Ultra grand angle très lumineux, le 10mm f2.8 Laowa

Retour 10mm f2.8 Laowa

Un ultra grand angle lumineux tout en restant compact, pas besoin de beaucoup plus pour éveiller ma curiosité. J’aime beaucoup les ultra grands angles pour mes pratiques photos claustrophobiques. J’avais craqué pour le 9mm f5.6 de la même marque il y a quelques années pour ces raisons. Le plus grand angle linéaire plein format du marché.Ultra grand angle, il permettait des images qu’aucun autre objectif ne pouvait fournir ; cependant, f5.6 ce n’est pas vraiment lumineux. Ce 10mm, certes un poil moins grand angle, offre une ouverture de f2.8, ce qui le rend super intéressant pour la photo de ciel nocturne et d’espaces confinés peu lumineux. C’est aussi le premier objectif de la marque à intégrer un module autofocus, ce qui facilite grandement son utilisation.

espace confiné ou le grand angle permet d'amener une certaine grandeur dans l'image et de jouer avec les diagonales

Actuellement, mon setup grand angle se constitue comme suit : 10mm f2.8 Laowa, 14mm f1.8 GM Sony et 20mm f1.4 DG DN Sigma. Tous des ultra grands angles lumineux mais chacun avec leurs spécificités. Le 20mm est vraiment le roi de la photo astro avec son ouverture à f1.4 qui permet de capter tous les détails du ciel nocturne sans devoir recourir à des montures équatoriales. La focale de 20mm permet aussi d’avoir un centre de la voie lactée relativement important dans le cadrage là où, avec le 14mm, il commence à se faire plus discret. Le 14mm, lui, me permet d’avoir des cadrages plus osés avec des premiers plans plus imposants tout en incluant de larges paysages et toute la longueur de la voie lactée.Et le 10mm ? L’idée pour moi du 10mm est de couvrir un large champ de vision en une seule image (130°), permettant de faire des images en une prise de vue qui nécessitaient un panorama avec le 14mm ou le 20mm. C’est pour moi l’optique parfaite pour des time-lapses nocturnes montrant la voie lactée se déplacer dans un paysage.

Centre de la voie lactée avec le 10mm f2.8 Laowa

Son ouverture de f2.8 permet de capter les lueurs du ciel sans effet de filé, ce qui n’était pas possible avec le 9mm f5.6.

Comparons la taille relative du centre de la voie lactée par rapport au 14mm, 20mm et 35mm:

Centre de la voie lactée avec le 14mm f1.8 Sony

Centre de la voie lactée avec le 20mm f1.4 Sigma

Centre de la voie lactée avec le 35mm f1.2 Sigma

Bref, décortiquons un peu plus cet objectif de niche que j’utilise depuis un an maintenant.

Construction : Très bien construit comme tous les Laowa. Tout en métal, c’est robuste. Le 10mm est le premier objectif de leur nouvelle série avec un design teinté de bleu. Très métallique, sobre, on a un objectif qui fait mastoc et durable. Concernant la protection aux intempéries, forcé de constater que ce n’est pas parfait. Dans des milieux très humides et froids, de la condensation peut se créer derrière la lentille frontale (j’ai aussi eu ce problème avec le 9mm). On ne peut pas faire grand-chose que d’attendre que ça se dissipe. Ça n’arrive pas souvent et c’est vraiment dans des conditions extrêmes (sous terre avec 100% d’humidité et 5°C). L’objectif est très sobre et épuré. Juste une bague de mise au point et un switch AF/MF. Il faut donc contrôler le diaphragme via le boîtier (le petit dernier Laowa 12mm f2.8 a une bague de diaphragme). Ça peut être un peu perturbant de ne pas avoir le diaphragme sur le fût, il faut penser à contrôler ses réglages via le boîtier. L’essentiel est là avec le switch AF/MF qui permet de débrayer l’autofocus lors de prises de vue du ciel nocturne.Un bon point : malgré la grande ouverture et la focale, on peut visser des filtres de 77mm, très pratique pour faire des poses longues par exemple. Il faudra impérativement mettre des filtres slims pour éviter d’avoir un trop gros vignettage mécanique. Je n’ai pas vraiment testé avec des filtres mais il y a la possibilité, ce qui est assez remarquable avec les specs de l’objectif.

AF : En parlant d’autofocus, qu’en est-il ? On a tendance à dire que l’AF n’est pas forcément une nécessité sur ce genre de focale ultra grand angle car très rapidement, en fermant le diaphragme, tout est net avec l’hyperfocale. Je ne suis pas forcément d’accord avec ça car c’est piégeux. Se dire que si on ferme à f8, on fait la netteté à 2m et tout est net de 1m à l’infini est certes vrai en théorie mais en pratique, avec la définition de nos capteurs actuels de 60 Mpx, on est très net à 2m mais on est très moyen à 1m et à l’infini. Si on veut que notre sujet soit « razor sharp », il faut que la netteté soit faite sur lui et pas « juste » qu’il soit dans le champ de netteté. Évidemment, ça dépend de l’utilisation finale que l’on fait de l’image, taille d’impression, recadrage etc. Mais on verra que la qualité optique du 10mm n’est pas irréprochable et que plus on est proche de la zone de netteté, moins les défauts sont visibles. Tout ça pour dire que l’ajout d’un moteur AF chez Laowa, et même sur une optique ultra grand angle comme le 10mm, est un gros plus. Beaucoup moins de prise de tête pour faire la mise au point, un gain de temps certain et, par la même occasion, un gain en qualité d’image avec la netteté pile où elle doit être, là où en manuel on est plus approximatif (focus peaking) ou chronophage (zoom dans l’image). L'AF permet aussi de faire la netteté sur des sujets plus mobile et sort l'0bjectif de la photo de paysage uniquement.

sujet en mouvement ou l'AF est bien pratique même si très approximatif et hésitant si diaf fermé

Cependant, il ne faut pas s’attendre au standard d’AF de Sony ou Sigma avec des moteurs linéaires de dernière génération. L’AF du 10mm Laowa est très hésitant et lent, et pompe beaucoup si l’on cherche à faire la mise au point dans les bords.

Sa mise au point minimal de seulement 12cm, permet de bien mettre en valeur dès premier plan. La focal de 10mm permet d'exagérer la taille et vraiment le rendre impressionnant. Mais c'est assez dur à gérer et il faut souvent faire recourt au focus stacking

Premier plan très proche avec un focus stack pour les spéléo en arrière plan

Déformation : Le 10mm Laowa est vendu comme un « zero D », donc pas de déformation. Laowa a toute une gamme dans cette catégorie et ce qui est sûr, c’est que faire un 10mm sans déformation est très compliqué. Ils ont réussi à le faire en partie mais, du fait de la focale, il y a des compromis. On est sur l’un des plus grands angles pour plein format (seul le 9mm de la même marque est plus grand angle encore) et la gestion des déformations est vraiment impressionnante. L’horizon est bien plat, pas de bombage ni d’effet moustache, même si l’horizon n’est pas au centre. Les verticales sont bien droites et ne se transforment pas en tonneaux.

Les lignes droites restent droite, l'horizon n'est pas défromé

C’est vraiment impressionnant et très agréable et rend l’objectif utilisable pour des photos d’intérieur en archi, de reportage et de paysage. Ce n’est pas une optique « fun » comme un fish-eye ou autre, c’est une optique qui est vraiment exploitable. Après, dû à l’ultra grand angle, les lignes de fuite sont très exagérées. Si l’on tilt ne serait-ce que légèrement le boîtier, les verticales ne sont plus verticales et penchent vers l’intérieur de l’image (ou l’extérieur selon l’angle) mais elles restent droites. De par cet extrême angle de champ à ramener sur un capteur plat sans déformer les lignes droites, cela crée un effet un peu bizarre dans les angles. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais, en gros, si un objet traverse le cadrage à vitesse constante, sur la vidéo, il semblera aller plus vite quand il est au bord que lorsqu’il est dans le centre de l’image. Un peu comme s’il se faisait étirer dans les bords.

Bord de l'image étiré ce qui rend les parties du corps disproportionnellement grand par rapport à la tête moins déformée au centre

Cet effet est assez prononcé sur un ultra grand angle comme le 10mm, ce qui donne un effet bizarre si l’on regarde dans le viseur et balaie le paysage. Plus concrètement, ce n’est pas gênant pour une photo mais pour une vidéo, dans certains cas, ça peut donner un rendu bizarre. Où j’ai trouvé cela gênant, c’est dans un time-lapse de la voie lactée : on remarque que le déplacement de celle-ci n’est pas constant dans le cadrage.

https://youtu.be/ziNHZu_2TWw

Un autre piège fréquent avec le cadrage très large des grands angles est la différence de distance entre le centre et les bords. Typiquement, sur une photo de paysage, le centre de l’image peut être à 30m mais, du fait de l’extrême grand angle, la distance dans les coins peut être à nos pieds, à 1m et automatiquement, avec une netteté à 30m, l’angle à 1m sera flou et passablement « étiré ».

Il faut donc faire particulièrement attention aux bords qui peuvent être vite flous et vite étirés/déformés. C’est une focale qui demande du temps pour être maîtrisée et qui s’applique à des images assez spécifiques ; je considère que c’est une optique un peu de niche.

Quand est-il de la qualité d’image ? Malheureusement, il y a des compromis pour réussir à faire un objectif aussi grand angle et lumineux tout en restant très compact (avec même la possibilité de mettre des filtres). La petite lentille frontale induit un très gros vignettage qui fait perdre pas mal d’étoiles dans les angles en photo astro. Il faudra compenser ce vignettage pour des photos de paysage ou d’archi.En cas de contraste dans l’image, les aberrations chromatiques (AC) sont très présentes surtout aux grandes ouvertures.

image plein cadre

AC bien visible et difficile à corriger dans les contrasts

Plus on s’éloigne du point de netteté et plus les AC sont marquées, d’où mon accent sur l’importance et l’aide de la mise au point automatique plus haut. Faire une bonne mise au point précise permet de diminuer les AC sur le sujet. Généralement, les AC sont faciles à supprimer avec un clic sur Lightroom mais pour le 10mm, il semble avoir beaucoup de peine à détecter les AC malheureusement.L’effet étoile est très marqué sur le soleil ou autre source lumineuse dès que l’on ferme un peu le diaphragme.

effet étoile à f16

effet étoile à f8

Avec seulement 5 lamelles de diaphragme, l’étoile est très marquée et vraiment « typique » des Laowa. On aime ou on n’aime pas mais ça fait définitivement partie de la signature de l’objectif.Sa mise au point à 12cm permet de faire des photos de sujets proches et de garder l’ambiance / environnement autour. Je n’ai pas encore eu le temps de faire beaucoup de tests en mise au point rapprochée mais c’est quelque chose que je voudrais essayer avec le retour du beau temps l’année prochaine, avec des insectes et batraciens. À suivre.La qualité optique est bonne au centre et automatiquement, dans les bords, ça se dégrade assez vite, surtout avec cette problématique de distance qui change beaucoup dans les angles, qui ajoute un effet de flou pas toujours agréable à garder en compte. Il faudra penser à focus stacker de temps en temps pour éviter cette problématique.

Image non recadrée à f2.8 (notez le vignetage bien visible et les AC violet dans les arbres)

crop sur Lisa à f2.8. Qualité ok même si ca manque de détail. AC au niveau de la polaire blanche

crop dans l'angle à f2.8. Assez mou

image similaire à la précédente plein cadre à f8. Notez que les AC dans les arbres sont bien plus discret et le vignetage bien moins marqué

crop sur le sujet. AC bien moins marqué, plus de détail

Angle bien meilleur en fermant à f8

Coma La coma est vraiment bien maitrisé. Quelques effet un peu en croix sur les étoiles les plus lumineuses dans les angles extrèmes mais en comparaison à d'autres grand angles lumineux, c'est vraiment très bien maintenu. Le problème du vignetage qui attenue fortement les étoiles peux lumineuses est plus un problème que la coma.

image non traitée, sans recadrage à f2.8. Notez le vignetage très prononcé.

Un peu de coma sur les étoiles les plus lumineuses (l'effet de fillé est du au temps de pause et pas à l'objectif)

  Synthèse

+ Ultra grand angle (130°), 10mm linéaire sur plein format (un des plus grands angles du marché), pas de déformation de l’horizon et des verticals. Permet des images impossibles sans pano avec d’autres focales

+Très lumineux pour sa focale, f2.8 parfait pour de l’astro et des images avec peu de recul et faible éclairage

+ Compact, <500 g

+ Construction tout en métal, solide

+ AF qui dépanne (premier objectif AF chez Laowa)

+ mise au point minimal à 12cm permettant des photos rapprochée tout en gardant l’enviromenent

+ peu de coma même à f2.8, très bonne optique pour de l’astro hotographie time laps (attention vinetage et impression de déformation dans les angles)

+ bon piqué au centre et bord dès f5.6

+ Pas de déformation de l’horizon, pas de bombage des verticals, très faible distorsion pour un 10mm

+ Filtre vissant 77mm (habituellement pas possible sur les grands angles lumineux)

+ Effet étoiles avec le soleil et autres objets lumineux, très marqué et reconnaissable (diaphragme à 5 lamelles)

+ Coma très bien gérée

– AF lent et hésitant en faible luminosité, AF qui pompe sur les bords. Très hésitant si diaf fermé

– Mauvaise tropicalisation, condensation dans des conditions extrêmement humides et fraîches

– Optique de « niche » qui demande une phase d’apprentissage pour maîtriser les ultra grands angles (netteté dans les bords, étirement dans les bords et lignes de fuite)

– Piqué pas fou fou à pleine ouverture et mou dans les bords

– Vignettage très marqué faisant perdre des étoiles dans les angles en astro. À compenser en paysage. Moins visible à partir de f5.6

– Aberrations chromatiques fortes et difficiles à corriger, diminue drastiquement en fermant à f5.6 et +

– Effet d’étirement dans les bords en vidéo / time-lapse

  Quelques images faites avec le 10mm pour vous montrer ses possibilités et ces angles de vues originaux      
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La photographie astro enfin abordable ?

12mm f1.4 DC DN Sigma   Sigma continue fort dans la gamme APSC nommée DC. Après le zoom grand angle 17-40mm f1.8, Sigma nous dévoile un ultra grand angle 12mm f1.4. Très léger avec seulement 225grammes, un poids plume ! Cet ultra grand angle (18mm équivalent plein format) ultra-lumineux semble être l’optique d’astro parfaite. Je reçois beaucoup de demande de conseil pour la prise de photo nocturne et malheureusement, la technique et la théorie sont importante mais dans ce domaine, le matériel est un facteur très limitant. Pour faire une photographie de la voie lactée sans techniques avancées (empilement d’images, ou suivit d’étoiles avec rotule motorisée), une optique ultra-lumineuse et grand angle fait toute la différence. En particulier l’ouverture est primordiale pour capturer les faibles lueurs venant du confins de l’espace. Il y a un monde entre f2.8, f2 et f1.4 (deux fois plus deux lumières à chaque fois), c’est le jour et la nuit littéralement. On voit que le gain de 1stop avec f1.4 fait ici toute la différence! Les étoiles ne sont quasiement plus visible à f2 et si on remonte la luminosité en post prod (deuxième ligne) on remarque que le bruit et des dérives de couleurs apparaissent très rapidement. Seulement, ce genre d’optique a un coût stratosphérique et un poids qui va en décourager plus d’un à prendre l’objectif sur le terrain. Ici, ce 12mm est 3 fois plus compact, moins lourd et moins cher que les optiques habituelles ! Bien sûr, c’est un objectif pour aps-c mais les boîtiers aps-c sont aussi plus compacts et moins chers.

Comparaison a7rIV+20mmf1.4 vs a6000+12mmf1.4

Pour exemple, pour ce test, j’ai utilisé le combo a6000 + 12mm f1.4 pendant 1mois. Le prix du combo 150.- le boîtier d’occasion (il date d’il y a plus de 10ans, 2014) et 650.- l’objectif neuf, ça nous fait un couple à 800.- et 500 grammes. Plus réalistement avec un capteur récent, un a6100 et le 12mm vous donnent un ticket d’entrée pour l’astro à 1100.-.   Abordable mais après ? Pour la photographie nocturne, on aime bien avoir les raccourcis et verrouillage directement sur l’objectif. Le Sigma étant de la gamme contemporary, il n’y a pas de bague de diaf ni de bouton AF/MF pourtant bien pratique. Il faudra passer par le boitier pour changer ces réglages. Le mieux étant toujours de programmer un mode personnalisable spécifiquement pour l’astro ou les iso est déjà fixé, à pleine ouverture, le focus en manuel et un petit retardateur de deux secondes. Ainsi, en activant le mode programmable, vous êtes sûr d’avoir tous les réglages prêts pour l’astro sans vous poser de question. Mais il n’y a pas que l’astro dans la vie, la grande ouverture est aussi pratique pour prendre des photos de paysage ou de la vie courante à main levée lorsque la lumière est faible en intérieur ou à l’aube/crépuscule. Le 12mm est aussi une optique parfaite pour montrer l’immensité d’un paysage ou pour magnifier un premier plan en s’approchant. Une petite cascade apparaîtra très impressionnante par rapport à l’arrière-plan. Une gentiane sera bien mise en valeur dans un paysage de lever de soleil brumeux. Mais attention aux déformations et effets loufoque! Plus s’est éloigné et plus les perspectives sont exagérément repoussées forçant les lignes de fuites. On peut utiliser cet effet à bon escient pour montrer la grandeur d’une canopée par exemple. Ça en devient presque graphique. Le grand-angle permet aussi de photographier des espaces très restreints avec peu de recul (12mm) et peu de lumière (f1.4) comme une petite grotte de glace (photo prise à main levée). Sa compacité en fait un complément grand angle facile à caser au fond d’un sac photo ce qui est rarement le cas des autres grands-angles. Ainsi, on peut l’emporter partout lors des balades photos, rando, trek. Mais qu’en est-il de la qualité de l’objectif ? A pleine ouverture, le vignetage est bien présent ce qui peut atténuer quelques étoiles dans les angles et aussi compliquer la prise de vue de panorama faisant apparaître des lignes plus sombre comme l’image ci-dessous. Le vignetage disparaît une fois l’objectif fermé à f4. La lentille frontale étant petite, l’objectif résiste bien au reflet indésirable de la lumière, le flare est bien maîtrisé même lorsque le soleil est en plein cadre. Notez aussi l’effet d’étoile très esthétique formé grâce au diaphragme de l’objectif. Si le soleil est plus fort, du flare peut apparaître comme sur la gauche de cette image (les autres points lumineux sont dû au fait que je n’ai pas bien nettoyé la lentille frontale). La qualité optique est très bonne comme Sigma nous y habitue depuis longtemps, rien à reprocher ce qui est très impressionnant pour un ultra grand angle. On remarquera une légère distorsion mais normal à cette focale. La coma (dès point lumineux qui ne est pas parfaitement rond) est quasiment inexistante dans les bords, vraiment très légers dans les angles et disparaît totalement dès f2.8. En définitif, petit, compact, pas cher et ultra-lumineux. L’ultra grand angle complémentaire pour des photos de paysage original. Un ticket d’entrée abordable pour le monde de l’astro où l’ouverture de l’optique est primordiale (bien plus important qu’un bon boîtier comme le démontre mon vieux a6000 de 11ans d’âge pour les photos d’exemple). Un objectif parfait pour la photographie d’intérieur ou l’on n’a pas trop de recul. Bref une optique sympa pour s’amuser avec des angles particuliers.   + ultra-grand angle (12mm aps-c, équivalent 18mm FF) + ultra-lumineux (f1.4 soit 4x plus lumineux qu’un 12mm f2.8) + ultra-compact, peux se prendre partout + léger avec seulement 225grammes + possibilité de visser un filtre ND/Polarisant + prix abordable + piqué excélent au centre et dans les bords dès la pleine ouverture + coma très maîtrisé + parfait pour débuter en astrophotographie sans se ruiner + parfait pour des images originales avec exagération du premier plan + bonne gestion du flare, AC + tropicalisation + AF rapide   - Vignetage prononcé à pleine ouverture, disparaît dès f4 - Manque quelques raccourcis sur le fût du boîtier bien pratique (switch AF/MF)   Ci-dessous, d’autres images prisent avec le 12mm  
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Sigma I serie

Hello l’équipe, J’ai eu la chance de pouvoir tester de nombreuses optiques Sigma de la gamme ART. Cette gamme mise tout sur la qualité optique sans compromis ce qui a pour conséquence d’avoir des optiques volumineuses et lourdes. Mais Sigma propose aussi une autre gamme appelée I-Serie : 17mm f4, 20mm f2, 24mm f2, 35mm f2, 50mm f2 Ces optiques sont beaucoup plus compacts et légère. Ils ont aussi un style de construction bien différent. Je préfère d’ailleurs la construction de la gamme I-Serie. Ils sont tout métal bague de mise au point et parasoleil inclus. Leurs dimensions sont bien plus compactes et le couple boitier + optique Sigma I-Serie est beaucoup plus équilibré et a carrément un look un peu vintage qui envoie ! On est aussi sur un look plus épuré avec beaucoup moins de raccourcis et de bouton sur le fut comparé à la gamme ART. Cependant, on garde tous les plus importants raccourcis avec la bague de diaf et le switch AF/MF. A vrais dire, je trouve que plus de bouton est superflu pour ma pratique (click du diaf, lock du diaf, bouton perso). La gamme I-Serie va droit à l’essentiel dans un look vintage tout en étant moderne et une construction 100% métal. La résistance aux intempéries n’a pas été diminuée par rapport à la gamme ART, on a un joint d’étanchéité au niveau de la monture ainsi qu’autour des boutons. On rajoutera que par leur taille plus compacte, on économisera beaucoup sur les filtres gris neutre et polarisant avec des diamètres dans les 62mm contrairement aux 82mm habituelle de la gamme ART. La I-Serie est moins lumineuses que la gamme f1.4 voir f1.2 de la gamme ART. Cependant, on reste sur des ouvertures bien lumineuses qui permettent de faire de l’astro et d’obtenir des bokeh bien doux. Pour ma part, j’ai pu tester les 17mm f4, 20mm f2 et 24mm f2 qui sont des focales que j’affectionne particulièrement dans ma pratique photographique paysage/astro et reportage. En résumé, un gros coup de cœur pour moi cette construction entièrement métal et ce design d’optique et équilibre qui se marie parfaitement avec les boitiers Sony. La question qui reste en suspend est : oui mais optiquement ? Il y a-t-il des compromis ?

En therme de netteté et de piqué dès la pleine ouverture, la gamme I-serie fait honneur au capteur surpixélisé de 61mgpx du sony a7rIV. Cependant la petite lentille frontale et les dimensions compact de l’objectif fait ressortir un fort vignetage à pleine ouverture qui peut être corrigé en post production (automatique sur LR). Le vignetage reste présent autant au grande ouverture qu’en fermant un petit peu le diafragme.

Vignetage visible dans le ciel à f5.6 (17mmf4) (image non traitée)

Vignetage visible dans le ciel et l’herbe en fermant un peu à f8 (17mmf4) (image non traitée)

La distorsion est aussi assez marquée lorsque l’on se rapproche des angles de l’image. Cela peut être problématique et visible lorsque la ligne d’horizon est plate comme lors de seescape (photo avec l’océan dans l’horizon). Dans ce cas, il vaut mieux cadrer la ligne d’horizon au centre de l’image pour minimiser la déformation. C’est une déformation régulière qui peut être corrigée en post production mais pensais à cadrer un peu plus large car vous aurez un peu de perte dans l’image.

20mm f2 avec une distotion marquée dans les bords au niveau de l’horizon (image non traitée)

Le flare est bien contenu même si la source lumineuse est dans le cadre. Je trouve aussi l’effet d’étoile en fermant le diaphragme très esthétique.

Effet étoile 20mm f2. Pas de flare.

Effet étoile 17mmf4, pas de flare

La relative grande ouverture de f2 couplé aux capteurs actuels performant permet de faire de belles images de voie lactée sans matériel ultra lumineux, encombrant, lourd et cher.

Cependant le vignetage assez marqué nous fait perdre les étoiles peu lumineuses dans les angles.

Vignetage effaçant les étoiles dans les angles 20mmf2 (image non traitée)

La coma est bien contenue mais tout de même présente dans les coins extrêmes (crop 100% dans l’image ci-dessus)

Coma présente dans les coins de l’optique 20mmf2 (image non traitée)

Mais cela reste de très bonnes performances ! Pour obtenir de meilleures performances en coma, il faut des optiques 2x plus cher et aussi 2x plus lourdes.

La petite lentille frontal de la gamme I-serie permet de facilement monter des filtres ND et pola sans trop casser la tirelire (diam 56mm). Ce type de filtre permet de diminuer le temps de pause des images pour par exemple donner un effet de filet au cascade. Un petit exemple de avec/sans ci-dessous.

17mmf4 1/30ème sans filtre ND / 2sec avec filtre ND

Synthèse : La gamme I-serie propose des optiques plus légères, compactes et abordables par rapport à la gamme Art. Honnêtement, j’aime beaucoup le style et la construction 100% métal et brute des optiques. Leur dimension est aussi un bon combo avec les boitiers Sony et fait moins « enclume » qu’avec la gamme ART. Les qualités optiques sont bonnes mais il y a des défauts dû a la petite lentille frontale qu’il faut connaitre. Les distorsions de la ligne d’horizon dans les bords est bien visible et du vignetage est présent à toutes les ouvertures. C’est des optiques que l’on prendra toujours avec soit et que l’on a plaisir à utiliser. On est aussi plus discret dans la foule et la relative grande ouverture de f2 permet de faire des photos par faible luminosité et même des paysages nocturnes avec la voie lactée. +/- + Suffisamment lumineux pour de l’astro et des bokeh doux + Compact, bon équilibre objectif/boitier + Construction solide et 100% métal + style vintage plaisant + Protection tout temps + prix contenu + flare bien contenu + piqué et bonne netteté + Assez lumineux pour faire de l’astro (f2) + Coma bien contenue + petit diamètre de filtre = filtre moins cher - Moins de bouton perso mais les utiles sont présents - AF un parfois un peu hésitant - Vignetage assez fort à pleine ouverture et persistant en fermant le diaf - Distorsion assez prononcée dans les bords - Pour une qualité optique irréprochable, la gamme Art est plus appropriée Quelques exemples d’ images prisent avec la gamme I-serie (17mmf4 & 20mmf2):

Sony a7rIII, 17mmf4, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/80s, 100iso (panorama)

Sony a7rIII, 20mmf2, f2, 13s, 3200iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/40s, 100iso

Sony a7rIII, 17mmf4, f16, 1/50s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f8, 1/30s, 400iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f8, 1/10s, 400iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f14, 1/6s, 100iso (panorama)

Sony a7rIV, 17mmf4, f11, 1/6s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f5.6, 2.5s, 100iso

Sony a7rIII, 20mmf2, f5.6, 1/100s, 100iso

Sony a7rIV, 17mmf4, f11, 1/13s, 400iso

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SIGMA 14MM F1.4 DG DN ART: L’objectif à voie lactée ?

Une super surprise lorsque je reçois le tout nouveau 14mm f1.4 DG DN ART de Sigma. Sigma nous propose une optique qui sort clairement des sentiers battus avec des caractéristiques hors du commun. C’est tout simplement l’optique ultra grand angle la plus lumineuse du marché. Une prouesse technologique, voir une œuvre d’art ! Nous avons un beau bébé en main ici. L’angle de 14mm et l’ouverture de f1.4 nous fait afficher un poids de plus de 1.1kg sur la balance. Il est plus ou moins de la même taille et volume que l’ancien 14mm f1.8 Sigma fait pour la gamme reflex. Sigma a réussi à tirer avantage du tirage plus court des boitiers hybride pour gagner 1/3 de diaphragme. Cela paraît peu mais pour ceux qui chassent la lumière, 1/3 de diaphragme fait une belle différence. Si dessous une image du 14mm Sigma en comparaison au 14mm Sony f1.8. Le Sony a une formule optique très compact et plus de deux fois plus léger que le Sigma. Le Sony est une excellente optique ! Je n’ai pas encore eu le temps dès les comparer directement, mais je le ferais dans le futur. Sur le Sigma, on retrouve un collier de pied au format Arca qui s’adaptera directement au trépied sans nécessité de pièce intermédiaire. Une super optique que l’on trouve sur tous les colliers de pied Sigma maintenant. On retrouve tous les boutons et raccourcis que Sigma nous a habitué avec sa gamme ART. - Switch AF/MF très pratique en photo nocturne pour faire la mise au point - un bouton personnalisable - un switch de verrouillage de la mise au point pour éviter que celle-ci ne bouge pendant les déplacements avec le trépied sur l’épaule par exemple. Aussi très pratique en photo nocturne. - un switch pour cranter ou dé-cranter la bague d’ouverture, très pratique en vidéo pour éviter le bruit et les vibrations lors du changement d’ouverture. - Un verrouillage de la bague de diaphragme pour rester soit en mode automatique soit en sélection manuelle par ladite bague. - La bague de diaphragme allant de F16 à l’incroyable ouverture de F1.4. Possibilité de se mettre en Auto pour choisir le diaphragme manuellement ou automatiquement via le boitier. - Une bague de mise au point large et précise.   Les finitions sont dans la lignée des autres ART. Une peinture noir qui résiste bien dans le temps, un joint d’étanchéité au niveau de la monture permettant d’aller dans des environnements plus extrême. Finalement, on note aussi le collier de pied Arca. Le collier de pied peut être débloqué pour permettre la rotation de l’objectif en position verticale ou horizontal. Très pratique sur le terrain, pas besoin de desserrer l’étau de la rotule. Ça facilite aussi la mise à niveau de l’appareil.   Passons maintenant à la qualité optique. Honnêtement, je n’ai pas grand-chose à redire. A pleine ouverture, c’est excellent au centre et bon dans les angles. C’est vraiment impressionnant sachant que c’est un ultra grand angle et aussi ultra lumineux, il est vraiment très difficile de concevoir une optique de ce type. C’est vraiment l’optique de rêve pour l’astro photographie. Pas de coma et pas d’aberration chromatique à pleine ouverture, vraiment bluffé. Cependant, mon optique à un léger décentrage, j’ai un des coins qui est clairement moins bon que les autres. J’ai composé mes images en mettant ce coin dans la partie moins détaillée de l’image. C’est surement dû au fait que c’est un model de préproduction mais je vous conseil tout de même de contrôler l’homogénéité de votre optique. Si vous l’achetez via Sigma Suisse, toutes les optiques sont controlés avant la mise sur le marché, ce souci ne devrait pas apparaitre. Toujours en Suisse, Sigma donne une carte pour 1 nettoyage par an et une garantie à vie. Donc pas de soucis à ce faire si vous apercevez ce défaut. La focal de 14mm permet aussi de faire rapidement des panoramas de grande amplitude à plus de 180°, vraiment pratique. L’ouverture à f1.4 permet une mise au point sur les étoiles super précise et permet vraiment de capter les moindres détails de la voie lactée. Ca permet aussi de travailler à des sensibilités moindre et gagner en qualité d’image sans devoir s’embêter avec une monture équatorial (que ne serait pas utilisable dans les images présentées à cause du reflet). De par sa construction robust et sa tropicalisation, l’objectif peut être utilisé dans des environnement plus extrême. Je l’ai pris avec moi en spéléo dans une grotte très humide. Ça construction n’a pas fait défaut. L’avantage avec cette grande ouverture, ça permet de faire des photos à mais levée même avec un faible éclairage (fermé à f2.8 pour cette série pour gagner en profondeur de champ) Sans forcément vouloir photographier la voie lactée, ce 14mm permet aussi de faire de belles ambiances nocturnes. Sa grande ouverture permet de peaufiner le cadrage sans peine. D’ailleurs, le cadrage est vraiment primordial avec ce genre d’optique. Les ultra grand angle on tendance à éloigner l’arrière-plan, il faut donc avoir un premier plan bien présent. Ici, un champ de narcices et quelques arbres. Quelques images de paysage plus classique au lever du soleil : L’effet d’étoile avec le soleil est sublime avec le 14mm et rajoute vraiment une superbe ambiance à vos images! Ce n’est pas forcément l’optique de prédilection pour du portrait mais j’ai tout de même tenté quelques images et je dois dire que le résultat est original ! Pourquoi pas utiliser un grand angle de ce type en complément d’optique à portrait plus conventionnelle ? Le coté grand angle, permet aussi des prises de vue plus originale en proxi et en contre plongée. Le Sigma s’en sort plutôt bien même si la distance de mise au point pourrait être encore plus courte pour amplifier l’effet.   Conclusion En résumé, nous avons une optique ultra spécialisée qui vous permet de faire des images qui sortent de l’ordinaire. Il faut cependant avoir une bonne maitrise de la composition pour ne pas perdre son sujet. Mais c’est une superbe optique en complément de votre matériel actuel même si vous ne faite pas de photo nocturne. Evidement, pour la photographie nocturne, c’est le graal ! Pas de coma, pas d’aberration et un excellent piquet à pleine ouverture. Même le vignetage se fait très discret. Tout cela vient à un prix. En plus du portemonnaie, c’est l’encombrement et le poids qui n’est pas négligeable du tout. Si vous partez en voyage, en bivouac, je privilégierais le Sony. Si vous êtes plutôt pausé sur trépied et que vous prenez votre temps, le 14mm Sigma saura vous combler ! Une optique de haut vol mais pas facile à maitriser   Synthèse + ouverture et grand angle hors du commun pour des photos originales et par très faible luminosité + piqué excellent dès f1.4 au centre. Très bon dans les angles pour sa catégorie. + pas de coma pour la photographie astro + très peu de vignetage + pas d’aberration chromatique (remarquable pour cette catégorie d’objectif) + Nombreux réglages sur le fut de l’appareil très pratique pour la photographie nocturne (passage en manuel en un click et possibilité de verrouiller la mise au point en désactivant la bague de map) + collier de pied compatible Arca, pas besoin de plaquette intermédiaire. Passage en cadrage vertical aisé avec le collier de pied. Mise à niveau de l’horizon aussi facilité. + possibilité de mettre des filtres l’arrière (à l’avant, pas possible mais normal pour un objectif aussi grand angle) + l’effet étoile en fermant le diaphragme est très esthétique + Garantie Sigma et 1 nettoyage par an pour les objectifs achetés en Suisse   - Tarif élevé - Poids (1.15kg) et encombrement élevé - Défaut de décentrement sur certains exemplaires    
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Sigma 50mm f1.4 DG DN

Le 50mm revisité Un nouveau F1.4 vient s’ajouter à la longue liste des DG DN Sigma. L’optique a été revisitée pour s’adapter aux boitiers sans miroir de la monture E et de l’alliance de la monture L. Il est maintenant ¼ plus léger et aussi plus compact. J’ai pu l’avoir une bonne semaine avant sa sortie officielle pour l’utiliser un peu dans le terrain. Voici mon ressenti sur cette optique. Je tiens à préciser que ce n’est pas vraiment ma focale de prédilection mais je me suis prêté au jeu du portrait avec plaisir. Ergonomiquement, on a une optique de la gamme ART avec tous les petits détails qui permettent de faciliter la prise de vue. Une bague de diaphragme physique sur l’objectif qui permet de régler rapidement l’ouverture. Elle peut fonctionner avec cran ou sans cran (pour la vidéo). Une option intéressante, elle peut être bloquée dans n’importe quelle position pour éviter que la bague ne tourne lorsqu’on la range dans le sac par exemple. Le parsoleil est verrouillé avec un bouton pour éviter qu’il ne tombe lors d’une mauvaise manip. Finalement, il nous reste un bouton personnalisable et le switch pour commuter entre AF/MF. On retrouve aussi le joint au niveau de la monture pour éviter les infiltrations d’eau. J’ai eu une mésaventure il y a quelque temps et je dois avouer ce joint m’a certainement sauvé le boitier ! Une chose m’a rapidement frappé, on sent un groupe de lentille se déplacer dans l’objectif si on le secoue délicatement. C’est la marque de fabrique des moteurs linéaires. S’ils ne sont pas alimentés, ils ne sont pas retenus et les lentilles peuvent se déplacer librement. C’est tout à fait normal évidement (les moteurs linéaires des optiques Sony font pareil) et c’est une très bonne nouvelle ! Les moteurs linéaires permettent une AF très rapide, précis et silencieux ! J’ai d’ailleurs été agréablement surpris par l’AF. J’ai utilisé l’objectif dans le froid dans un environnement pas si simple, une grotte de glace. En plus du froid, le peu de lumière et le peu de contrast, l’AF a toujours rapidement fait le point. Avec la détection du visage et des yeux, l’af est implacable malgré la très faible profondeur de champs à f1.4 (testé avec le a7rIV). J’ai même pris des photos tout en avançant en raquette avec des sujets en mouvement sans soucis. L’af accroche directement et ne lâche plus. Je suis même resté en permanence à pleine ouverture pour profiter du bokeh très plaisant. (on note un peu de cat eye dans les bords)

Le bokeh est très doux et permet de vraiment bien séparer le sujet de l’arrière-plan. La netteté est vraiment folle, on voit tout les détailles de la peaux en croppant à 100% dans le capteur de 61mgpx du a7rIV. cadrage originalcrop 100% non accentué (capteur 61mgpx)

On voit tout de même quelques défauts optiques présent à pleine ouverture notamment des aberrations chromatiques assez marquée à pleine ouverture. En fermant à f2, les AC ne sont plus visible. Néamoins, elles se corrigent très bien dans LR. L’optique n’a pas forcément été développée pour de la photographie nocturne mais comme la comète 2022 E3 était visible pendant la période de test, j’ai tenté quelques images. Les aberrations autours des étoiles sont visible avec un liserait rouge/magenta et le vignetage nous assombrit les bords sans pour autant perdre des étoiles. Le tout peut être facilement corrigé. Un des points qui ne peux pas être corrigé est la coma mais cela reste assez contenu sur ce 50mm. L’ouverture de 1.4 nous permet par contre de voir la comète ainsi que le gaz sublimé vert. Je précise que rien de tout ça n’est visible à l’œil nu ! D’ailleurs la mise au point en manuel peut se faire très précisément facilitant la mise au point sur les étoiles. Si l’on tourne la bague de mise au point très doucement, les lentilles se déplaceront plus doucement augmentant ainsi la précision de mise au point. Ca peut aussi être un peu déroutant au début car si l’on tourne d’un quart de tour rapidement ou lentement, on ne déplace pas la mise au point de la même manière. Je me suis aussi amusé à prendre quelques images de paysage en fermant un peu plus l’objectif. En fermant, le vignetage et les aberrations disparaissent très vite (à f2 déjà, on les remarque quasiment plus). En synthèse, un très bon 50mm f1.4 pour le prix mais il n’est pas exempté de défaut (vignetage et AC). Dans sa version plus légère et plus compact, il gagne une AF très rapide qui permettra de faire la mise au point sur des sujets en mouvement pour du sport ou des enfants un peu fous fous :) Son piqué est vraiment impressionnant à pleine ouverture. Le Sony 50mm f1.4 vient aussi d'être annoncé. Il est un poil plus compact et léger mais son prix est le triple du Sigma ce qui est assez fou! Le 50mm Sigma est un un excélent rapport qualité prix!   Synthèse: + qualité optique + rapport qualité/prix (3x moins cher que le Sony) + vitesse autofocus + volume et poids + tropicalisation + bague de diaf, bouton MF/AF, verrouillage, bouton perso + mise au point manuelle progresive - Vignetage - AC hors map - Pas de stabilisation   Quelques images prises avec le 50mm f1.4 DG DN ART

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/640s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/50s, 400iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/100s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/50s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/50s, 160iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/400s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/3s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/250s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f1.4, 1/5000s, 100iso

Sony a7rIV, 50mm f1.4 DG DN ART, f8, 1/200s, 100iso

   
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Sigma 60-600mm DG DN et les vautours fauves

L’optique polyvalente pour photographe animalier nomade ? Sigma nous a bien habitué à de très bon zoom d’excellente amplitude. Je pense notamment au 50-500 ou au 150-600 (ou même l’extravagant 200-500f2.8). Ici, on a affaire a un zoom avec une amplitude encore plus grande avec ses 60-600mm. Il y a-t-il des compromis ? J’ai pu le tester sur le terrain avec des sujets très exigent, des vautours fauves en vol !

Rafale sur un vautour atterissant dans la falaise

L’AF ne fais quasiment pas défaut, il est très rapide même sur des vautours passant très proche. Le 60-600mm est équipé de moteur linéaire permettant une mise au point rapide et précise. Malheureusement, le a7rIV n’a pas un AF assez évolué pour détecter les yeux des vautours mais en af zone, la mise au point se fait systématiquement sur la tête. Je dois avouer que pour un zoom de ce calibre, l’AF est vraiment rapide. En bonne condition lumineuse, le piqué est vraiment très bon sur les 61mgpx du a7rIV même a pleine ouverture. En recadrage 100%, ca croustille de détail! Le bruit grimpe assez vite lorsque l’on veut des hautes vitesses ou si la lumière vient à manquer. L’ouverture glissante passe à F6.3 à partir de 380mm. C’est meilleur que le 200-600 Sony qui est comparativement moins lumineux. Quelques crop 100% avec des images non traitée ni accentuée Pour avoir faire 2 journées de photo en plein soleil en plein contre jour, je dois dire que le flare est très bien controlé (pas eu de cas) et que les AC sont quasiement inexistant. Si l'on veut pinailler, je vous laisse les trouver dans le crop 100% ci-dessous Concernant le bokeh, a f6.3 le fond n'est très fondu et les ronds de bokeh ne sont pas des plus crémeux. Pour avoir une séparation optimal du sujet, il faut qu'il soit relativement proche.

(maison reconnaissable dans le bokeh)

Si on le met côte à cote avec le Sony 200-600, le sigma est un peu plus long et plus grand en diamètre si déployé à 600mm. Il est aussi plus lourd. Une fois en position rangée à 60mm, il prend bien moins de place que le Sony ce qui le rend plus facilement transportable. La lentille frontale est impressionnante avec ses 105mm. Elle est assez lourde et le poids à l’avant se fait sentir si vous l’utilisez toute la journée en position totalement déployée. L’avantage d’un tel range est sa polyvalence. On a toujours tendance à vouloir faire des gros plans des animaux mais il faut aussi parfois savoir prendre du recul pour l’intégrer dans son élément. Avec le 60-600, rien de plus facile, en un tour de main on passe du gros plan au paysage. 60-600mm @270mm 60-600mm @60mm La bague de zoom n’est pas dure et permet de rapidement changer de focal. Attention, elle peut bouger avec la gravité mais un bouton de verrouillage permet de bloquer l’objectif à 600mm ou 60mm. La mise au point minimum n’est pas le point fort de l’objectif. A 600mm, la mise au point peut être faite à 2m. Ce n’est pas optimal pour de la photo de proxi mais largement suffisant pour ne pas réussir à cadrer un accenteur alpin, et en vrais 2m à 600mm, ca commence déja à être de la belle proxi :) Le piqué en proxi est d'ailleurs vraiment fou, on peu compter les plumes de la tête! La construction de l’objectif est impeccable. On sent que l’on a une optique faite pour durer dans les main. Un revêtement résistant, de nombreux joints sur les boutons et la monture ainsi qu’un parsoleil robust comme sur les grands téléobjectifs. Le parsoleil a une petite protection en caoutchouc permettant de poser l’objectif directement au sol sur le PS (attention de ne pas le faire basculer par inadvertance). Un autre petit détail qui fait la différence, c’est le collier de pied arca. Pas besoin d’acheter un autre pied ou de fixer un plateau ! C’est tout bête mais c’est là que l’on voit que l’on pense au photographe lors de la conception d’une optique. Et ca évite d’arriver a l’affut et se rendre compte que l’on a oublier le plateau à la maison (histoire vrais (plus d’une fois…)). Il y a aussi le problème du plateau qui se dévisse pendant l'affut lorsque l'on veut bouger un peu l'objectif, très embétant surtout si l'on a pas le bon tournevis sur soi :)   Synthèse + polyvalence + piqué + vitesse AF avec moteur linéaire + construction + 3 mode de stabilisation + tropicalisation + pied arca + bonne gestion des AC et flare - Poids - Distance de mise au point - Diamètre de lentille frontal (grand filtre et poids à l’avant)     Quelques images prisent avec le 60-600mm DG DN

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 320iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 200iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1000iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 1600iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 500iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/1000s, 250iso

Sony a7rIV, 60-600mm DG DN, f6.3, 1/500s, 1000iso

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