Svalbard 78°N en images

Bonjour les givrés, Après la belle aventure pleine de rebondissement du weekend, place à une période plus posée et plus propice au repérage et à la prise de vue. Pour ceux qui ont la flemme de lire toute l'histoire et qui préfère voir la version vidéo, c'est par ici: https://youtu.be/k7Q8T08uYtk   Et oui, du repérage, la partie laborieuse que l’on ne voit pas sur les images finales. Ce travail de l’ombre et fastidieux mais paradoxalement super excitent car permet de mieux connaître la région et sa faune. Lorsque l’image rêvée depuis plusieurs jours est enfin mise en boîte, l’euphorie en est encore plus grande. Au début du séjour, les journées étaient très courtes et les températures encore bien fraîches, en dessous de -20° en moyenne. Il y a très peu d’animaux sur place, seuls les plus adaptés peuvent survivre à l’hiver arctique. Le lagopède alpin, le renne, le renard polaire et l’ours sont les espèces terrestres qui restent sur l’archipel. Je plains Stéphane qui devait s’arrêter tous les 200m pour que je puisse prendre en photo des rennes. Les rennes sont omniprésents dans la région est très actifs et pour cause… Ils n’arrêtent pas de gratter la neige à la recherche de micro-brindilles ou même de lichen sur les roches comme ci-dessous.

Lagopède picorant des pousses

Ils ne craignent pas la présence humaine et, avec de la patience, on peut même totalement se faire oublier. Ils sont occupés à gratter. L’hiver ne doit vraiment pas être facile pour eux, sur les deux semaines de voyage on a trouvé deux jeunes rennes sans vie. Même les lagopèdes cherchent de la nourriture en permanence pour maintenir leur température interne. Une raison de plus pour ne pas trop les déranger : en cas de décollage de lagopède ou de regard fusillant de renne, nous rebroussons chemin. Je vous ai parlé de Stéphane sans vraiment vous le présenter si vous n’avez pas lu le premier billet de blog sur l’aventure. Un bon collègue connu par la photographie, il s’est expatrié pour faire une partie de ses études à l’UNIS au Svalbard. Une occasion unique pour moi de découvrir cette contrée reculée. Je vous laisse jeter un œil à son site où vous pourrez voir plus de 8mois d’images sur place ! Les rennes du Svalbard sont une sous-espèce du renne que l’on peut trouver en Norvège. Elle est endémique ce qui veut dire qu’elle ne vit que sur cette île. Plus petit et trapu mais surtout beaucoup plus mignon que son homologue du continent (je suis totalement objectif O:) ). De par leur grand nombre et leur confiance, j’ai vraiment profité pour essayer de les mettre en valeur dans leur environnement ou montrer la dureté des conditions météorologiques. J’ai aussi tenté quelques images plus osée. Voici 50 nuances de renne

Le renne par vent de 20m/s avec les premiers rayons matinaux

Le renne avec un petit arc en ciel

Le renne rose

Le renne trop près

Le renne au coucher de soleil

Les jumeaux sous la neige

Le renne entre aurores et pleine lune

Quoi de mieux qu’une image d’aurore pour faire la transition. Le nord c’est aussi cet incroyable spectacle de lumière. La nuit était encore bien présente la première semaine et surtout le temps était dégagé. Il n’y a pas eu de grosse éruption solaire pendant le séjour mais ce fût juste magique pour une première. Voir ce voile bouger à une vitesse folle avec des éclats violets. Parfois les lumières du nord sont bien plus calmes et se déplace très lentement. D’autre fois, on ne perçoit qu’un faible voile blanc qui est révélé uniquement par l’appareil photo. Chaque soirée était différente, merveilleux spectacle malgré le froid mordant et la fatigue grandissante avec de si courtes nuits. Entre les aurores et une lumière juste magique toutes la journée, dur de tenir le rythme. Heureusement que parfois le temps était vraiment couvert pour pouvoir faire une grasse mat. Le repérage continue tous les jours avec comme objectif premier le renard polaire (ou l’ours polaire mais on ne se fait pas trop d’illusion). Très difficile à repérer le renard car il est blanc comme neige. Bon d’après Stephane il est plutôt jaune mais je ne vais pas relance le débat ici… Ce qui est sûr c’est qu’il est dur à voir et nous fait marcher. En moyenne plus de 20km de marche par jour pour scruter tous les recoins. Presque déprimant autant de recherche et rien, haa si, deux rencontres furtives mais il disparut aussi vite qu’il est apparu. Rien n’est perdu, sûrement qu’il repassera, persévérance est le maître mot, la chance nous sourira sûrement. Malgré ça, les sorties ne sont pas des échecs car sur le chemin nous rencontrons des rennes voire parfois des lagopèdes. Les ambiances en fin de journée sont aussi juste magiques, un paysage de rêve. Je dois vous avouer que j’ai fait un peu l’impasse sur le paysage, pourtant j’ai tout de même repéré de jolies choses avec la banquise mais celle-ci change de jour en jour. De plus le jour se rallonge tellement (30min de plus par jour) qu’il est quasiment impossible de prévoir où sera le lever du jour le lendemain. Vraiment très perturbant d’avoir une montagne en contre-jour au lever alors qu’elle était éclairée par la droite la veille. Les jours s’allongent et se réchauffent quelque peu. Les animaux ayant délaissés la côte reviennent avec les jours plus doux. L’un des premiers à refaire son apparition est l’eider à duvet. D’abord une femelle puis quelques jours plus tard une autre, puis un mâle. Ils seront finalement plus d’une dizaine et j’assisterai même à leur parade nuptiale. Vraiment très comique leur comportement et chants! D’autres animaux emboîte le pas comme le guillemot à miroir ainsi que son homologue de Brünnich. Certains individus avaient encore leur plumage blanc, des restes de leur tenue d’hiver. Je me suis un peu laissé emporter car je pensais avoir affaire à un individu leucique  Plus au large on pouvait aussi apercevoir des labbes  Des morses   Et même des ours très très très loin   La deuxième semaine est là. Les journées sont maintenant très longues, le lever de soleil est aux alentours de 4-5h du matin. Malgré ma motivation je suis obligé de faire l’impasse car impossible de faire le lever du soleil, le coucher et en plus rester sur le qui vive la nuit pour les aurores. Stéphane ainsi que ses autres collègues doivent reprendre les cours, des rapports les attendent. Maintenant il va falloir sortir totalement équipé. A deux on pouvait se répartir le matériel comme le fusil ou le pistolet pour intimider les ours. A présent c’est bien 3 kg de plus à emmener avec soi sur les 20km de marche quotidienne. C’est reparti, je retourne presque quotidiennement prospecter les zones où l’on avait repéré brièvement les renards. Je décide d’y consacrer la journée pour augmenter mes chances de rencontres. Toujours rien, je passe à côté d’un renne mort et je me dis que peut être cela va attirer les renards ? Je fais une pause pour manger mon casse-croûte totalement congelé sans saveur (oui, ça n’a pas de goût une fois gelé) quand tout à coup, hop un lagopède se pose non loin de moi. La lumière est encore assez haute dans le ciel, j’imagine déjà une photo de lagopède en contre-jour. Comme prévu le groupe de lagopède est quelques mètres plus loin derrière des rochers. Ils sont confiants et me laissent approcher. Les lagopèdes alpins du Svalbard, comme les rennes, sont aussi endémiques. Contrairement aux rennes, plus petits que leurs homologues du continent, les lagopèdes sont presque deux fois plus gros que la sous espèce de suisse par exemple. C’est une observation qui se fait sur beaucoup d’espèces, la loi de Bergmann. Plus on va au nord, plus les espèces sont grandes. Sur le moment, avec le vent qu’il y avait, je me disais plutôt que leur embonpoint leur évitait d’être balayé par une rafale. Après avoir pu faire l’image en contre jour que j’avais en tête, ils se déplacent doucement vers une plaque de glace. Pour les avoirs vu plusieurs fois déraper et se casser la figure, je voulais mettre ça en boîte. Mon vœu ne se réalisa pas, peut-être que les lagopèdes ont vu l’entourloupe. Plutôt que de risquer une image ne les mettant pas en valeur ils préfèrent s’envoler. Comme souvent avec les lagopèdes, au jeu du cache-cache ils sont les plus fort. Impossible de retrouver leurs traces. Je n’ai pas à me plaindre, je viens de passer bien deux superbes heures en leur compagnie. Pleins de beaux souvenir en tête et une carte de 16Go pleine. Voilà que l’après-midi est bien entamé et enfin, le moment tant attendu arrive. J’entends des glapissements de renards, c’est bien eux ! Ce n’est pas gagné car quelques jours auparavant j’en avais entendu mais impossible de les repérer. Cette fois-ci c’est bon, je l’ai en visuel. Je ne le quitte pas des yeux, je ne ferais plus l’erreur de regarde l’image sur mon écran et perdre sa trace. Il va vite, zigzague entre les rochers. Il est loin mais avec les jumelles je garde sa trace. Avec la cagoule devant la bouche, la buée givre mes jumelles et je n’y vois plus rien. Heureusement le renard a l’air de s’être calmé et s’est mis en boule sur un rocher. Je repère bien le coin et commence mon approche. Je regrette très vite de ne pas avoir pris les crampons avec moi. Evoluer sur ce terrain escarpé et verglacé n’est pas évident (surtout avec le fusil et tout l’équipement d’avalanche). Je me vois obligé de tailler des marches dans la pente pour ne pas me retrouver les quatre fers en l’air. Heureusement le renard m’a attendu sagement, roulé en boule en train de somnoler. Quasiment à bout de souffle, je prends quelques images, je suis sur un nuage. Je n’osais presque plus y croire, trois jour avant de repartir me voilà à quelques mètres de lui. Un mouvement un peu brusque et immédiatement il tourne la tête et observe, quel est bien ce gugus assez fou pour monter aussi haut avec moi ? Pas plus inquiet que ça, il enfouit sa tête dans son pelage. Je n’ai jamais été aussi heureux d’être snobé  Pour me montrer à quel point il avait rien à faire de moi, il se mit à bailler. Mais voilà qu’un autre renard se met à crier et, quasiment instantanément, ma boule de neige se lève et va à la rencontre de son congénère. Maintenant j’en suis sûr, le rûte du renard polaire bat son plein. J’ai pu assister à quelques scènes incroyables, voilà qu’il se traîne sur le neige pour attirer l’attention de sa convoitée ! Ils se rapproche mais ce n’est pas gagné, madame montre les dents. Et voilà que les deux disparaissent plus haut dans les rochers. Je suis déjà dans une situation précaire avec une pente à perte de vue finissant dans la mer, sans crampons. Je prends mon temps pour descendre et me jure de mieux m’équiper la prochaine fois. Sur le chemin du retour, je me remémore ce moment incroyable et là je regrette de ne pas avoir sorti l’objectif grand angle lorsque j’étais à côté du renard pour le montrer dans son environnement. Un coucher de soleil, le renard et une superbe vue sur la mer. Je me jure de changer d’objectif coûte que coûte si la situation venait à se représenter. On peut toujours rêver… Le lendemain je reviens bredouille, la neige s’abat sévèrement et le vent empêche d’avoir une bonne visibilité. Le surlendemain, j’y retourne avec mes crampons. C’est le dernier jour, je rêve d’une nouvelle rencontre. La météo annonçait un temps magnifique mais comme à chaque fois, elle est à côté. Neige au rendez-vous. J’attends, les heures passent, toujours rien. Je vois que je ne suis pas le seul, deux autres photographes sont au pied de la pente. Je ne pense pas qu’ils m’aient vu, je suis bien 100m plus haut bien agrippé dans la pente. Le ciel est toujours couvert et toujours pas un rayon de la journée. Mais sur l’horizon, juste au-dessus de la mer, une fine bande sans nuages. J’ose espérer que les dernières lueurs du jour permettront d’éclairer la paroi. Et oui, voilà que le soleil pointe le bout de son nez, il est tellement bas que la lumière est déjà dorée, juste magique. Il manque juste un renard… Maintenant que la lumière et là, je me lève et évolue dans les rochers. Je tente le tout pour le tout. Et les voilà, deux petits vallons plus loin, on dirait qu’ils m’attendaient. Les deux côte à côte en amoureux à regarder le coucher de soleil. Je prends quelques images au téléobjectif et me rappel du regret que j’ai eu il y a deux jours. Pour éviter la même erreur, j’ai glissé dans ma poche le 16-35mm, mon objectif pour les paysages. Le vent s’est levé, de la neige vole de partout. Tant pis pour le matériel, sûrement une des pires conditions pour changer un objectif. Le grand angle est monté, je prends quelques images. Dommage on est du mauvais côté, on ne voit pas le coucher du soleil mais la scène est juste sublime. Le soleil continue de descendre, le temps m’est compté avant qu’il ne disparaisse noyé dans l’océan. J’imagine déjà une photo de renard en contre-jour avec son pelage rendu orange translucide avec la lumière du coucher de soleil. Je recule pour les contourner. Malheureusement les deux tourtereaux ne l’entendent pas de cette manière et s’éloignent. J’essaie de me placer pour les avoir en contre-jour mais impossible. La lumière faiblit, tout devient rose. Je n’ai jamais vécu une telle lumière, les renards sont éclairés par-dessous, une atmosphère juste sublime. Je reste là et les observe avec ces dernières lueurs. Un souvenir gravé à jamais dans mon cœur. La nuit arrive à grands pas. Les renards sont remontés dans les rochers en jouant au chat et à la souris. Les 8km pour le chemin du retour ne se sont pas fait sentir. Je ne pouvais rêver mieux comme dernier jour de photo. Oui, dernier jour de photo car le lendemain c’est la soirée raclette. La journée fut consacrée à la sculpture des bancs, de la table et du foyer pour la raclette au feu de bois. Les travaux furent tout de même interrompu par un lagopède qui passait par là. Et le soir, juste avant de prendre l’avion, place à la raclette au feu de bois la plus arctique. Qui dit mieux que 78°N ? Un peu galère avec les moufles... #polarraclette C’est des souvenirs pleins les yeux des rencontres incroyable et des cartes mémoires remplies (6300 images) que je rentre au chaud. Merci encore à Stephane (juste au dessus) et à ses collègues de super héro aero, juste génial! Bonne chance à eux pour la suite, je les laissent ici. Une vidéo retraçant l’aventure: https://youtu.be/k7Q8T08uYtk   Pour ceux qui veulent voir les images en HD, ca se passe ici: http://apvl.ch/album-svalbard/
Détails

Retour terrain sur le 400mm f2.8 Sony, l’optique parfaite?

Le retour sur le 400mm f2.8, une optique ultra spécialisée permettant d'être très créatif mais aussi amène pas mal de limitations. Une optique que je rêvais d'avoir, il fût un temps ou il fallait opter pour Canon ou Nikon pour en avoir un. Aujourd'hui, Sony à pris le taureau par les cornes et veut montrer qu'il peut être présent dans la court des grands même en photographie sportive/animalière. Est-ce une optique vitrine comme le 500f4 en monture A ou est-ce une vrais innovation ? Je vous donne mon avis orienté terrain sur la bête. Pour vous donner une idée de mon parcours, je suis un photographe animalier dans l'âme, n’espérait pas trop un retour sportif. Je le comparerais au 100-400mm Sony ainsi qu'au 500f4 Sony. Ergonomie: Dimensions:

C'est un 400mmf2.8, pas de miracle on a quelque chose de très imposant. Les lois physique sont ce qu'elles sont. La frontale est massive, 160mm ! Le ratio focale/ouverture est plus grand qu'un 500f4, il est plus grand en diamètre. Un sac où le 500 passait bien se retrouvera presque trop petit pour le 400mm. Mon sac Tragopan devient limite. Au niveau du diamètre, on est similaire à un 600f4. Par contre en longueur, on est plus court car la focale est elle aussi plus courte.

Le poids, parlons en. C'est vraiment l'argument principal de la communication Sony et pour cause, il est plus léger qu'un 500mmf4 ! C'est une véritable prouesse ! En sachant cela, je n'ai pas longtemps hésité à revendre le 500f4 car le 400 avec un tc 1.4 devient un 560mmf4 ce qui permet d'avoir plus long qu'un 500mm pour une même ouverture et plus léger. Sur le papier c'est assez incroyable et en vrais aussi. L'optique est aussi très équilibrée, pour les personnes habituées aux longues focales, il pèse quasiment rien . Très maniable et facilement utilisable à main levée. Évidement, c'est dans les 3kg, il fait son poids. Pour le supporter il faut une position stable avec un appuis du coude sur le buste. Dans cette position on peut tenir plusieurs minutes facilement.Après 2min la respiration devient plus contraignante du fait du poids de l'objectif sur la cage thoracique. Pour comparaison, à Remuzat j'ai pris en mais le 400f2.8 avec 5D d'un collègue, ce n'est vraiment pas aussi maniable que le Sony et il faut faire de la muscu!

Le trépied n'est vraiment pas nécessaire sauf pour des affuts de longue durée. Quelque chose d'impensable pour un 400mmf2.8 avec un poids classique. Comme dirait les anglophones, c'est un game changer ! Canon c'est d'ailleurs empressé de faire une version 3 de leur objectif pour ne pas être en retard.

Après cela reste 3kg. C'est pourquoi pour partir léger ou plutôt lorsque les chances de faire LA rencontre sont faible, je prend son petit frère le 100-400mm deux fois plus léger. Pour une sortie rando avec le 400mm, rester sur des parcours raisonnable. C'est surtout lors du dénivelé que le poids du 400mm se fait sentir. Pour donner un ordre d'idée, limitez vous à une dénivellation de 700m, 1000m étant vraiment le max (j'ai un petit gabarit, le sac fait très vite 1/4 de mon poids).

Un vrais coup de maître pour Sony qui a sut se montrer innovant avec un objectif léger pour sa catégorie et avec un centre de gravité qui fait presque oublier son poids avec une utilisation à mains levée.

Pour le transport, j'ai opté pour une sangle en bandoulière avec absorption des chocs ou je fais pendre le 400mm. Il est ainsi très facilement transportable sur plusieurs km. Il prend cependant beaucoup de place et peut vite se balancer. Il est donc difficile d'aller dans des endroits escarpés où vous aurez besoin de vos deux mains pour grimper. Avec cette configuration, vous être très réactif si un sujet imprévu se présente. Alors qu'avec un 400mm plus lourd dans le sac, la photo ne serait qu'un souvenir.

Construction :

On est sur une optique haut de gamme entièrement en aluminium pour un bon compromis entre légèreté et solidité. Le par-soleil est en carbone et assez court. Il est recouvert de feutre sûrement très efficace pour éviter les réflexions mais aussi très efficace pour absorber la poussière. La fixation du trépied est classique via une vis, c'est assez long à installer. Je rêve d'un système à la Minolta en dévissant d'1/4 de tour. Attention d'ailleurs à cette vis, il parait que c'est fragile ne serrez pas comme des sagouins (test de Marc chapitre 1.3). Le PS abord un horrible large liserer orange au bout du PS très mastuvu. L'objectif est aussi totalement blanc depuis que le grisouille a été abandonné après le 70-400mm Sony.

Pour protéger l'optique mais aussi pour la rendre plus discrète, un lens-coat est très rapidement venu le recouvrir. Il y a aussi un plaquette faisant très Canon indiquant la focale aussi très mastuvu, je préfère l'ancien style gravure inversée comme sur le 500f4.

Un petit retour sur le lens coat, je ne le trouve pas très adapté, il y a pleins de petites bandelettes pour les différentes bagues en mouvement qui ont tendance à ce retourner. L’accès aux boutons de commande est aussi très compliqué. L'optique m'a l'air très bien tropicalisée, elle a déjà survécu à quelques douches de pluie. Elle a même un joint au niveau de la baillonnette pour évité une infiltration d'eau au niveau de la monture, bon point. Comme toutes les optiques de ce type, il y a un véritable tableau de bord avec pleins de boutons pour pleins de réglages que tout le monde se fout car 2/3 sont des doublons du boîtier et juste inaccessible en pratique (surtout avec un lens coat). A part passer de temps en temps en MF par erreur... Dans les boutons un peu utile qui ne sont pas doublé par le boîtier, il y a le mode de stabilisation. Classique qui fonctionne très efficacement le n°1. Le n°2 ne stabilise pas les mouvement horizontaux permettant des filets sur rotule par exemple (pas encore testé). Le 3 est plutôt prévu pour des sujets imprévisible. Dans la pratique, le mode 3 parait bien moins steady que le mode 1, la stab décroche plus facilement pour pouvoir changer plus rapidement de position. Pour en avoir l'utilité, il faut vraiment des sujets très rapides avec des changements de direction très brusque. J'ai l'impression que le mode 1 donne de bien meilleur résultat pour des sujets animaliers classiques. Un autre bouton permet de limiter la plage de mise au point. Sur l'avant du fût, il y a les gros boutons personnalisables classiques. Je les aient configuré avec l'AF sur les yeux. Un des gros avantage des boîtiers hybrides c'est d'avoir des AF avec aide d'intelligence artificielle, l'AF sur les yeux est vraiment impressionnant ! Même si votre sujet à des lunettes ou est un poster, le point se fera sur les yeux. Le suivit et l'efficacité est vraiment bluffant.Malheureusement, pour la photographie animalière ce n'est pas au point. Je pense que leur algorithme repère d'abord un visage puis chercher les yeux dans cette zone restreinte. Sony dit travailler sur un eye AF fonctionnant avec les animaux, ce serait juste le Graal ! L'af sur les yeux des animaux vient d'arriver avec une mise à jour de firmware. Cela fonctionne selon les animaux, c'est vraiment optimisé pour les animaux domestique. Je vous conseille de mettre la désactivation de l'af sur les yeux sur un bouton personnalisé ou dans le menu rapide. L'AF peut très vite être pris en défaut et il faut pouvoir réagir rapidement. Une nouveauté sur cet obo est une bague pivotante permettant soit d'avoir une mise au point sur un point prédéfini motorisé permettant, pour la vidéo, un rendu plus smooth. Si comme moi, la vidéo n'est pas une priorité, la seule autre option est un passage en mode apc-s. Sûrement très pratique pour les photographes sportifs devant envoyer immédiatement les images à leur agence mais inutile pour les personnes ayant du temps à consacrer au développement (de mon point de vue). Le recadrage peut être fait par après sans toutes les contraintes du mode aps-c. Pas emballé par cette nouvelle fonction que je n'utilise pour l'instant pas, pourquoi pas s'il y avait plus que deux paramétrages possible. Drôle de bridage. Une autre nouveauté est un système d'anti-vol. Pratique pour les salons et pour aller boire une bière à la mi-temps mais pour un photographe amateur c'est assez inutile. Je reste assez dubitatif sur cette implémentation. Au même endroit se trouve la possibilité d'enlever le clic du collier de pied. Une option sympa mais pareil, je ne suis pas sûr de la nécessité. Avec ces deux option le collier de pied est relativement gros... En parlant de collier de pied, Sony contrairement à Tamron n’intègre pas directement un collier de pied avec plateau arca. Mais, il est possible de le démonter (attention, il y a du frein filet sur les vis). Il existe des plateaux compatibles pour 80€. Personnellement je vais modifier un de mes plateaux en faisant 4 trous, ça devrait faire l'affaire. Je vous tiendrais au courant de cette modification. Comme la plupart des optiques de ce type, il y a un logement pour filtre à l'arrière de l'optique. De base, seul un filtre neutre est livré. Je n'ai pas utilisé cette trappe jusqu’à maintenant, ma pratique ne le demandant pas. Je pense que le cas ou un filtre ND ou un pola est nécessaire avec un 400mm doivent être assez rare. Quoique pour du paysage lointain où l'on voudrait diminuer le voile atmosphérique? Ou pour faire des filets sur des oiseaux en vol en pleine journée? Il vous faudra cependant débourser 600€ de plus pour le pola et son support... Le porte filtre n'est pas sur le dessus du boîtier mais sur le coté. La raison est assez obscure mais pourquoi pas. Ce qui est sûr, c'est que ça ne facilite pas pour se repérer lors du montage du boîtier. Un petit aparté sur la résistance au froid, pour avoir fait un séjour au Svalbard avec des températures avoisinant en moyenne les -20°C, je n'ai absolument pas remarqué de problèmes particulier. Vraiment top. J'ai eu quelques soucis avec mes autres objectifs avec des bagues de zoom dure ou des bagues de map dur. Le 400mm étant une focale fixe et ayant une motorisation AF interne, pas de soucis de ce coté là. Il n'est donc pas possible de sentir physiquement la graisse se figer à cause du froid mais les moteurs n'ont pas eu de soucis particulier, un bon point!   Accessoires :

Un superbe coffret rigide accompagne l'objectif permettant de le ranger. Il peut être fermé à clef. Assez intéressant, un emplacement pour ranger les deux TC est prévu. Ils ne sont pas livré avec l'objectif par contre et ne sont pas donné malheureusement. Je reviendrais sur les TC plus tard dans le retour.

Je pense avoir faire le tour sur l'ergonomie de l'objectif. Ce fût long mais Sony a vraiment tout misé là dessus pour se démarquer. Il y a de très bonnes choses avec ce gain de poids et la répartition des masses. Il y a aussi des choses moins abouties ou moins utiles comme la bague rotative (pour l'instant), les 13 boutons, l'anti-vol et le clic/déclic. L'ergonomie globale avec le boîtier est bonne, je ne trouve pas l'ensemble déséquilibré. C'est sûr que de l'extérieur le a7 ressemble plus à un bouchon d'objectif mais je trouve la manipulation très aisée, question d'habitude surement. Pas de problème d'espacement entre la poignée et l'objectif. Pour ceux qui ont peur de la résistance de la monture, il est possible de lever l'objectif en tenant que le boitier sans problème (sur les a7 v3).

  Qualité optique : Le 400 mise sur la légèreté, est-ce au détriment de la qualité optique ? Piqué :

Le piqué est juste exceptionnel. Je n'ai pas encore faire de test à toutes les ouvertures dans le centre et dans les bords. Mais dès la pleine ouvertures les résultats sont juste parfait même en recadrant à 100% dans le capteur surpixélisé du a7rIII. C'est vraiment bluffant et c'était très important pour moi de pouvoir l'utiliser à pleine ouverture sans compromis.

Je pense que le fait d'avoir l'AF directement sur le capteur évitent les problèmes de micro-réglages qui sont cruciaux avec des optiques ultra lumineuse.

Voici quelques recadrage 100% à pleine ouverture (F2.8) sans traitement

  (notez qu'il n'y a pas d'AC sur un sujet ultra contrasté) Vignetage :

Le vignetage est présent dès la pleine ouverture. Il est très diffus et généralement non gênant. Lorsqu'il peut devenir embêtant c'est lors de faible luminosité sur un fond uni comme ci-dessous. Il se corrige bien en post traitement.

En fermant d'un cran le vignetage n'est plus perceptible.   Flare :

Si le soleil est à proximité il peut y avoir l'apparition de flare classique. Le grand PS protège bien la lentille. Néanmoins si le soleil est dans le cadre et haut dans le ciel (pas malin de faire ça avec l'effet loupe sur le capteur), on perd beaucoup en contraste. Je pense qu'il est difficile de faire mieux avec une telle lentille frontale.

Bokeh :

C'est une optique très lumineuse. Avec un F2.8 il y a de quoi jouer avec le bokeh et de composer avec. C'est un réel plaisir à jouer avec, il est très doux comme vous pouvez le voir sur les exemples. Ca permet d'avoir des images vraiment originales.

Cependant à PO les ronds de bokeh partent en cat-eye dans les bords.

Bien dommage car cela ne fait pas très naturel. Ça doit être le prix à payer pour cette formule optique un peu spéciale. En fermant le diaf les ronds de bokeh deviennent légèrement plus rond (f3,5-f4). La différence n'est pas énorme, ce qui est sûr c'est que l'on perd beaucoup sur la taille des ronds de bokeh.

F2.8

F4

AC :

Très bonne résistance aux AC, inexistant même sur des sujets très contrastés. Bon point car c'est une des grosses problématiques avec les optiques ultra lumineuse.

J'ai néanmoins remarqué un phénomène bizarre en très fort contre jour. Au niveau de la zone de netteté deux franges colorées peuvent apparaître comme sur cette images

Je ne sais pas encore à ce stade si ca vient de l'objectif ou de l'appareil (j'étais en mode silencieux avec le a7rIII) peut être même du moiré?

  Coma :

oui, vous me connaissez, j'ai l'intention de faire de l'astro avec mais je n'ai pas encore pu le faire à ce jour. Stay tunned.

  AF :

Une des grosses innovations de sony est l'utilisation de moteur linéaires. Le 400mm inaugure la techno chez Sony, le 24mm suit le pas. Le moteur linéaire permet un déplacement plus rapide du bloc lentille et plus précis. Le résultat est vraiment très bon, l'AF se fait de manière quasiment instantanée. Comme dit plus haut, couplé avec l'eye AF c'est juste bluffant d'efficacité. En animalier il faut bien paramétrer la zone d'AF ainsi que la sensibilité pour le suivit. Le suivit est vraiment très bon, on est bien loin de l'ancien Sony à la traîne dans ce domaine. Le suivit automatique de sujet avec intelligence artificielle fonctionne aussi relativement bien si la luminosité ainsi que le contraste est au rendez-vous. Il s'adapte aussi assez bien en cas de changement de forme du sujet. Ce mode devient utilisable alors que c'était encore très expérimental sur les SLT.

L'AF croche très bien par faible luminosité (merci F2.8) dans tous le cadre grâce aux multiples collimateurs des v3. L'AF devient assez lent par faible luminosité mais permet de mieux accrocher.

L'AF devient moins bon si l'on ferme le diaphragme car avec l'effet live view activé, l'objectif se met au diaphragme réglé ce qui laisse moins de lumière pour la mise au point. Je n'ai pas trouvé le moyen de faire l'AF à pleine ouverture mais il doit y avoir un moyen c'est sûr (le 105mm f1.4 Sigma fait l'AF à PO et ferme une fois le point fait). Pas trop urgent encore car je shoot tout à PO O:). L'option doit exister car dans un des FW, le mode silencieux de l'apn régule la fermeture du diaphragme pour éviter un claquement (au détriment de l'af).

L'AF se fait aussi par très faible contrast. J'ai pu photographier des chamois sans problème à travers de nombreuses herbes. Si la luminosité est très faible, l'AF aura quand même de la peine à crocher, on arrive pas encore à faire le point avec la lumière de la pleine lune uniquement.

Un autre exemple avec le suivit automatique de sujet passant derrière un buisson et un rocher

L'AF croche même si de nombreuses perturbations passent devant le sujet comme ici avec de la neige.

L'AF avec le a7rIII fonctionne bien même avec la reconnaissance du sujet sur des oiseaux en vol comme ici des vautours à Remuzat (+TC1.4)

TC :

Je ne vais pas donner un résultat définitif sur la qualité optique avec les TC car mon exemplaire était défaillant. Après retour au SAV je trouve que la diminution de l'AF est notable (toujours très bon mais notable) et qu'il y a des AC perceptibles dans les bords (très léger et en crop 100% mais il y en a). Ce que je trouve cependant très dommage c'est de ne pas avoir de TC intégrer à l'optique. Il aurait été parfait à la place de la trappe à filtre que seul 0.001% des personnes achetant cette optique utiliseront. Cela aurait aussi été un élément très démarquant de la concurrence. Dommage...

Après réparation du TC et l'achat d'un TC2 je reste toujours dubitatif sur les résultats, je trouve que le piqué soufre un peu. Mais il faut que je persévère et que je teste sérieusement tout ca.

  Philosophie mirror less.

Pourquoi ce chapitre ? On dit souvent qu'un ML est compact est doit le rester. Dans cette idée, le 400mm f2.8 est une hérésie car il est immense, on a plus rien de compact ! Pourquoi y mettre un ML alors qu'un reflex traditionnel serait plus adapté?

La philosophie ML ne se limite pas juste à la compacité. Il y a aussi le gain de poids. Le 400mm ou le 24mm récemment sorti montrent bien le travail fait dans ce sens. On est sur une philosophie plus intime entre le boîtier et l'optique. Plus de micro-réglage handicapant pour les optiques ultra-lumineuses, un AF direct sans l’intermédiaire de came ou d'hélicoil. Une symbiose entre la stab du capteur et de l'optique. Des régulations des diaphragme pour diminuer le bruit. Sony ne c'est pas limité à avoir un déclenchement silencieux mais pousse le vice encore plus loin.

Ce 400mm et encore plus le 24mm démontrent le potentiel des optiques optimisées ML. Le future me parait très prometteur. Sony à un bon cran d'avance dans le domaine sur la concurrence qui n'a pas l'air prête à sortir ce type d'optiques. Contrairement au 500f4 qui a tardé à sortir et qui n'amenait pas de réel innovation, ce 400mm donne un tout autre son de cloche. Reste à voir si les fabriquant tiers adopteront aussi cette philosophie ou se contenteront d'adapter des optiques pour réflex (Laowa, Voigtländer, Samyang ainsi que Tamron s'y sont mis).

+ légerté centre de gravité Construction robuste, résiste au grand froid tropicalisé avec joint au niveau de la monture ultra lumineux ambiance/aube/crepuscule qualité optique dès la pleine ouverture Mobilité à main levée réactivité de l'AF accroche de l'AF en faible condition lumineuses suivit avec avec eye-af et reconnaissance de sujet Efficacité de la stab pas d'AC, très bonne résistance au flare pas de micro-réglage philosophie ML optimisé silencieux (diaf commandé, moteur linéaire) optimisé pour la vidéo (power focus, mode aps-c, moteur linéaire, diaf commandé) - prix pas de TC intégré prix des TC l'utilité de la trappe à filtre en 2018 ? Pas de pied arca d'origine trop orienté sport (anti-vol, switch aps-c, click trop de boutons tuent les boutons ? bokeh cat-eye à PO un bourdonnement une fois allumé (stab active ou non, le bruit est le même) défaut du TC (AC et AF) à confirmer   Quelques exemples d'images prisent avec le 400mm pour vous donner une meilleur idée de ce qu'il est capable de faire. http://apvl.ch/album-400mm/
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Un weekend d’aventure au Svalbard

Le Nord, le froid, l’aventure. Qu’elle n’a pas été ma surprise lorsque Stéphane m’a annoncé aller faire un semestre à Longyearbyen. Pour qu’il ne déprime pas trop dans cette contrée reculée je me suis proposé pour l’accompagner quelques jours. Je suis quelqu’un avec un grand cœur :) Après avoir trouvé une période un peu creuse scolairement parlant pour lui mais encore intéressante en terme de lumière pour moi, on attaque l’organisation. Comme ce n’est pas trop mon fort le minimum a été fait à savoir : trouver un avion et un endroit où dormir (sauf les deux dernières nuits, je me suis un peu planté). Cela fait maintenant 8mois qu’il est déjà sur place. L’hiver arctique touche à sa fin maintenant, à 12h pétante il n’y a plus d’étoiles dans le ciel et une couleur orangée apparaît à l’horizon ! Il m’avait conseillé de trouver des vêtements adaptés pour les conditions , les températures moyennes sont en-dessous de -20°C avec potentiellement de fortes rafales de vent. Me voilà équipé de la tête aux pieds de duvet et gore-tex. J’ai l’impression d’être un sac de couchage ambulant.   Le jour J approche à grands pas. Comme d’habitude, Des valises faites la veille. Hop, je saute dans le train puis dans l’avion avec la valise et tout le matériel de ski. Une petite nuit sur les bancs du burger king d’Oslo et me voilà déjà dans le deuxième vol pour arriver au Svalbard.   J’atterris à 13h et la lumière est juste incroyable, difficile de croire que la lumière ne sera pas plus dure. Je sors de l’avion, malgré ma veste et mes gants le froids me gifle le visage, le pilote nous a annoncé une température de -19°. Une fois la fermeture de la veste remontée jusqu’au menton, je saute dans le bus pour rejoindre l’étudiant givré. Pour l’anecdote, le jour de mon arrivée une fête se déroulait au village, la fête du retour du soleil après 4 mois de nuit. Deux semaines plus tard, lors de mon départ, il n’y avait déjà presque plus de nuit, la durée du jour s’allongeait de quasiment 30min par jour !   Motivé à bloc, à peine arrivé, on enfile les crampons et on prend de la hauteur. Le premier sommet fût Sarkofagen, malgré un temps d’ascension quasiment record, le soleil était déjà couché avant que l’on atteigne le sommet. Malgré ça, le afterglow, cette bande rose qui traverse le ciel après le coucher, était de toute beauté.   Avec ces montagnes bleues teintées de rose, on se croirait presque dans une aquarelle. Comme s’il nous attendait au sommet, un renne profitait aussi de la vue imprenable sur Longyearbyen. Je ne pouvais rêver d’un meilleur début ! Cette première sortie me fit vite comprendre que mon bonnet en laine n’allait pas faire l’affaire, il me faut absolument quelque chose de coupe vent pour maintenir la chaleur corporelle ! Juste le temps de trouver un bonnet et c’est repartis, le lendemain on attaque notre premier voyage d’envergure prévu. Au total 45km de ski de rando nous attendent ! Une nuit doit être passée en cabine qui est une sorte de refuge chez nous. 4 murs, pas de lit mais dans celui-ci, on a de la chance, il y a de quoi faire un feu ! Tous les cas de figure sont envisagés, si jamais on n’arrive pas à atteindre la cabine à temps à cause d’une mauvaise météo. Tout le matériel commun est tiré dans une pulka notamment la tente de secours, les sac de couchage synthétique -20°, le bois et la nourriture. En plus de ça, nous avons encore notre matériel personnel comprenant tout le matériel de sauvetage en cas d’avalanche ainsi que tout le matos photographique ‘^^   C’est parti pour le tour, la première partie fait 20km. J’ai enregistré le parcours avec ma montre ainsi que la température. Pour vous donner une idée, il a fait au plus chaud -16° et au plus froid -25° De quoi se geler les cils !   Je dois avouer que les derniers km on été bien difficiles pour moi, dire que la semaine passée j’étais à Rémusat avec des températures de plus de 20°C, quel choc !   Nous y voila, nous atteignons enfin cette cabine juste avant la tombée de la nuit. Avant de trop se refroidir, il nous faut entrer tout le matériel des pulka. La cabine n’étant pas prévue pour passer la nuit, il faudra aussi déplacer la table pour y installer les sacs de couchage.   Mais avant ça, allumons le feu pour que la nuit soit plus douce. Tout le bois transporté nous aura tout de même permis d’atteindre la température agréable de -13° à l’intérieur !   Mais pour tout vous avouer, je n’ai pas beaucoup dormi. A l’extérieur, un superbe spectacle se jouait ! Ce sont mes premières aurores, un instant juste indescriptible. Elle est très faible, on ne distingue même pas les couleurs verdâtres à l’œil. Pour Stephane qui a vu des ciels totalement fluorescent me murmure que l’on ne peut même pas appeler ça des aurores. Rien n’y fait, je suis comme un gamin à regarder partout pour ne rien louper ! Au petit matin il nous faudra continuer. La route est encore longue, 5km de plus que la veille (25km). J’espère tenir le coup, je me rend compte que l’hiver arctique à transformé mes trois compagnons de voyage en vikings…   Les paysages et la lumière est juste sublime mais impossible de prendre le temps pour faire des images. Le froid mordant nous fait réfléchir pour chaque arrêt et enlever un gant comprend pas mal de risques. Jusqu’à maintenant à part quelques doigts et orteils engourdit, rien à signaler.   De plus le temps nous est compté si nous voulons boucler le tour avant la nuit ! Il y a une chose que je ne vous ai pas encore dit. Le Spitzberg est le territoire des ours polaire. Il est strictement interdit de quitter le village sans être équipé au minimum d’un fusil ainsi qu’un pistolet d’intimidation. Pour être sûr de bien réagir en cas d’attaque d’ours un petit entraînement s’impose pour tout le groupe. Manipulation de l’arme avec les gants ainsi que la position de tir sont revus. Heureusement, durant tout mon séjour je n’ai pas eu à l’utiliser une deuxième fois. Cependant, cela reste une contrainte en plus pour chaque sortie.   Le froid est intense, c’est difficile mais je me rend compte de la chance que j’ai d’avoir des camarades qui ne lâchent rien, seul je ne pense pas pouvoir enchaîner 45km en deux jours par -20°C ! J’ose à peine imaginer la même sortie avec des conditions de vent intense.   Le voyage aurait pu se passer sans encombre mais le froid en aura voulu autrement. L’un d’entre nous ne sent plus son orteil engourdi par le froid. Ils savent exactement quoi faire dans ses conditions. Enlever la chaussure et réchauffer le pied à l’intérieur de la doudoune d’un camarade. Après 10min de réchauffage, on reprend les lattes pour terminer la course.   Nous arrivons dans la nuit au village pour boucler la boucle. Malheureusement je n’ai pas d’images nocturnes simplement du fait que j’étais mort à l’intérieur. On ne le voit pas en image, mais juste avant la dernière descente, une pente à 50 % avec 300m de dénivelé nous attendait. J’ai fini le parcours en mode zombie, merci aux collègues qui m’ont repris la pulka pour le dernier bout !   Nous voila tous sains et saufs de retour après cette première excursion. Cette première se voulait être une sortie pilote en conditions réelles pour apprendre et se préparer à la vrais grande excursion sur 4-5j. Malheureusement elle ne se fera pas car après cette première aventure les dégâts physiques sur les pieds et les genoux dûs au froid et la mise à l’épreuve physique aura raison de nous. Inimaginable de partir en expédition avec un groupe de moins de 3 personnes, beaucoup trop risqué.   Il n’y a pas de quoi déprimer, certes le but principal de ces vacances était l’aventure mais déjà rien que cette première sortie était incroyablement riche. Comment réagir en cas d’engelure, comment réagir en cas de prise en chasse par un ours, comment planifier et s’orienter dans un terrain inconnu sans couverture réseaux, choisir son matériel et le transporter pour être en autonomie, se préparer et réfléchir aux imprévus qui pourrait survenir.   Ne vous méprenez pas, ce n’est pas parce que les sorties seront plus courtes qu’il n’y aura plus d’aventure. Des sorties moins ambitieuses riment aussi avec plus de temps pour faire des images ! A bientôt avec le deuxième article plus accès image ! En attendant voici une compilation de mes images nordiques: http://apvl.ch/album-svalbard/
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Remuzat 2019

Bonjour à tous, Cette année encore, je suis reparti pour Remuzat. Cette année, je voulais profiter au maximum de la sortie avec le forum alpha dxd. Je suis donc parti le jeudi soir pour arriver sur zone à 1h du matin. J'ai ainsi pu profiter des conditions incroyables lors du lever de soleil avec une ambiance de folie   Malheureusement il y a eu très peu de passages pendant les belles lumières. Pour la suite, je me suis plus concentrés sur des attitudes interessantes comme les atterrissages   Je me suis aussi intéressé aux moments du piqué juste avant l'atterrissage

à travers les cailloux et buissons

  J'ai aussi capté quelques instants intéressants avec les individus dans la falaise. Une autre idée que j'avais en tête était de photographier les vautours avec la rivière en arrière plan. Je ne suis pas sûr du résultat   Il n'y a pas que des vautours!   Pendant que la lumière était dur en journée, j'en ai profité pour essayé quelques images de filé avec Jérome. Le taux de déchet est énorme! Le défit de la journée était de ne pas dépasser les 1/60ème de secondes!   Le meilleur moment étant les dernières 15min de soleil. La lumière et juste sublime et sculpte le plumage des planeurs.   Juste avant le diaporama, quelques images de paysage pour montrer les environs   On se quitte sur le diaporama regroupant les trois sorties sur Rémuzat en HD http://apvl.ch/remuzat/
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colimaçon

Bonjour, Sortir de sa zone de confort. Essayer de nouvelles choses, avoir un nouveau regard. La photographie d'architecture me permet d'expérimenter de nouvelles choses que je n'oserais pas forcément faire en photo de paysage ou animalière.   Il est aussi beaucoup plus facile de jouer sur le coté graphique de l'image.   Ce weekend je me suis relancé dans ce jeu avec un escalier dont j'ai tiré le portrait sous tous les angles possible et imaginable. Une jolie sortie avec un ami photographe, Fabrice Petruzzi.   Des images qui changent un peu de ce que j'ai pour habitude de vous montrer. Promis, pour quelques mois vous serez tranquille. Néanmoins, si ca vous à plus, vous pouvez voir d'autres images d'architecture dans cet album: http://apvl.ch/archi/
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Outils de composition

Hello, Voila maintenant 1an que je me suis sérieusement mis à la photographie de paysage. Cette pratique photo est plus exigeante en terme de composition. Je me suis donc documenté sur les différents outils de composition existant pour renforcer mes images et mieux guider le regards. J'ai aussi mis en pratique ces différents outils dans ma pratique de photographie animalière et je trouve que les images ont plus de poids. Voici donc un petit compte rendu de 20 outils de compositions avec une explication et plus de 60 images d'illustration. Un gros travail de synthèse qui j'espère vous sera utile dans votre pratique photo. Pour ma part, cette recherche et mise en application m'a permis de mieux construire mes images et je prend de plus en plus de plaisir sur le terrain. Si vous connaissez d'autres outils de composition non cités, n'hésitez pas à me le faire savoir. Plus on a d'outils en mains, plus ont peut être créatif! La composition, un mot barbare qui peut faire peur à première vue. La composition est souvent mis en compétition avec le sujet ou la lumière. Et si la composition était un tout permettant de mettre en évidence le sujet en utilisant la lumière et les éléments du décors? Voyons ensemble comment la composition permet de donner plus de force à une image avec des exemples concret pour sortir un peu de la théorie? Personnellement ça m'a ouvert un tout nouveau domaine photographique et me permet de voir une scène sous un autre angle. Un outils de composition est juste un outils qui permet de construire une image, de mettre en évidence un sujet, à guider le regard ainsi qu'a garder une certaine harmonie dans le cadre. La composition n'est pas constituée de règles strictes comme la règle des tiers ou être à la hauteur du sujet. Rien n'est écrit dans le marbre et selon chaque situation l'un ou l'autre des outils est plus applicable. Connaitre les outils de composition permet d'aiguiser le regard du photographe et de passer pour un taré à chercher des lignes partout lors d'une sortie en groupe :) Quand on dit que l'oeil du photographe est plus important que le matériel, c'est exactement ce que l'on va aborder. Le matériel, la technique (flash, iso, ouverture, vitesse, AF) peut soit être acheté soit être appris. Par contre l'oeil du photographe ou plutôt la composition doit être pratiquée encore et encore. C'est avec la composition que vous pourrez marquer les images avec votre style. C'est parti, on y va.   1 Avoir un point d’intérêt dans l'image, un sujet Évitez l'erreur classique d'un paysage serte beau mais soit totalement vide soit très fouillis mais sans réel sujet se détachant. Parfois les compositions simple avec un seul point d’intérêt sont les meilleures, trop de sujet nuit à la lisibilité de l'image. En utilisant la profondeur de champ à sont avantage, on peut faire ressortir le sujet. Un beau sujet, un sujet rare peut déjà à lui seul tenir une image. Essayer le plus possible d'épurer votre image pour avoir un coté minimaliste ou juste un portrait.

Un sujet rare selon le public cible. L'animal en lui seul permet de rendre l'image intéressante malgré le fouillis omniprésent de l'image. Le regard permet aussi de guider/glacer le regard.

Si le sujet est photogénique, il peut aussi se suffire à lui même. Ici le coté épuré de l'image et le contrast blanc/vert permet de mettre en évidence le sujet.

  2 Avoir des lignes directrices guidant le regard les lignes doivent mener quelques part, vers le point d’intérêt. Elles permettent de créer du mouvement, de faire circuler le regard dans la composition Un outils très efficace et très facile à mettre en oeuvre. La petite rivière guide le regard jusqu’à l'arrière plan Les nuages, la neige ainsi que le fjord guide le regard sur le pointe 3 Jouer avec le contraste pour faire ressortir le point d’intérêt Utilisation de la "positive and negativ space" permet de mettre en évidence un sujet car le reste est plus monotone. En floutant l'image ou en plissant les yeux, le centre d’intérêt doit pouvoir être distingué rien que par la différence de contrast dans l'image. Un sujet sombre sur fond clair ressort plus facilement Un sujet clair sur fond sombre ressort aussi plus facilement. Ici la lumière joue aussi un grand rôle Le corbeau ressort bien car il contrast dans le rayon de lumière Un autre contrast avec le fond de la montagne sombre et le sujet éclairé Utilisation de négative space avec du front bokeh laissent uniquement le sujet net 4 Encadrement Utiliser une élément de composition encadrant le sujet faisant office de vignetage naturel recentrant le regard. L'ajout artificiel de vignetage est une solution simple mais je ne la trouve pas très élégante. Voici quelques exemples avec des éléments naturels fermant le cadre. Une grotte faisant office d'encadrement Une autre grotte isolant une cascade Une grotte de glace permettant d'isoler un morceau de glace suspendu Encadrement du sujet par le bokeh/couleur Encadrement d'un petit arbre par des troncs au premier plan   5 géométrie Utiliser des cercles, triangles ou autre forme géométrique pour renforcer une composition. Difficile à mettre en oeuvre, mon oeil n'arrive pas à crocher là-dessus mais tout de même quelques exemples Le triangle est complété par l'arrière plan et le premier plan Deux triangles alignés   6 Avoir une image bien équilibrée Il faut imaginer sa photo posée sur une balance. Une image mal équilibré avec par exemple un sujet trop important par rapport à un autre, l'image va pencher sur la balance. Pensez à équilibrer vos compositions pour avoir une harmonie, une lecture agréable de l'image. A l'inverse, vous pouvez aussi ne pas équilibrer volontairement une image pour faire ressortir le coté bizarre, dangereux, dérangeant de la scèbe. Cela comprend: la taille des sujets, les différents contrast dans la scène, les couleurs/saturations, visages/personnes. Essayez d'équilibrer pour une image harmonieuse, si ce n'est pas le cas, chercher un second sujet pour équilibrer. Ou déséquilibrer pour "choquer" le regards le lecteur et rendre l'image inconfortable. Équilibrage de la scène très chargée sur la gauche avec le glacier et la voie lactée par la grande ours sur la droite   Balance entre le ciel et le premier plan aillant les deux la même importance dans l'image. Je n'ai pas inclus dans la photo une grosse montagne sur la droite qui aurait déséquilibré l'image Le plus simple pour avoir une image bien équilibrée est de faire une symétrie, ce point revient plus tard 7 Ne pas couper les éléments de la composition, garder de l'espace pour respirer Évitez de couper des éléments de composition (cailloux, membres) et laissez de l'espace au sujet pour respirer (évitez que le regard se casse contre le cadre (on parle souvent de la règle des tiers dans ce cas pour éviter un centrage instinctif du sujet à la pdv), ne pas trop coller les sujets contres les bords). Inversement, si l'on veut une image plus dérangeante, qui interpelle, le fait de couper le sujet peut pousser le lecteur à reconstruire la scène avec son imagination.

Si les branches de l'arbre étaient coupées, l'impacte ne serait pas le même

Laissez de l'espace devant le sujet. L'image originale, l'espace devant l'hermine n'était pas suffisant. Cependant, dans la série d'images j'ai décalé le cadre plus à droite. J'ai pu ajouter de l'espace à droite avec un panorama. Avec le cadrage originale, l'hermine se sentirait un peu à l'étroit.

 

8 Sens de lecture

Il y a une façon de comprendre l'image qui est liés en premier lieu à notre sens de lecture de l'écriture, soit de gauche à droite, notre cerveau ensuite se forge une idée sur cette base et nous donne comme progression normale et positive le même sens, négatif le sens inverse, Un graphique est toujours présenté de gauche à droite pour nous européens par exemple. On peut jouer avec la direction des lignes directrice pour renforcer l'ambiance d'une image. Des lignes montant de gauche à droite dans l'image paraîtrons plus naturel et positive pour des personnes lisant de droite à gauche. Cela vaut aussi pour la direction du regard d'un sujet Souvent couplé à d'autre outils de composition comme les lignes directrices

Lecture de gauche à droite, le regard monte avec la diagonal guidant jusqu'au sujet.

  9 Pattern, répétition Plutôt pour des images graphiques, utilisez des paternes qui se répètent. Pensez à avoir le sujet qui casse ce paterne, la perturbation dans la répétitivité attirera fortement l'oeil Très souvent utilisé en archi mais peut aussi être appliqué en paysage ou en animalier donnant souvent des images originales.

Purement graphique

Cassure du paterne de blocs de glace avec la présence humaine

Opposition de deux paternes avec deux types de champs plus une cassure avec l'arbre

Des paternes similaires dans le sable

Répétition de la spirale en colimaçon de l'escalier donnant un coté graphique à l'image

10 Structure Placez le point fort au centre de l'image. Ce fait beaucoup pour les portraits, l'oeil dominant et placé au centre.

Oeil au centre

Placez le sujet dans les points forts des tiers (simplification du ratio du nombre d'or)

Symétrie axe horizontal/vertical (fonctionne très bien pour de l'architecture), reflet

 Symétrie par reflet

Symétrie gauche droite

Symétrie axiale

  11 Harmonie des couleurs, complémentaire

Hightkey/lowkey

Lowkey permet de montrer l’activité plutôt nocturne du blaireau

Hightkey permet de mettre plus de douceur à l'image de la panure

Utilisation de la monochromie

Monochromie dans les tons jaunes

Utilisation de couleurs complémentaires (opposée dans le diagramme de couleurs). Ne pas utiliser les deux couleurs de manière égale de préférence (utiliser la moins agressive le plus) ! chaud/froid sont complémentaires, permet de détacher le sujet (traitement localisé de la bdb par exemple). Un exemple classique sont les photos à l'heure bleue avec des lumières chaudes.

L'heure bleue avec des lumières chaudes

30% chaud, 70% froid (gauche/droite)

Majoritaire bleue avec une pointe de rouge sur le sujet

Majoritaire bleue avec une pointe de rouge sur le sujet

  12 Imparité Préférez des compositions avec des sujets impaires, le regard est inconsciemment plus attiré

 Trois troncs, trois feuilles mortes

  13 Perspective

une pdv à la hauteur des yeux du sujet permet d'avoir une image plus immersive car on interagit directement avec le sujet

Pdv à la hauteur des yeux, on a l'impression que le vautour nous regarde, meilleur immersion que la même image en plongée.

contre-plongé et plongé permet de jouer sur les échelles et donne une impression d’immensité ou de ratatissement

Sur le dessus/dessous permet de jouer sur le coté graphique

Les grands angles donneront une impression d’immensité en éloignant massivement la ligne d'horizon. En ayant un sujet très proche cela permet aussi de le rendre très imposant

Le crapaud parait grand proportionnellement aux montagnes avec l'utilisation d'un UGA

les télé tasseront les perspectives et permettent de mieux mettre en évidence des détails d'un paysage. Comme dirait Thomas Heaton, si vous avez un beau paysage vous avez automatiquement envie de capter toute la scène. Faites l'inverse, trouvez un sujet qui est magnifié par la scène et prenez-le avec une longue focale (prendre le meilleur du meilleur)

Écrasement des perspectives avec un télé

  14 Symétrie, rappelle

une élément de composition qui se reflète par symétrie, qui se répond. (l'outils de compos que je préfère mais aussi bien dur à mettre en pratique)

Symétrie de la voie lactée par le lac

La route répond à l'arc en ciel et à la montagne

  15 Succession de plans Enchaînement de plans se contrastant par leur couleur/luminosité. Beaucoup utilisé en intimate landscape photography.

Succession de plan avec les montagnes

Succession de plan avec les champs / couleurs

  16 Minimaliste

Se veut être très épurée. C'est presque l'antonyme de la composition. Utilisation massive de "negative space" uni mettant en évidence le sujet prenant une très petite part dans l'image.

 Un seul sujet, à peine visible

Juste une silhouette

  17 Dynamisme Pensez à amener du dynamisme dans l'image avec des flous de bouger: cascades, cours d'eau, vent dans les arbres, les filé d'arrière plan, partie en mouvement, sujet flou.

Dynamisme donné par surexposition de plusieurs images

Dynamisme donné par un temps de pose lent

  18 Profondeur Mettez de la profondeur dans vos images avec plusieurs plans successifs, des lignes directrices plongeant dans l'image, courbe en S, avec des sujets dont la taille est connue donnant une échelle au reste. L'utilisation du format paysage permet aussi de donner une plus grande profondeur à l'image.

Amène de la profondeur à l'aide d'une rivière

Amène de la profondeur à l'aide de la neige

Courbe en S

  19 Paréidolie Créer des objets reconnaissable avec des éléments de paysage (visage par exemple). Le cerveau créer facilement ce genre d'association

Ressemblance avec un oeil

  20 Story telling

Lorsque l'image raconte une histoire de par l'attitude du sujet ou la mise en scène

Action de sauvetage de crapauds. Image intégrant tous les facteurs 

Crapaud Veillant sur sa descendance

Combat de tétras

  J'espère que les exemples sont parlant et que cet article vous permettra de donner une direction plus artistique à vos images :) 20 outils de composition et plus de 60 images d’illustration, il n'y a plus qu'a ;)
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