1 weekend, 72km, 4500m+

Bonjour, Un collègue de St-Gall voulait profiter d'un weekend pour faire un peu de rando. Je ne me suis pas laissé prié deux fois! Il voulait marcher, on l'a fait. En un weekend plus de 72km et 4500m de dénivelé positif et sur le samedi seul, 59'000 pas et 3000m+. Evidement l'appareil photo était de la partie. Le 100-400mm pour les photos plus animalière et le 14mm f1.8 prêté par Sigma pour le paysage et la voie lactée. http://apvl.ch/100-400mm/ http://apvl.ch/sigma-14mm/ Je vous propose de vivre la rando en photo. Tout commence le mardi d'avant ou je pars repérer un itinéraire potentiel à la cabane de Moiry. Le but était de trouver une composition avec la voie lactée et le glacier. On montant à la cabane, un grand bouquetin croise ma route. Il est atteint de la cératocongonctivite malheureusement. Espérons pour lui que cela se résorbera. Le ciel est très couvert, ca s'annonce assez mal pour la voie lactée. Je suis dans les pierriers, je visite différents points de vue avec le glacier lorsqu'une percée dans le ciel rend l'ambiance magique. Les nuages se changent en or et les montagnes au fond de la vallée reçoivent une lumière très douce. Tout se passe très vite car ce genre de scènes sont généralement fugaces. Il me faut trouver un premier plan pour immortalisiere la scène! Juste là, une petite rivière me servira de ligne directrice pour amener le regard vers les montagnes illuminées. Pas le temps de sortir le trépied, l'image est prise à main levée. La dynamique de la scène est élevée, pour ne pas brûler les zones claires, l'image est braquetée sur 2IL avec 3images. La lumière disparaît comme elle est apparue, tout redevient grisâtre. Bien content d'avoir pu immortaliser cette ambiance. La nuit tombe et comme la météo l'avait prédis, le ciel se dégagea. Je sors ma lampe frontale et saute de caillou en caillou jusqu'au meilleur spot repéré quelques heures plus tôt. Je pensais prendre une seule image avec l'ultra grand angle 14mm Sigma mais le glacier et la scène est bien plus large. Je prend tout de même une image par sécurité et je commence ensuite à prendre le panorama. Le boitier en vertical sur trépied, 22images verticales sur deux rangées. L'images finales couvre un champs de plus de 180° permettant d'avoir dans la même image le glacier, la cabane de Moiry ainsi que la voie lactée et la grande ours. Le petit voile nuageux d'altitude diffuse quelque peut la lumière des étoiles et donne plus d'éclat à la grand ours. Je ne pouvais rêver mieux. La journée de repérage touche à sa fin. Le retour se fera de nuit, le chemin éclairé à la lampe frontale. Le weekend arrive, c'est parti pour la rando. Un petit sommet pour commencer le vendredi soir mais malheureusement pas grand chose à immortaliser si ce n'est la voie lactée tard dans la nuit sur le retour. Après quelques recherche de composition j'opte pour un bras de méandre amenant le regard vers la voie lactée. Il y a deux expositions différentes pour cette image. Une prise de vue plus claire de 6min pour le sol et une plus courte de 20sec pour le ciel. Lorsque l'on photographie les étoiles, le temps de la photo ne doit pas être trop élevé au risque d'avoir un filé d'étoiles. Le lendemain, le réveil sonne à 4h de matin. Nous marchons la majorités de l’ascension dans la nuit totale. Pourquoi faire? Pour être aux bords des lacs lors du lever de jour pardi! La nuit aura été fraîche ce qui gèle les quelques flaques en bordure du premier lac. Le jour se lève et les premiers rayons fais jaunir les sommets. Pour remplir le cadre je met quelques cotons en bas de l'image avec une diagonale fermant bien l'image. Il est l'heure de continuer l’ascension pour atteindre le deuxième sommet prévu. Dans les rochers le cris des lagopèdes retiennent mon attention. Je sors les jumelles pour tenter de retrouver ces as du mimétisme. Après de longues minutes j'en repère 1, au final il y en avait 6. Une image montrant leur capacité à se confondre dans leur environnement. Le sommet est atteint, une belle vue se présente devant nous mais pas de quoi déclencher car la lumière commence à devenir bien dur. J'ai pu repérer deux spots pour une future sortie photo. Maintenant c'est l'heure du retour, un petit arrêt par la cabane du bec des Bossons pour se rafraîchir avec une petite bière. La suite du programme du samedi, monter en voiture jusqu’à Zinal pour aller dormir à la cabane d'Arpitetaz. Sur la montée une petite cascade au loin éclairée en contre jour attire mon attention. Tentative d'intimat landscape avec une longue focale de 400mm isolant ainsi la cascade du reste. Une fois arrivé à la cabane pour monter le camp, c'est le moment de redescendre au lac pour photographier une réflexion de la voie lactée. Réveil matinal à la cabane pour chercher des animaux ou une composition pour prendre quelques images. A peine sorti que je vois se décrocher sur une arrêt un bouquetin. Je tente de les photographier dans leur environnement avec les montagnes qui commencent à capter les premiers rayons en arrière plan. J'en profite aussi pour leur tirer le portrait. C'était un groupe mixte composé de femelles ainsi que de jeunes et vieux mâles. En voici un jeune. Une très belle rencontre, je retourne à la cabane pour le déjeuner. Il faut prendre des forces car la suite du programme ne s'annonce pas sans repos. Passer le col du Milon, dîner à la cabane de Tracuit puis la longue descentes sur Zinal. Merci à vous pour la lecture de compte rendu de rando, j'espère que le petit voyage vous aura plu.
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La faune Bourguignonne

Je suis allé rendre visite à Benjamin Judas, un amis photographe animalier sur Dijon, pour occuper un peu le weekend nous sommes aller se balader un peu dans les alentours. Vraiment une très belle région! On a fait quelques affûts et quelques belles rencontres. Je voudrais partager quelques une d'entre elles avec vous. N'oubliez pas de regarder le diaporama en HD à la fin de l'article ;) J'arrive assez tard le vendredi (petit soucis de GPS mais rien de pire qu'habituellement :) ). Trop tard pour ce mettre en affût. On décide d'aller faire un tour des champs. Pour moi un lumière magique mais je déchante vite quand le Ben me dit que c'est de la pollution. Bon, ca fait des couleurs qui changent :)  

lost

 

pollution light

Le lendemain, lever à 4h pour un affût infructueux. Mais c'est aussi ça la vie du photographe animalier... Rebelote le soir et cette fois une chevrette un peu curieuse est venue se lécher les babines juste devant nous. Magique!  

miam

Le jour est tombé à présent, on ne distingue plus grand chose en sous bois. En affût depuis bientôt 4h et le voila que ca bouge enfin. Le petit panda de chez nous, comme une peluche. Un peu pataud de la longue journée passée dans le terrier, il s'ébouriffe et vient vers nous. Un moment magique que de voir ces animaux si méprisé mais pourtant adorable.  

reniflement des alentours

  Le panda de l'ombre   Fouille pour trouver de la nourriture  

Ce sont des animaux très sociaux. Ils se font des papouilles entre eux

 

Câlins

 

Il commence à faire très sombre maintenant. Pour ceux qui font un peu de photo, voici les exifs: 500mm, f4, 1/50ème, 51200iso

 

Pensif

Un super moment dans l'intimité des blaireaux. Le lendemain nous décidons de faire un affut en bordure de champs ou nous avions vu des chevreuils la veille. Au lever du jour, il y avait une chevrette avec quelques faon au loin et c'est tout. Ils partent et le champs devient vide... Le jour se lève, les premiers rayons atteignent le champs, c'est mort, la belle lumière ne va pas tarder à devenir dur. Et c'est à ce moment que le petit couple apparaît dans le champs. Même pas vu venir, une très belle surprise et une proximité déconcertante, magique c'est moment d’affût!

 

Mr. brocard fait son timide

 

Mme. chevrette se nourrit dans les hautes herbes

 

Merci pour le visionnage, à une prochaine ;) Pensez à jeter un oeil au diaporama en HD juste en dessous.

http://apvl.ch/serie/bourgogne/
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100-400mm f4.5-5.6 sony: L’optique du baroudeur

Retour d’utilisation sur le 100-400mm f4.5-5.6 G master Mon objectif polyvalent et léger pour la photo de nature était le 70-400 en monture A. Il m’a donc semblé logique d’acquérir le 100-400 en monture E comme digne successeur. Dans cet article, je vais souvent comparer le 100-400 au 70-400 assez connu par les sonyist. Ergonomie: Dès l’objectif sorti de son carton, on sent que la construction est vraiment sérieuse. C’est du tout métal solide pour affronter le terrain. Le 70-400 à coté fait plutôt plastique avec ses bandes argentées et son parsoleil qui fait très léger. Clairement, on sent que l’on est sur une autre gamme au niveau des choix des matériaux, la gamme de prix n’est pas la même non plus cela dit… En comparent le 70-400 au 100-400, j’ai vraiment l’impression que sony a écouté les utilisateurs et à pris en considération les remarques pour faire cet objo. Pour avoir perdu le PS de temps en temps sans raison, maintenant il y a un click de sécurité bloquant le PS en position. C’est aussi piégeur, n’ayant pas l’habitude de ce verrou, j’ai tendance à enlever le PS en forçant sur le mécanisme… un pli à prendre. Edit: le plis est pris, j'utilise maintenant le bouton à chaque fois. Cependant le mécanisme est fragile, le miens est cassé, une fissure empêche le PS de clipser. De ce fait il ne clips plus du tout sauf si je "pince" le plastique avant pour refermer la fissure. A voir si je l'envoie au SAV ou si je met un point de col. La fenêtre du parsoleil parait aussi plus robuste mais le temps nous le dira si c’est plus durable que sur le 70-400. D’ailleurs, petite anecdote, j’ai enfin compris dans quelle pratique on utilisait un polarisant sur un 70-400, c’est en photo de rally par exemple pour ne pas avoir les reflets des parbrise pour voir les conducteurs. Edit: comme avec le 70-400, la fenêtre s'ouvre tout le temps. Dommage pour ceux qui n'utilise pas de polarisant sur ce type d'optique. Une chose qui marque aussi avec le PS c’est que l’on a plus cette forme de tulipe. Le faire d’avoir une focale min de 100mm plutôt que 70mm ne justifie peut-être plus cette découpe ? Je ne le trouve pas plus mal, peut-être moins efficace mais bien moins encombrant ainsi. Une autre critique qui était faite au 70-400 est le fut qui s’allonge tout seul avec l’effet de la gravité (peu pratique lorsque l’on veut le poser). Il est maintenant possible de durcir la bague de zooming. Je trouve cela très pratique. Je zoom très rarement, animalier oblige, je suis quasi en permanence à 400mm j’ai donc réglé la bague sur dur. Une chose qui surprend aussi, la bague de zoom et de MAP est inversée. C’est à la mode chez sigma, apparemment sony suit aussi la tendance. Comme pour le bouton de blocage, c’est une habitude à prendre. Une autre modification apportée et qui est une première sur les objo sony il me semble, est le collier de pied démontable. Pas le collier de pied en entier mais juste le L. je trouve le système très ingénieux (ça sent un petit concours en interne avec des ingénieurs en mécanique). Il est donc possible de démonter le L du collier de pied. Je ne sais pas si sony en propose d’autres au catalogue? par exemple un L de pied déjà usiné en arca pourrait être très pratique. Dans tous les cas, ça laisse la possibilité de modifier ce support (via des marques tierces aussi). Un autre point, sans le L du collier de pied apparaît un pas de vis, cela peut permettre de bricoler ses propres supports sans devoir usiner une queue d’aigle complexe. Je sens que je vais me créer un petit support :) Un 100-400 c’est fais pour être pris en balade. Il se doit d’être léger et peut encombrant. Malgré ce que dit sony pour le développement des optiques Gmaster (pas de compromis sur le piqué et le bokeh), son encombrement et masse est bien faible. Il se porte facilement en boudillère. Pour comparaison: Sony 100-400 : 93,9 x 205 1.395kg (sans fixation trépied) Sony 70-400 : 94,5 x 196mm 1.5kg (sans fixation trépied) Nikon 80-400 : 95,5 × 203 1.57kg (avec fixation trépied) Canon 100-400 : 94 × 193 1.64kg (avec fixation trépied) Il est plus long que la moyenne malgré le tirage plus court ? mais il est le plus fin en diamètre malgré la stabilisation dans l’optique. C’est aussi probablement le plus léger (sony ne donnant pas le poid avec le collier de pied… J’ai testé sur ma balance, les 1.4kg sont obtenu sans PS, sans pied et sans bouchon. Avec tout ça, on est plutôt à 1.6kg…). Bref, il faudrait savoir comment son pesé les autres objo mais le sony n’est certainement dans les plus léger. Il y a deux mode de stabilisation, le mode 1 stabilise tous les axes alors que le mode 2 ne stabilise pas les déplacement horizontaux permettant ainsi des filé avec stab. La stabilisation est rudement efficace accouplé à la stabilisation interne des a7 troisième génération. Une énorme amélioration venant du 70-400. Qualité d’image: Franchement la qualité d’image sur un boitier sur pixelisé comme le a7rIII est juste impressionnante ! Contrairement avec le 70-400 ou je devais faire le choix entre légèreté et qualité (vs le 500f4), avec le 100-400 c’est vraiment très très bon dès la pleine ouverture à f5.6. Le piqué est vraiment bon ! rien à voir avec le 70-400. Les AC sont quasi inexistants et le vignetage tout à fait convenable. Quelques crop (pas de traitement ni d'accentuation, raw interprété par LR) Bokeh: Cela reste un zoom, il y a des compromis. L'ouverture n'est pas énorme ce qui limite le bokeh. Il est donc plus difficile d'isoler son sujet si l'arrière plan est proche de celui-ci. Avec le sujet très proche de l'arrière plan, celui-ci reste bien présent. Si le sujet est éloigné le bokeh est plaisant je trouve. A vous de vous faire un avis avec les exemples ci-dessous. Proxi: Le 70-400 était aussi très recommandé pour ses capacités en proxi-photographie. Le 100-400 reste dans la même lignée voir mieux, il se paye le luxe d’avoir une map min à 98cm ce qui correspond à un grossissement de 0.35. Vraiment bien pour les gens en ballade et qui veulent faire un papillon ou serpent en gros plan sans trop de risque ou faire fuir le sujet. Un peu moins de regret de ne pas avoir pris le macro avec pour la balade. Pour comparaison le 70-400 à une map min de 1.5m ce qui fait un grossissement de 0.27 (canon 1.8m, Nikon 1.75m) A noter que sur le 100-400, la fenêtre de mise au point à disparu. Personnellement je ne m’en servais pas, elle est de toute façon cachée par un lenscoat. Un exemple à map min d'un papillon sur une orchis vanillée AF: L’af en condition bien éclairée est vraiment instantané, très rapide. Lorsque les conditions lumineuses baissent l’af est bien plus lent mais permet de mieux crocher le sujet. Du fait de l’af ultra sonic il est aussi très silencieux et s’accorde parfaitement à l’obturateur silencieux des dernier a7. Je le trouve globalement très bon, il croche bien et à un bon suivit sur des sujets mobiles même sur fond perturbé. Le suivit d'objet des derniers a7 fonctionne bien avec cet objectif. Quelques images prisent ainsi: Polyvalence: Le but d'un zoom est d'être polyvalent. Un objectif unique pour couvrir le plus de cas de figure possible sans pour autant trop baisser la qualité. On a vu que la qualité y été, qu'en est-il de la polyvalence? On perd 30mm en début de focale par rapport au 70-400mm. Bien dommage car le 70mm permettait de faire de chouette photo d'ambiance avec le sujet dans son environnement. Avec 100mm on cadre tout de suite plus serré mais il est toujours possible de bien montrer l’environnement de son sujet. et en un instant on peut zoomer à 400mm pour choper un détails sans devoir changer d'objectif On a aussi vu que ses capacités en proxi étaient très bonnes et peut remplacer un objectif macro si on veut partir sur une longue balade ou les sujets macro sont incertain. Son poids permet aussi de le prendre facilement en balade. C'est donc un objectif bien polyvalent et qualitatif. Conclusion: Pas vraiment de choix si on veut une longue focale en monture E, c’est le 100-400 est c’est tout (pour l'instant). Vivement qu’une optique abordable dans une tranche focale de 200-600 vienne compléter la gamme. Cependant les qualités de ce 100-400 sont nombreuses. Tous les défauts du 70-400 ont été corrigé de manière brillante et les qualités optiques sont vraiment bonnes. Le G master est mérité et, pour cette optique, un vrai gage de qualité. Sa map min de 0.95m est vraiment pratique et permet une très grande flexibilité et variété de sujet. Contrairement au 70-400 ou selon le sujet je me mordais le doigt car la perte de qualité vs le 500f4 était visible, avec le 100-400 il n’y a plus de compromis. Un bon gain en point mais la qualité est au top dès la pleine ouverture. L’optique parfaite pour le baroudeur !   Exemples: Pour vous donner une idée de ses capacités, voici une série d'images prisent avec le 100-400 ainsi que les exifs

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800 ,iso400

le 100-400 permet de dézoomer pour capter des ambiances Sony a7rII, 100-400 f4.5-5.6, 100mm, f7.1, 1/2000, iso400

Sony a7rII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/2000, iso4000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/400, iso1000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800, iso1000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 100mm, f7.1, 1/200, iso100

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800, iso4000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f6.3, 1/1600, iso1600 (pano de 2 images)

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A dream come true

A dream come true. J'en rêvais depuis qu'il faisait la une des journaux avec Bernard Rappaz en 2010. Avoir la chance de voir un loup!

Ce dernier jour de juin, lors d'une balade initialement repérage des monticoles de roches, avec mon père, on voit une masse grise dévaler les pentes. Un coup de jumelle dissipa tous doutes, c'est bien le loup! La montée d’adrénaline ne se fit pas attendre!

Quelques photos de loin pour immortaliser la scène puis je calcule la trajectoire du lupus pour prédire où il sortira approximativement une fois à proximité.

Il passe dans un creux, je profite de ce moment pour courir vers un post où je pense croiser la trajectoire du loup. Gros dilemme, c'est un coup de poker, si je prends trop de risque le canidé me sentira et fera demi-tour... Je me cache derrière une bute et j'attends de le voir passer. A cet instant le doute me hante, suis-je juste? a-t-il changé de direction? suis-je trop près?

Et là, le miracle se produisit, je vois le loup passer à flanc de coteau à 100m de moi. Ça reste loin pour faire LA photo mais quelle scène! C'est la première fois que je vois un des grands prédateurs de Suisse, un souvenir qui restera à jamais gravé en moi.    

Il continua sa route et disparaîtra quelques mètres plus bas, juste incroyable.

  Tout euphorique je rejoins mon père qui était resté en retrait pour éviter de le faire fuir. Merci à lui :)  

 Sur la route on croise les bergers du pâturages, je voulais leur faire la "surprise" de la découverte mais eux aussi avaient le canis dans les jumelles. Cela faisait bientôt deux semaines que les moutons avaient alpés et il n'y avait pas eu de traces de loup. Les bergers espéraient pouvoir laisser les moutons libres dans l'enclos la nuit. Avec le prédateur dans les parages, il n'y a pas de prise de risques possible, les moutons doivent être rentrés et surveillés toute la nuit.

  Malheureusement en rentrant les moutons, l'un d'entre eux manquait à l'appel...  

Les analyses ADN sont en cours pour confirmer ou infirmer que les morsures sur l'agneau sont bien celles d'un loup.

Le bonheur des un ne fait pas forcément le bonheur des autres. Pour ces paysans passionnés (non professionnel) les contraintes pour le maintien d'un troupeau augmentent drastiquement. Pour en citer quelques une: présence d'un berger 24/24, maintien du bétails dans des zones plus restreintes et mieux protégées la nuit, utilisation de lampes flashantes pour dissuader le loup la nuit (vive la pollution lumineuse). Après discussion avec eux, ils comprennent que dans le futur, ils devront cohabiter avec les grands prédateurs. Aujourd'hui ils auront perdu un individu mais l’année passée ce sont 12 moutons qui ont trépassé en une nuit. Ces amoureux des moutons élèvent leur espèce emblématique "schwarze nase" pour des concours de beauté, un individu tué par le loup peut anéantir tout un travail sur le pédigré sur plusieurs générations. Non, les indemnisations ne permettent pas de récupérer cette perte malheureusement. C'est pourquoi les plus beaux béliers sont amenés ailleurs pour passer l'été, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Une autre problématique au niveau de la biodiversité, si la pression sur leur troupeau est trop forte, ils délaisseront le lieu. Voici une de leur citation lors d'une discussion: "on les élève par plaisir, si les contraintes sont trop grandes, autant tout vendre, planter un parasol et boire une bière au soleil". Il faut savoir que les troupeaux broutant les pâturages permettent d'éviter une forestation des pâturages. Sans mouton, la forêt reprend ses droits et c'est une perte considérable pour la biodiversité car beaucoup d'animaux sont liés à ces milieux. De plus en plus de pâturages disparaissent dû à la diminution du bétail. Malheureusement le retour du loup ne risque pas d'arranger les choses.

C'est un sujet à débat, tout n'est pas tout noir ni tout blanc mais gris comme la plupart des choses. J'espère que la cohabitation se fasse au mieux pour le bien de tous.

Dans tous les cas, je suis comblé après cette rencontre. Un instant magique et j'espère pouvoir le remettre en boite à l'avenir.

 

J'espère que cet article, qui j'espère ne sera pas trop polémique, vous aura plus.

Bonne soirée.

 
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Ferpecle

Ferpecle, un petit bout de monde unique. Une région qui semble coupée du monde. Je vous invite à découvrir ce fond de vallée au travers de mon objectif photo. L’eau y coule à flot alimenté par deux glaciers. Ce sang à une couleurs très particulière dû aux particules de roche broyées par la glace. L’eau devient opaque et aborde cette couleur cyan très particulière. Le fond de la vallée est très plat, l’eau cherchant toujours à s’écouler en suivant la plus grande pente, des méandres se forment. Les méandres se rejoignent et peuvent créer des marais par endroits. Ces marais, avec ces couleurs, dégagent une atmosphère très paisible. Mais c’est une fois la nuit tombée que toute la beauté de la vallée s’éveille. De par son isolement la pollution est quasi inexistante ce qui permet, par de bonnes conditions, d’avoir un ciel cristallin. Les lieux pour observer la voie lactée deviennent de plus en plus rare. Avec l’augmentation démographique et la volonté d’éclairer de manière absurde et non réfléchie rend notre ciel trop lumineux et nous éblouie empêchant de voir ce qui est au-delà de notre atmosphère. Certaines villes de nos pays limitrophes ont pris des mesures en éteignant les lumières passé une heure tardive limitant ainsi la pollution lumineuse. Il est temps que nous nous y mettons aussi ! Pourquoi me direz-vous ? Demandez à votre entourage s’ils ont déjà vu la voie lactée de leurs propres yeux ? Quel plaisir de dormir dans un hôtel au milliard d’étoiles. La pollution lumineuse a aussi un impact non négligeable sur la faune. De nombreux oiseaux, batraciens et insectes migrateurs sont perturbés dans leur périple par ces lumières nocturnes. Plus d’infos sur un autre article ici . Pour d’autres, c’est même leur survie qui est menacée. J’ai pu observer des vers luisants dans les prairies exposées de Ferpecle. Pourquoi sont-ils aussi haut alors qu’ils préfèrent plutôt des zones chaudes ? Les vers luisants sont obligés de fuir la pollution lumineuse car ils utilisent leur bioluminescentes pour attirer leurs partenaires. Leur lumière est relativement faible, ils n’ont aucune chance de se reproduire si les lumières des villes les éblouissent. Pour revenir sur une note plus joyeuse, on quitte la vie nocturne de Ferpecle avec une petite vidéo d’un cycle de 12h sur place. Remontons à la source de la magie du lieu. S’il y a les marécages, s’il y a cette couleur, s’il y a cette vallée c’est dû aux glaciers. Pendant des milliers d’années, ils broient la roche et terraforme le paysage. En fondant, ils se retirent et derrière eux des tonnes de limon, des moraines, des chaudrons, des lacs, des marais, des méandres, de quoi nous émerveiller. Ce monstre de glace en fondant créer des grottes temporaires. La pureté de l’eau emprisonnée donne ce bleu quasi irréel. Une fois à proximité du géant de glace, les échelles sont totalement perdues. Attention tout de même à rester sur vos gardes, si un morceau de 1m3 se décroche, ce n’est pas moins de 900kg qui vous passera immédiatement en deux dimensions. La glace est une œuvre d’art temporaire. Je suis revenu sur mes pas 1an plus tard, toutes les grottes que j’avais pu visiter avaient totalement disparues. Le glacier recule à un rythme effréné, s’en est presque effrayant… Que deviendra t’on sans cette source de vie ? Cette vallée est magnifique mais son équilibre est très fragile. Que restera-t-il du glacier dans 20ans ? Quel impact aura la pollution lumineuse sur nos écosystèmes et donc nos vies ? saurons-nous réagir à temps pour préserver ces patrimoines naturels ainsi que nous même ? Merci infiniment pour avoir suivi mes pas dans cette vallée et avoir partagé mes réflexions.
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Récit de voyage: La Norvège

Bonjour, Pour se changer les idées mais pas trop, avec deux collègues photographes, nous sommes partis en Norvège.

Fabrice Petruzzi                              Lionel Fellay

  Le cercle polaire est une région qui m’intrigue depuis longtemps. Voir les espèces migratrices passant quelques jours chez nous dans leur habitat de nidification. Voir le soleil de minuit ou plutôt ne pas voir la nuit tomber. Voir des habitats alpins au bord de la mer. Pour ne pas vous mentir, ce fût une très belle découverte, presque aussi beau que le Valais ! J’étais dans mon milieu, la région est très montagneuse Les fjord, d’anciennes vallées glacières immergées, offrent une topologie de terrain propice à la découverte et aux randonnées. La proximité avec la mer permet d’avoir des ambiances très changeantes. Nous avons majoritairement eu de la pluie et du brouillard mais par moment des percées dans le ciel offraient de magnifiques ambiances sublimant la scène. Le voyage a été divisé en deux parties. Une moitié sur l’île de Senja, une île peu peuplée et relativement sauvage encore épargnée pour quelques années du tourisme de masse. Pour vous donner une idée, l’île est 13 fois moins peuplée que le Valais. La majorité des habitants vivent de la pêche ou l’élevage de saumon. Sur l’image ci-dessous vous pouvez apercevoir des fermes à saumon typiques de la région. De par le coté sauvage de l’ile, la nature foisonne en cette période. Les espèces que j’ai pu observer dans les hauteurs sont parfaitement adaptées aux conditions nordiques. Dans les parties les plus hautes, dans les pierriers, il est possible d’apercevoir des lagopèdes alpins. C’est une espèce que l’on retrouve chez nous. J’ai voulu l’immortaliser en remettant l’oiseau dans son milieu qui est très différent de ce que l’on peut connaitre. De par la hauteur de nos montagnes, il est rare d’avoir des lumières douces. Le soleil de minuit permet d’avoir une longue période (6h-8h) avec une lumière sublime si les conditions météorologiques le permettent. Les promeneurs/joggeurs/VTTist/chasseurs étant rares dans la région, les animaux ne sont pas trop méfiants à l’égard des humains. Il est alors possible de s’approcher relativement près pour leur tirer le portrait. On peut aussi trouver son cousin le lagopède des saules en dessous de la limite de la forêt. Les forêts dans la région sont quasiment exclusivement constituées de bouleau et sont recouverts de neige en hiver. Ces conditions très rudes doivent expliquer la présence de lagopèdes des saules plutôt que de tétras lyre comme on pourrait penser au premier abord. Le fait de changer de plumage en hiver permet d’être plus discret dans ces forets enneigées et peu denses. En plus de la différence claire d’habitat, le lagopède des saules se distingue de son cousin par son caroncule plus massif et non dissimulable, par son bec plus robuste et par son cou marron. C’est une espèce que je n’avais encore jamais vue jusqu’à lors. Dans le jargon ornitho on appelle cela une coche. Plein d’autres espèces typiquement nordiques ont été vues dans cette région mais je vous les présenterai personnellement si vous êtes intéressé car la qualité photographique est plus en retrait (lors d’une réunion hivernalle du groupe ornithologique valaisan). Notre escapade dans le cercle polaire était plutôt orientée paysage. L’île de Senja est un paradis pour cela. Immense, sauvage et très intéressante par ses nombreux fjords. On est tout petit face à la scène. Les montagnes sortent littéralement de l’eau. Par exemple la montagne de Segla a une falaise de plus de 660m de haut. Moi qui ai un peu de vertige cela fait bizarre une fois au sommet (visible dans la vidéo à venir). Après une semaine nous avons attaqué la deuxième partie du voyage. Le trajet entre les deux îles s’est fait avec un ferry qui a bien tangué. La region des Lofoten est bien plus connue et habitée. Nous avons pu affronter de grosses vagues lors du trajet et le temps était passablement moyen avec un brouillard bien épais. Pas de quoi me décourager, il y a toujours une photo à faire quel que soit le temps, il suffit de mettre en avant l’ambiance du moment. Arrivé aux Lofoten c’est un choc, on revient à la civilisation. On croise des voitures sur la route, il y a des villages, des restaurants ainsi que des magasins. Fort heureusement les paysages sont toujours très diversifiés. Les villages se construisent sur les îles et certaines maisons sont même sur pilotis. Les maisons sont généralement peintes en jaune ou en rouge. Elles sont utilisées comme gîte dans les lieux touristiques ou comme cabane de pécheur pour les locaux Les habitations n’ont cependant pas étouffé la nature. Le lieu est encore bien sauvage. On retrouve par exemple des espèces que l’on avait déjà vues sur Senja comme le lagopède des saules. Le temps est très changeant, une violente averse voire de la grêle peut venir et partir en 5min. Pourtant les parades ne s’arrêtent pas pour autant. Si l’on regarde bien, on peut trouver des lièvres variables un peu partout. Ici dans un petit muret de ferme en bordure de village. Les plages sont très différentes entre Senja et les Lofoten, le sable y est plus fin et peut presque paraitre tropical. Les plages sont très diversifiées, des plages très blanches, très sombres voir un mélange des deux ce qui peut laisser de très beaux paternes lorsque la mer se retire. Cela peut même donner des rendus très graphiques Plage rime aussi avec une avifaune maritime. Les huitriers pies sont très présents dans la région et se prêtent facilement au jeu en prenant la pause. On en trouve même très proche des habitations. Ici avec une maison typique de la région Les huitriers n’ont cependant pas le monopole, les plages peuvent être parcouru par le grand gravelot. Ici en train de chercher de la nourriture sur le sable immaculé. Certaines plages sont aussi rocheuses, le dragon eye est un lieu connu ou des cailloux ont creusé la roche par la force des vagues et des marées. Une fois la marée basse, ces creux forment des gouilles avec le caillou responsable de l’érosion en son centre. En prenant des photos sur plusieurs secondes, des mini-tourbillons se créent dans ces flaques. Dans les ports il est possible de croiser des goélands et mouettes. Au nord la mouette tridactyle est plus présente que la mouette rieuse. Elles vivent en colonie dans les falaises. J’ai pu passer un moment avec elles et le moins que l’on puisse dire c’est que leurs journées sont bien mouvementées. Il faut amener des brindilles pour consolider le nid malgré la pluie Il faut faire le beau pour attirer les dames Si un rival est jaloux, il faut aussi défendre son territoire bec et ongles ! Lorsque le temps était moins propice à la photo, nous sommes partis nous balader à l’intérieur des terres pour découvrir de nouveaux coins. On a quand même eu une belle surprise avec une cascade alimentant deux lacs puis l’océan. La région est remplie de petits lacs. Il faudrait presque prendre une ou deux semaines juste pour explorer la région. Nos vacances commencent à toucher à leur fin, il nous faudra rebrousser chemin. Sur le retour les ambiances étaient encore splendides.

Notre vol fit une halte à Oslo, la capitale de la Norvège. Nous en profitâmes pour visiter un peu la ville. Depuis que je suis revenu de l’exposition à Montier en Der où toute une série d’images étaient faites par superposition en tournant autour du sujet, j’ai voulu tester. Ça peut paraitre un peu bizarre, c’est comme si j’avais pris 12 photos différentes sur la même pellicule tout en tournant autour de l’arbre.

J’espère que ce récit de voyage vous aura plus. Vous pouvez visionner les images en HD en cliquant sur l’album en dessous. Je vous invite aussi à regarder la vidéo retraçant le périple (à venir). http://apvl.ch/Senja-Lofoten/ Merci pour votre lecture. A la prochaine.
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