage assez fort à pleine ouverture et persistant en fermant le diaf - Distorsion assez prononcée dans les bords - Pour une qualité optique irréprochable, la gamme Art est plus appropriée Quelques exemples d’ images prisent avec la gamme I-serie (17mmf4 & 20mmf2):

Sony a7rIII, 17mmf4, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/80s, 100iso (panorama)

Sony a7rIII, 20mmf2, f2, 13s, 3200iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/40s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/50s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f8, 1/30s, 400iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f8, 1/10s, 400iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f14, 1/6s, 100iso (panorama)

Sony a7rIV, 17mmf4, f11, 1/6s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f5.6, 2.5s, 100iso

Sony a7rIII, 20mmf2, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f11, 1/13s, 400iso

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SIGMA 14MM F1.4 DG DN ART: L’objectif à voie lactée ?

Une super surprise lorsque je reçois le tout nouveau 14mm f1.4 DG DN ART de Sigma. Sigma nous propose une optique qui sort clairement des sentiers battus avec des caractéristiques hors du commun. C’est tout simplement l’optique ultra grand angle la plus lumineuse du marché. Une prouesse technologique, voir une œuvre d’art ! Nous avons un beau bébé en main ici. L’angle de 14mm et l’ouverture de f1.4 nous fait afficher un poids de plus de 1.1kg sur la balance. Il est plus ou moins de la même taille et volume que l’ancien 14mm f1.8 Sigma fait pour la gamme reflex. Sigma a réussi à tirer avantage du tirage plus court des boitiers hybride pour gagner 1/3 de diaphragme. Cela paraît peu mais pour ceux qui chassent la lumière, 1/3 de diaphragme fait une belle différence. Si dessous une image du 14mm Sigma en comparaison au 14mm Sony f1.8. Le Sony a une formule optique très compact et plus de deux fois plus léger que le Sigma. Le Sony est une excellente optique ! Je n’ai pas encore eu le temps dès les comparer directement, mais je le ferais dans le futur. Sur le Sigma, on retrouve un collier de pied au format Arca qui s’adaptera directement au trépied sans nécessité de pièce intermédiaire. Une super optique que l’on trouve sur tous les colliers de pied Sigma maintenant. On retrouve tous les boutons et raccourcis que Sigma nous a habitué avec sa gamme ART. - Switch AF/MF très pratique en photo nocturne pour faire la mise au point - un bouton personnalisable - un switch de verrouillage de la mise au point pour éviter que celle-ci ne bouge pendant les déplacements avec le trépied sur l’épaule par exemple. Aussi très pratique en photo nocturne. - un switch pour cranter ou dé-cranter la bague d’ouverture, très pratique en vidéo pour éviter le bruit et les vibrations lors du changement d’ouverture. - Un verrouillage de la bague de diaphragme pour rester soit en mode automatique soit en sélection manuelle par ladite bague. - La bague de diaphragme allant de F16 à l’incroyable ouverture de F1.4. Possibilité de se mettre en Auto pour choisir le diaphragme manuellement ou automatiquement via le boitier. - Une bague de mise au point large et précise.   Les finitions sont dans la lignée des autres ART. Une peinture noir qui résiste bien dans le temps, un joint d’étanchéité au niveau de la monture permettant d’aller dans des environnements plus extrême. Finalement, on note aussi le collier de pied Arca. Le collier de pied peut être débloqué pour permettre la rotation de l’objectif en position verticale ou horizontal. Très pratique sur le terrain, pas besoin de desserrer l’étau de la rotule. Ça facilite aussi la mise à niveau de l’appareil.   Passons maintenant à la qualité optique. Honnêtement, je n’ai pas grand-chose à redire. A pleine ouverture, c’est excellent au centre et bon dans les angles. C’est vraiment impressionnant sachant que c’est un ultra grand angle et aussi ultra lumineux, il est vraiment très difficile de concevoir une optique de ce type. C’est vraiment l’optique de rêve pour l’astro photographie. Pas de coma et pas d’aberration chromatique à pleine ouverture, vraiment bluffé. Cependant, mon optique à un léger décentrage, j’ai un des coins qui est clairement moins bon que les autres. J’ai composé mes images en mettant ce coin dans la partie moins détaillée de l’image. C’est surement dû au fait que c’est un model de préproduction mais je vous conseil tout de même de contrôler l’homogénéité de votre optique. Si vous l’achetez via Sigma Suisse, toutes les optiques sont controlés avant la mise sur le marché, ce souci ne devrait pas apparaitre. Toujours en Suisse, Sigma donne une carte pour 1 nettoyage par an et une garantie à vie. Donc pas de soucis à ce faire si vous apercevez ce défaut. La focal de 14mm permet aussi de faire rapidement des panoramas de grande amplitude à plus de 180°, vraiment pratique. L’ouverture à f1.4 permet une mise au point sur les étoiles super précise et permet vraiment de capter les moindres détails de la voie lactée. Ca permet aussi de travailler à des sensibilités moindre et gagner en qualité d’image sans devoir s’embêter avec une monture équatorial (que ne serait pas utilisable dans les images présentées à cause du reflet). De par sa construction robust et sa tropicalisation, l’objectif peut être utilisé dans des environnement plus extrême. Je l’ai pris avec moi en spéléo dans une grotte très humide. Ça construction n’a pas fait défaut. L’avantage avec cette grande ouverture, ça permet de faire des photos à mais levée même avec un faible éclairage (fermé à f2.8 pour cette série pour gagner en profondeur de champ) Sans forcément vouloir photographier la voie lactée, ce 14mm permet aussi de faire de belles ambiances nocturnes. Sa grande ouverture permet de peaufiner le cadrage sans peine. D’ailleurs, le cadrage est vraiment primordial avec ce genre d’optique. Les ultra grand angle on tendance à éloigner l’arrière-plan, il faut donc avoir un premier plan bien présent. Ici, un champ de narcices et quelques arbres. Quelques images de paysage plus classique au lever du soleil : L’effet d’étoile avec le soleil est sublime avec le 14mm et rajoute vraiment une superbe ambiance à vos images! Ce n’est pas forcément l’optique de prédilection pour du portrait mais j’ai tout de même tenté quelques images et je dois dire que le résultat est original ! Pourquoi pas utiliser un grand angle de ce type en complément d’optique à portrait plus conventionnelle ? Le coté grand angle, permet aussi des prises de vue plus originale en proxi et en contre plongée. Le Sigma s’en sort plutôt bien même si la distance de mise au point pourrait être encore plus courte pour amplifier l’effet.   Conclusion En résumé, nous avons une optique ultra spécialisée qui vous permet de faire des images qui sortent de l’ordinaire. Il faut cependant avoir une bonne maitrise de la composition pour ne pas perdre son sujet. Mais c’est une superbe optique en complément de votre matériel actuel même si vous ne faite pas de photo nocturne. Evidement, pour la photographie nocturne, c’est le graal ! Pas de coma, pas d’aberration et un excellent piquet à pleine ouverture. Même le vignetage se fait très discret. Tout cela vient à un prix. En plus du portemonnaie, c’est l’encombrement et le poids qui n’est pas négligeable du tout. Si vous partez en voyage, en bivouac, je privilégierais le Sony. Si vous êtes plutôt pausé sur trépied et que vous prenez votre temps, le 14mm Sigma saura vous combler ! Une optique de haut vol mais pas facile à maitriser   Synthèse + ouverture et grand angle hors du commun pour des photos originales et par très faible luminosité + piqué excellent dès f1.4 au centre. Très bon dans les angles pour sa catégorie. + pas de coma pour la photographie astro + très peu de vignetage + pas d’aberration chromatique (remarquable pour cette catégorie d’objectif) + Nombreux réglages sur le fut de l’appareil très pratique pour la photographie nocturne (passage en manuel en un click et possibilité de verrouiller la mise au point en désactivant la bague de map) + collier de pied compatible Arca, pas besoin de plaquette intermédiaire. Passage en cadrage vertical aisé avec le collier de pied. Mise à niveau de l’horizon aussi facilité. + possibilité de mettre des filtres l’arrière (à l’avant, pas possible mais normal pour un objectif aussi grand angle) + l’effet étoile en fermant le diaphragme est très esthétique + Garantie Sigma et 1 nettoyage par an pour les objectifs achetés en Suisse   - Tarif élevé - Poids (1.15kg) et encombrement élevé - Défaut de décentrement sur certains exemplaires    
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Sigma 50mm f1.4 DG DN

Le 50mm revisité Un nouveau F1.4 vient s’ajouter à la longue liste des DG DN Sigma. L’optique a été revisitée pour s’adapter aux boitiers sans miroir de la monture E et de l’alliance de la monture L. Il est maintenant ¼ plus léger et aussi plus compact. J’ai pu l’avoir une bonne semaine avant sa sortie officielle pour l’utiliser un peu dans le terrain. Voici mon ressenti sur cette optique. Je tiens à préciser que ce n’est pas vraiment ma focale de prédilection mais je me suis prêté au jeu du portrait avec plaisir. Ergonomiquement, on a une optique de la gamme ART avec tous les petits détails qui permettent de faciliter la prise de vue. Une bague de diaphragme physique sur l’objectif qui permet de régler rapidement l’ouverture. Elle peut fonctionner avec cran ou sans cran (pour la vidéo). Une option intéressante, elle peut être bloquée dans n’importe quelle position pour éviter que la bague ne tourne lorsqu’on la range dans le sac par exemple. Le parsoleil est verrouillé avec un bouton pour éviter qu’il ne tombe lors d’une mauvaise manip. Finalement, il nous reste un bouton personnalisable et le switch pour commuter entre AF/MF. On retrouve aussi le joint au niveau de la monture pour éviter les infiltrations d’eau. J’ai eu une mésaventure il y a quelque temps et je dois avouer ce joint m’a certainement sauvé le boitier ! Une chose m’a rapidement frappé, on sent un groupe de lentille se déplacer dans l’objectif si on le secoue délicatement. C’est la marque de fabrique des moteurs linéaires. S’ils ne sont pas alimentés, ils ne sont pas retenus et les lentilles peuvent se déplacer librement. C’est tout à fait normal évidement (les moteurs linéaires des optiques Sony font pareil) et c’est une très bonne nouvelle ! Les moteurs linéaires permettent une AF très rapide, précis et silencieux ! J’ai d’ailleurs été agréablement surpris par l’AF. J’ai utilisé l’objectif dans le froid dans un environnement pas si simple, une grotte de glace. En plus du froid, le peu de lumière et le peu de contrast, l’AF a toujours rapidement fait le point. Avec la détection du visage et des yeux, l’af est implacable malgré la très faible profondeur de champs à f1.4 (testé avec le a7rIV). J’ai même pris des photos tout en avançant en raquette avec des sujets en mouvement sans soucis. L’af accroche directement et ne lâche plus. Je suis même resté en permanence à pleine ouverture pour profiter du bokeh très plaisant. (on note un peu de cat eye dans les bords)

Le bokeh est très doux et permet de vraiment bien séparer le sujet de l’arrière-plan. La netteté est vraiment folle, on voit tout les détailles de la peaux en croppant à 100% dans le capteur de 61mgpx du a7rIV. cadrage originalcrop 100% non accentué (capteur 61mgpx)

On voit tout de même quelques défauts optiques présent à pleine ouverture notamment des aberrations chromatiques assez marquée à pleine ouverture. En fermant à f2, les AC ne sont plus visible. Néamoins, elles se corrigent très bien dans LR. L’optique n’a pas forcément été développée pour de la photographie nocturne mais comme la comète 2022 E3 était visible pendant la période de test, j’ai tenté quelques images. Les aberrations autours des étoiles sont visible avec un liserait rouge/magenta et le vignetage nous assombrit les bords sans pour autant perdre des étoiles. Le tout peut être facilement corrigé. Un des points qui ne peux pas être corrigé est la coma mais cela reste assez contenu sur ce 50mm. L’ouverture de 1.4 nous permet par contre de voir la comète ainsi que le gaz sublimé vert. Je précise que rien de tout ça n’est visible à l’œil nu ! D’ailleurs la mise au point en manuel peut se faire très précisément facilitant la mise au point sur les étoiles. Si l’on tourne la bague de mise au point très doucement, les lentilles se déplaceront plus doucement augmentant ainsi la précision de mise au point. Ca peut aussi être un peu déroutant au début car si l’on tourne d’un quart de tour rapidement ou lentement, on ne déplace pas la mise au point de la même manière. Je me suis aussi amusé à prendre quelques images de paysage en fermant un peu plus l’objectif. En fermant, le vignetage et les aberrations disparaissent très vite (à f2 déjà, on les remarque quasiment plus). En synthèse, un très bon 50mm f1.4 pour le prix mais il n’est pas exempté de défaut (vignetage et AC). Dans sa version plus légère et plus compact, il gagne une AF très rapide qui permettra de faire la mise au point sur des sujets en mouvement pour du sport ou des enfants un peu fous fous :) Son piqué est vraiment impressionnant à pleine ouverture. Le Sony 50mm f1.4 vient aussi d'être annoncé. Il est un poil plus compact et léger mais son prix est le triple du Sigma ce qui est assez fou! Le 50mm Sigma est un un excélent rapport qualité prix!   Synthèse: + qualité optique + rapport qualité/prix (3x moins cher que le Sony) + vitesse autofocus + volume et poids + tropicalisation + bague de diaf, bouton MF/AF, verrouillage, bouton perso + mise au point manuelle progresive - Vignetage - AC hors map - Pas de stabilisation   Quelques images prises avec le 50mm f1.4 DG DN ART

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/640s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/50s, 400iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/100s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/50s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/50s, 160iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/400s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/3s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/250s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/5000s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/200s, 100iso

   
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Sigma 60-600mm DG DN et les vautours fauves

L’optique polyvalente pour photographe animalier nomade ? Sigma nous a bien habitué à de très bon zoom d’excellente amplitude. Je pense notamment au 50-500 ou au 150-600 (ou même l’extravagant 200-500f2.8). Ici, on a affaire a un zoom avec une amplitude encore plus grande avec ses 60-600mm. Il y a-t-il des compromis ? J’ai pu le tester sur le terrain avec des sujets très exigent, des vautours fauves en vol !

Rafale sur un vautour atterissant dans la falaise

L’AF ne fais quasiment pas défaut, il est très rapide même sur des vautours passant très proche. Le 60-600mm est équipé de moteur linéaire permettant une mise au point rapide et précise. Malheureusement, le a7rIV n’a pas un AF assez évolué pour détecter les yeux des vautours mais en af zone, la mise au point se fait systématiquement sur la tête. Je dois avouer que pour un zoom de ce calibre, l’AF est vraiment rapide. En bonne condition lumineuse, le piqué est vraiment très bon sur les 61mgpx du a7rIV même a pleine ouverture. En recadrage 100%, ca croustille de détail! Le bruit grimpe assez vite lorsque l’on veut des hautes vitesses ou si la lumière vient à manquer. L’ouverture glissante passe à F6.3 à partir de 380mm. C’est meilleur que le 200-600 Sony qui est comparativement moins lumineux. Quelques crop 100% avec des images non traitée ni accentuée Pour avoir faire 2 journées de photo en plein soleil en plein contre jour, je dois dire que le flare est très bien controlé (pas eu de cas) et que les AC sont quasiement inexistant. Si l'on veut pinailler, je vous laisse les trouver dans le crop 100% ci-dessous Concernant le bokeh, a f6.3 le fond n'est très fondu et les ronds de bokeh ne sont pas des plus crémeux. Pour avoir une séparation optimal du sujet, il faut qu'il soit relativement proche.

(maison reconnaissable dans le bokeh)

Si on le met côte à cote avec le Sony 200-600, le sigma est un peu plus long et plus grand en diamètre si déployé à 600mm. Il est aussi plus lourd. Une fois en position rangée à 60mm, il prend bien moins de place que le Sony ce qui le rend plus facilement transportable. La lentille frontale est impressionnante avec ses 105mm. Elle est assez lourde et le poids à l’avant se fait sentir si vous l’utilisez toute la journée en position totalement déployée. L’avantage d’un tel range est sa polyvalence. On a toujours tendance à vouloir faire des gros plans des animaux mais il faut aussi parfois savoir prendre du recul pour l’intégrer dans son élément. Avec le 60-600, rien de plus facile, en un tour de main on passe du gros plan au paysage. 60-600mm @270mm 60-600mm @60mm La bague de zoom n’est pas dure et permet de rapidement changer de focal. Attention, elle peut bouger avec la gravité mais un bouton de verrouillage permet de bloquer l’objectif à 600mm ou 60mm. La mise au point minimum n’est pas le point fort de l’objectif. A 600mm, la mise au point peut être faite à 2m. Ce n’est pas optimal pour de la photo de proxi mais largement suffisant pour ne pas réussir à cadrer un accenteur alpin, et en vrais 2m à 600mm, ca commence déja à être de la belle proxi :) Le piqué en proxi est d'ailleurs vraiment fou, on peu compter les plumes de la tête! La construction de l’objectif est impeccable. On sent que l’on a une optique faite pour durer dans les main. Un revêtement résistant, de nombreux joints sur les boutons et la monture ainsi qu’un parsoleil robust comme sur les grands téléobjectifs. Le parsoleil a une petite protection en caoutchouc permettant de poser l’objectif directement au sol sur le PS (attention de ne pas le faire basculer par inadvertance). Un autre petit détail qui fait la différence, c’est le collier de pied arca. Pas besoin d’acheter un autre pied ou de fixer un plateau ! C’est tout bête mais c’est là que l’on voit que l’on pense au photographe lors de la conception d’une optique. Et ca évite d’arriver a l’affut et se rendre compte que l’on a oublier le plateau à la maison (histoire vrais (plus d’une fois…)). Il y a aussi le problème du plateau qui se dévisse pendant l'affut lorsque l'on veut bouger un peu l'objectif, très embétant surtout si l'on a pas le bon tournevis sur soi :)   Synthèse + polyvalence + piqué + vitesse AF avec moteur linéaire + construction + 3 mode de stabilisation + tropicalisation + pied arca + bonne gestion des AC et flare - Poids - Distance de mise au point - Diamètre de lentille frontal (grand filtre et poids à l’avant)     Quelques images prisent avec le 60-600mm DG DN

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 320iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 200iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1000iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1600iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 500iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/500s, 1000iso

Détails

Sigma 16-28mm f2.8 DG DN

Le Sigma 16-28mm f2.8 une optique compacte et passe partout pour les voyageurs et randonneur voulant partir léger ?

Pour répondre à cette question, je l’ai pris avec moi au Groenland pendant 1mois. J’ai pu l’emmener sur quelques balades sur la plus grande île au monde. Il me fallait une optique polyvalente et légère pour pouvoir l’avoir en tout temps avec moi. Il devait être compact pour pouvoir se faufiler entre les échantillons et les appareils de mesure, que je puisse aussi effectuer mon travail de terrain.

Etude de la formation des nuages dans le sud du Groenland

La photographie est plus un à coté pour ces deux semaines mais les paysages sont tellement impressionnant que l’appareil était souvent de la partie.

L’optique est vraiment compact est épurée, il fait très sobre. Un switch pour passer de l’autofocus en manuel focus. Une bague de zoom et une bague de netteté, that’s it !

Les objectifs de la gamme ART ressemblent à des ados boutonneux à coté 😊 Il n’y a pas non plus de bouton personnalisable ni de bague de diaphragme. Ces différents réglages se font via le boitier avec les différentes molettes. C’est d’ailleurs généralement ma manière de pratiquer. Le pare-soleil est aussi plus simple, taillé en tulipe pour réduire le flare, il n’a pas de bouton de verrouillage pour le maintenir fermement en place. A voir avec le temps si l’usure le rend un peu bancal mais je n’ai rien remarqué de particulier de ce côté-là.

Cet objectif de la gamme contemporary permet d’être plus compact que la gamme art et aussi plus abordable. Le prix médian du 16-28mm est moins de 1000.- alors que pour un autre zoom f2.8 ultra grand angle, on est plus du double du prix !

Mis à part la construction, il y a-t-il des compromis dans la qualité d’image ?

Le vignetage est marqué dans les angles aux plus grandes ouvertures. Les angles sont aussi mous à pleine ouverture et particulièrement à 16mm. En fermant au-dessus de f5.6, le rendu est homogène sur tout le champ de vision. Il vaut mieux fermer un peu le diaphragme dans la mesure du possible. Cela se fait naturellement pour de la photographie de paysage et de voyage.

Néanmoins, rien ne l’empêche de l’utiliser à pleine ouverture. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs soirées avec des aurores boréal !

La possibilité d’ouvrir à f2.8 était super appréciable. Je ne pensais pas en voir si tôt en saison mais comme quoi ! Le vignettage est assez marqué et les coma dans les angles est aussi bien visible. Ce n’est surement pas la meilleure optique pour de la photo nocturne mais l’ouverture de f2.8 est le large champ de vision à 16mm permet de faire de belles images sans devoir trimballer une seconde optique plus lumineuse dédiée.

Pour l’anecdote, j’ai aussi pu tester la tropicalisation de l’objectif dans ses moindres détails. Pendant que je mettais en place un time laps d’aurore boréale. Le trépied à malheureusement basculé et le boitier ainsi que l’objectif se sont retrouvé pendant plusieurs secondes sous l’eau.

Photo aquatique avec le 16-28mm f2.8 DG DN Sigma

Je l’ai récupéré assez vite car je pouvais voir le boitier sous l’eau avec l’écran allumé. L’eau n’est pas très salée dans le fjord, 7-8g/kg de salinité selon les mesures de nos collègues. Je crais le pire après ce bain forcé. Le message d’accessoire non reconnu n’arrête pas d’apparaitre sur le boitier ce qui est très gênant car il faut en permanence le quittancer. Cela n’empêche pas la prise d’image mais confirme que le contact entre l’objectif et le boitier n’est pas très bon. D’ailleurs, j’ai un peu de peine à faire la mise au point en manuelle, la bague ne répond pas à chaque fois. Le boitier a aussi eu quelque séquelle car il n’est plus possible de l’éteindre même si le switch est sur off. Je prends le risque de le laisser continuer a prendre des images en time laps pendant que je fais une petite sieste à coté dans mon sac de bivouac. Le lendemain, de la buée à commencer à condenser dans l’objectif. Après une journée à sécher avec du silicagel, tout est rentré dans l’ordre. Je n’ai plus de mauvais contact, plus de condensation, comme si rien ne s’était passé. Le joint d’étanchéité au niveau de la monture de l’objectif a clairement évité que de l’eau ne s’infiltre dans la cage du boitier. Ce n’est pas une optique waterproof mais visiblement, elle résiste à une immersion de plusieurs secondes dans de l’eau de mer 😊 Je décline toute responsabilité et déconseille de refaire ce test par vous-même :=)

Le 16-28mm est une optique légère et compact. Vraiment une optique passe partout mais il a tout de même ses faiblesses. Il vaut mieux fermer le diaphragme lorsque les conditions le permettent afin d’avoir une image homogène jusque dans les coins (vignetage et piqué). L’ouverture de f2.8 permet d’être polyvalent et de faire quelques images nocturnes occasionnellement. Une optique parfaite pour partir léger.

Quelques images avec cet objectif:

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