16-35mm f4 sony: l’optique pour paysagiste nomade?

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 17mm, F8, 1/60sec, 100iso

  Lorsque je suis passé à la monture E, j’ai dû chercher un objectif pour ma pratique occasionnel paysage. J’avais pour habitude depuis 3ans d’utiliser le 24mmf2 sony mais n’ayant pas encore d’équivalent en monture E (le 24mmf1.4 n’existait pas encore), je me suis penché sur le 16-35f4 pour sa polyvalence, prix ainsi que son poids contenu (500gr). Cela va faire maintenant 1,5 année que je l’ai. Voici mon retour terrain et si j’envisage de prendre son grand frère le 16-35f2.8 ou le 24mmf1.4 fixe comme avant.   Ergonomie: Dimension et construction : L’un des points fort de cette optique est certainement son ergonomie. On a quelque chose de compact dû à la faible luminosité de l’optique F4. Pas de bouton de réglage AF/MF ou de boutons personnalisables, pas d’échelle de mise au point, rien de tout ça. Il peut paraitre contradictoire de dire que le peu de boutons, paramètres est un avantage. On a tendance à associer toutes ces options comme un gage de qualité. Pour une optique orientée tout venant et plutôt paysage, cela ne me choque pas et ne m’est pas nécessaire. Pour passer en MF j’ai un bouton sur le boitier (AF-ON) qui est paramétré. Il me suffit d’un click du pouce pour passer en MF, bien plus efficace que de chercher sur le fût du boiter. Il a la stabilisation contrairement à la version 2.8 ce qui permet une utilisation à main levée plus aisée permettant d’atteindre des vitesses d’obturation plus faible. Si la photographie de paysage n’est pas votre vocation principale et que vous baroudez, vous n’avez pas forcément un trépied sous la main., la stab est d’une grande aide. Si vous voulez tous ces boutons ainsi que la stab, il faudra se tourner vers son grand frère le 16-35f2.8. Mais en contrepartie, on a quelque chose de plus lourd et plus cher. Si la photographie paysage est votre principale activité photographique, je foncerais sur le f2.8. Si vous voulez faire du portrait la grande ouverture du grand frère vous sera fort utile ainsi que son bouton personnalisable pour l’eye AF. Cependant si vous voulez une optique pour barouder, le f4 est plus fait pour vous. Sa construction totalement métallique fait sérieuse mais si l’éloxage noir est assez fragile et se raille. Pas de bague en caoutchouc mais des bagues moletées, c’est fait pour durer. Par la même occasion, le fait d’être totalement métallique vous gèle les doigts en hiver… On notera que contrairement aux optique GM, l’accent n’est pas mis sur la tropicalisation, on notera qu’il n’y a pas de joints entre l’optique et la monture. Sa lentille frontale de 72mm est aussi plus classique, la plupart de mes optiques on se diamètre ce qui permet d’utiliser mes filtres sur toutes mes optiques. Les filtres vissant sont aussi plus facile à utilise dans des conditions particulièrement difficile comme la pluie

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 34mm, F14, 13sec, 100iso

  Le parsoleil quant à lui est moitié métal, moitié plastique et parfois capricieux à monter. Il est découpé en tulipe pour protégé au mieux l’optique des lumières parasites. Son clip est bien dur et lorsque les températures sont basses il peut être difficile à monter. Au moins il clip toujours car parfois un PS trop facile à installer à tendance à ne plus bloquer avec l’usure… Le zooming est facile et doux. En positon 35mm le zoom s’allonge d’environ 2cm. Il n’y a pas de problème d’allongement intempestif du zoom. Le range de 16 à 35 mm permet une belle flexibilité sur le terrain. A 16mm on est déjà UGA permettant de jouer avec son premier plan alors qu’a 35mm on commence à donner plus d’importance à l’arrière-plan. La focale de 35mm permet aussi de faire du reportage. Je pensais que l’optique de 24mm resterais ma focale de prédilection mais pour avoir testé le Sigma, je me suis rendu compte à quelle point la flexibilité d’un 16-35 est géniale ! Dur de revenir en arrière.   Jouer avec le premier plan en UGA Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 21mm, F14, 1/2500sec, 100iso Ecrasement des perspective à 35mm Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F16, 1/40sec, 100iso AF L’AF est ultrasonic comme il est de coutume avec la monture E. Pas des plus rapide ni des plus précis mais largement suffisant pour une pratique de paysage. Plus embêtant cependant, pas de butée mécanique sur la bague de map et la course est très faible. En ½ tour on passe de 0.3m à l’infini. Pas vraiment adapté à une utilisation en manuel mais rarement utilisé en manuel aussi.   Proxi Avec une map mini de 0.3m et sa focale, ce n’est pas vraiment une optique adaptée pour de la proxiphotographie. Pour de la proxi au GA il faudra préférer le 24mmf1.4 par exemple ou des optiques comme celles de Laowa. Mais lorsque l'on a "que ca" sous la main, il y a aussi de quoi faire: Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 17mm, F11, 1/20sec, 100iso Qualités optiques: Ouverture : De par son ouverture de F4, la lentille frontale est plus petite. L’optique est plus résistante aux défauts optiques comme les AC ou le flare. Mais en contrepartie, on a une luminosité moins grande pour de la photographie nocturne ou pour de beau bokeh. Cette optique étant plutôt dédiée au paysage ces points négatifs ne sont pas trop handicapant. Si vous voulez cependant faire de la photo de ciel nocturne, je vous conseille de prendre  une optique fixe lumineuse dédiée à cette pratique exigeant. Cela n’empêche pas de faire quelques photos nocturne comme ici avec l'éclipse de lune Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F8, 20sec, 6400iso Piqué: L’optique est vraiment très piquée de manière général. Il faudra fermer d’un cran (F5.6) pour vraiment avoir de résultat très bon. Mais sur un a7rIII, pour du paysage en fermant entre F8 et F13, il ne montre pas de faiblesse.   Vignetage: Le vignetage est assez marqué à pleine ouverture à 16mm mais en fermant le diaphragme n’est plus un problème.   Flare: L’optique résiste globalement bien au flare surement dû à la petite surface de sa lentille frontale. L’effet étoile des sources lumineuses est très bon pour un zoom.

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 17mm, F16, 1/800sec, 100iso

  AC:

Avec de gros contrejour, j’ai remarqué quelques AC dans les endroits à fort contrast. Crop à venir.

  Bokeh : Un UGA peut lumineux, le bokeh n’est pas superbe, on évitera d’avoir des zones floues. Si un sujet est proche de vous, pensez à faire du focus stacking pour l’avoir entièrement net.   Conclusion : Une très bonne qualité optique pour un prix, poids, encombrement contenu. Une optique dans la philosophie des mirror less avec une gamme F4 compact et abordable. L’optique parfaite pour le photographe paysage/reportage en voyage ou en balade qui ne veux pas prendre 10 optiques. La double stabilisation permet facilement de shooter à main levée sans forcément devoir transporter un trépied. La qualité optique est au rendez-vous en fermant d’un cran l’optique ! Cependant si vous voulez faire de la photo de ciel nocturne, le l’ouverture de F4 ne vous le permettra pas. Avec le 16-35f2.8 vous pourrez en faire mais pas aussi bien qu’une optique fixe plus lumineuse. Je préconise donc pour la différence de prix avec le GM de consacré une optique dédiée au ciel nocturne.   Synthèse: + compact + construction full métal + petit filtre 72mm + stabilisation pour du paysage à main levée + très bonne résistance au flare, AC + stabilisé + flexibilité du zoom allant de l’UGA au GA + prix   - bord un peu mou à pleine ouverture - peu lumineux, ne convient pas pour de l’astro photgraphie - Bokeh quasiment inexistant - le fut s’allonge - Pas de bouton personnalisable, switch AF/MF, échelle de map - utilisation MF difficile   J'espère que ce retour ainsi que ces exemples vous permettront d'avoir une meilleure idée du potentiel de ce 16-35f4 ;)

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F8, 1/100sec, 100iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F22, 1/320sec, 100iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F11,  1/13sec, 100iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 24mm, F11, 10sec, 100iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F9, 1/100sec, 100iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 20mm, F14, 13sec, 50iso

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 17mm, F14, 1/13sec, 100iso

 

Sony a7rIII, Sony 16-35mm f4, 35mm, F7.1, 15sec, 100iso

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Récit de voyage: La Norvège

Bonjour, Pour se changer les idées mais pas trop, avec deux collègues photographes, nous sommes partis en Norvège.

Fabrice Petruzzi                              Lionel Fellay

  Une petite vidéo résumant les 2 semaines de voyage en 8 minutes. L'envers du décors https://youtu.be/7pqHD9uJthM   Le cercle polaire est une région qui m’intrigue depuis longtemps. Voir les espèces migratrices passant quelques jours chez nous dans leur habitat de nidification. Voir le soleil de minuit ou plutôt ne pas voir la nuit tomber. Voir des habitats alpins au bord de la mer. Pour ne pas vous mentir, ce fût une très belle découverte, presque aussi beau que le Valais ! J’étais dans mon milieu, la région est très montagneuse Les fjord, d’anciennes vallées glacières immergées, offrent une topologie de terrain propice à la découverte et aux randonnées. La proximité avec la mer permet d’avoir des ambiances très changeantes. Nous avons majoritairement eu de la pluie et du brouillard mais par moment des percées dans le ciel offraient de magnifiques ambiances sublimant la scène. Le voyage a été divisé en deux parties. Une moitié sur l’île de Senja, une île peu peuplée et relativement sauvage encore épargnée pour quelques années du tourisme de masse. Pour vous donner une idée, l’île est 13 fois moins peuplée que le Valais. La majorité des habitants vivent de la pêche ou l’élevage de saumon. Sur l’image ci-dessous vous pouvez apercevoir des fermes à saumon typiques de la région. De par le coté sauvage de l’ile, la nature foisonne en cette période. Les espèces que j’ai pu observer dans les hauteurs sont parfaitement adaptées aux conditions nordiques. Dans les parties les plus hautes, dans les pierriers, il est possible d’apercevoir des lagopèdes alpins. C’est une espèce que l’on retrouve chez nous. J’ai voulu l’immortaliser en remettant l’oiseau dans son milieu qui est très différent de ce que l’on peut connaitre. De par la hauteur de nos montagnes, il est rare d’avoir des lumières douces. Le soleil de minuit permet d’avoir une longue période (6h-8h) avec une lumière sublime si les conditions météorologiques le permettent. Les promeneurs/joggeurs/VTTist/chasseurs étant rares dans la région, les animaux ne sont pas trop méfiants à l’égard des humains. Il est alors possible de s’approcher relativement près pour leur tirer le portrait. On peut aussi trouver son cousin le lagopède des saules en dessous de la limite de la forêt. Les forêts dans la région sont quasiment exclusivement constituées de bouleau et sont recouverts de neige en hiver. Ces conditions très rudes doivent expliquer la présence de lagopèdes des saules plutôt que de tétras lyre comme on pourrait penser au premier abord. Le fait de changer de plumage en hiver permet d’être plus discret dans ces forets enneigées et peu denses. En plus de la différence claire d’habitat, le lagopède des saules se distingue de son cousin par son caroncule plus massif et non dissimulable, par son bec plus robuste et par son cou marron. C’est une espèce que je n’avais encore jamais vue jusqu’à lors. Dans le jargon ornitho on appelle cela une coche. Plein d’autres espèces typiquement nordiques ont été vues dans cette région mais je vous les présenterai personnellement si vous êtes intéressé car la qualité photographique est plus en retrait (lors d’une réunion hivernalle du groupe ornithologique valaisan). Notre escapade dans le cercle polaire était plutôt orientée paysage. L’île de Senja est un paradis pour cela. Immense, sauvage et très intéressante par ses nombreux fjords. On est tout petit face à la scène. Les montagnes sortent littéralement de l’eau. Par exemple la montagne de Segla a une falaise de plus de 660m de haut. Moi qui ai un peu de vertige cela fait bizarre une fois au sommet (visible dans la vidéo à venir). Après une semaine nous avons attaqué la deuxième partie du voyage. Le trajet entre les deux îles s’est fait avec un ferry qui a bien tangué. La region des Lofoten est bien plus connue et habitée. Nous avons pu affronter de grosses vagues lors du trajet et le temps était passablement moyen avec un brouillard bien épais. Pas de quoi me décourager, il y a toujours une photo à faire quel que soit le temps, il suffit de mettre en avant l’ambiance du moment. Arrivé aux Lofoten c’est un choc, on revient à la civilisation. On croise des voitures sur la route, il y a des villages, des restaurants ainsi que des magasins. Fort heureusement les paysages sont toujours très diversifiés. Les villages se construisent sur les îles et certaines maisons sont même sur pilotis. Les maisons sont généralement peintes en jaune ou en rouge. Elles sont utilisées comme gîte dans les lieux touristiques ou comme cabane de pécheur pour les locaux Les habitations n’ont cependant pas étouffé la nature. Le lieu est encore bien sauvage. On retrouve par exemple des espèces que l’on avait déjà vues sur Senja comme le lagopède des saules. Le temps est très changeant, une violente averse voire de la grêle peut venir et partir en 5min. Pourtant les parades ne s’arrêtent pas pour autant. Si l’on regarde bien, on peut trouver des lièvres variables un peu partout. Ici dans un petit muret de ferme en bordure de village. Les plages sont très différentes entre Senja et les Lofoten, le sable y est plus fin et peut presque paraitre tropical. Les plages sont très diversifiées, des plages très blanches, très sombres voir un mélange des deux ce qui peut laisser de très beaux paternes lorsque la mer se retire. Cela peut même donner des rendus très graphiques Plage rime aussi avec une avifaune maritime. Les huitriers pies sont très présents dans la région et se prêtent facilement au jeu en prenant la pause. On en trouve même très proche des habitations. Ici avec une maison typique de la région Les huitriers n’ont cependant pas le monopole, les plages peuvent être parcouru par le grand gravelot. Ici en train de chercher de la nourriture sur le sable immaculé. Certaines plages sont aussi rocheuses, le dragon eye est un lieu connu ou des cailloux ont creusé la roche par la force des vagues et des marées. Une fois la marée basse, ces creux forment des gouilles avec le caillou responsable de l’érosion en son centre. En prenant des photos sur plusieurs secondes, des mini-tourbillons se créent dans ces flaques. Dans les ports il est possible de croiser des goélands et mouettes. Au nord la mouette tridactyle est plus présente que la mouette rieuse. Elles vivent en colonie dans les falaises. J’ai pu passer un moment avec elles et le moins que l’on puisse dire c’est que leurs journées sont bien mouvementées. Il faut amener des brindilles pour consolider le nid malgré la pluie Il faut faire le beau pour attirer les dames Si un rival est jaloux, il faut aussi défendre son territoire bec et ongles ! Lorsque le temps était moins propice à la photo, nous sommes partis nous balader à l’intérieur des terres pour découvrir de nouveaux coins. On a quand même eu une belle surprise avec une cascade alimentant deux lacs puis l’océan. La région est remplie de petits lacs. Il faudrait presque prendre une ou deux semaines juste pour explorer la région. Nos vacances commencent à toucher à leur fin, il nous faudra rebrousser chemin. Sur le retour les ambiances étaient encore splendides.

Notre vol fit une halte à Oslo, la capitale de la Norvège. Nous en profitâmes pour visiter un peu la ville. Depuis que je suis revenu de l’exposition à Montier en Der où toute une série d’images étaient faites par superposition en tournant autour du sujet, j’ai voulu tester. Ça peut paraitre un peu bizarre, c’est comme si j’avais pris 12 photos différentes sur la même pellicule tout en tournant autour de l’arbre.

J’espère que ce récit de voyage vous aura plus. Vous pouvez visionner les images en HD en cliquant sur l’album en dessous. Je vous invite aussi à regarder la vidéo retraçant le périple (à venir). http://apvl.ch/Senja-Lofoten/ Merci pour votre lecture. A la prochaine.
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Creux du Van saison 2018

Bonjour à vous, Bientôt une réunion annuelle que cette sortie au Creux du Van avec une vingtaine de photographes passionnés.   Au programme, apéro, photo, apéro, dodo, apéro, manger et un peu d'apéro :)   La neige est arrivé pendant le weekend de la sortie ce qui nous a permis d'avoir de chouettes ambiances. Le givre des arbres s'illumine.   Cette année, le mixe entre brouillard et levé de soleil à créer un halo particulier, un spectre de Brocken! Je vous ai compilé toutes les images de Creux du Van dans ce petit album, je vous laisse passer le diaporama en HD. Bonne visualisation. http://apvl.ch/creux-du-van/
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Le chamois

Le chamois, Tous le monde l'a déjà vu mais peut de monde s'y intéresse vraiment. Ses cornes sont bien moins impressionnantes et photogéniques que celles du bouquetin ou la ramure d'un cerf. Contrairement au bouquetin, il est aussi bien plus craintif et mise sur la course pour semer ses adversaires alors que le bouquetin mise plus sur la complexité du terrain. Son rut est aussi bien moins spectaculaire que le cerf ou le bouquetin. Pourtant, notre petite chèvre des alpes à pleins de spécificités bien à elle mais éclipsée par les plus gros. Finalement, le chamois reste méconnu. Je vais profiter de ce petit article pour partager mon expérience terrain avec cet animal fascinant et peut être vous apprendre deux-trois choses. Le chamois est un mammifère typiquement montagnard mais on peut le trouver en forêt à basse altitude comme il peut y en avoir au sommet des arrêtes à 3000m. Les chamois de forêt sont généralement plus trapus et plus sombres que leurs homologues des montagnes plus athlétiques. Les chamois des montagnes comme les bouquetins se nourrissent sur les arrêtes dont la neige est soufflée par le vent. Les chamois de forêt se protègent de l'hiver cachés dans les arbres. En forêt, ils ont l'habitude de frotter leurs cornes contre les arbres, la poix peut donner une apparence plus volumineuse aux cornes, il est aussi plus difficile de conter l'âge d'un individu dû à cette surcouche. Parfois cette poix mélangée aux poils peut créer de grosses boules dans leur estomac appelées bézoard, autrefois utilisées comme porte bonheurs ou comme « médicament ». Avec la modernisation la mode est plus aux cornes de rhinocéros de nos jours. Le chamois comme les autres animaux ont une période dit de rut. C'est le moment où les femelles sont en chaleur et où les mâles débordent de testostérone. Des courses poursuites impressionnantes et dangereuses peuvent éclater à tout moment. Un mâle en course un autre pour lui montrer qui est le maître des lieux. En présence de femelles, ils émettent de petit jappement, très comique à entendre ! Un vrai spectacle à observer de loin pour bien visualiser l'ensemble de la scène.   Ci-dessous un petit album des images en HD pour le plaisir des yeux :) http://apvl.ch/album-chamois/
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La rencontre avec le gypa

Il y a des moments comme ça où tu te demandes ce que tu fais ? Si tout ça a un sens ? C’est l’interrogation que j’ai eue lors de ma petite randonnée habituelle mais avec de la neige jusqu’aux genoux. Et si tout cet effort ne servait à rien et qu’au final qu’un grand désert blanc m’attendait ? Ce serait vous mentir que de vous dire que l’envie de rebrousser chemin ne m’ait pas traversé l’esprit. Le fait de m’être levé à 4h30 et d’avoir bien fait 1/3 du chemin m’a motivé à continuer. L’ascension m’aura pris 2 fois plus de temps qu’habituellement. Sans raquette ou ski de randonnée, il était plus facile d’escalader car le vent a laissé la roche à nu. Après 3h de marche pénible dans la neige, me voici sur le plateau. La neige avec des paternes rocailleux s’étend sur des kilomètres. Le jeu « où est Charly » peut commencer. Avec de la chance une de ces taches peut être un lagopède ou encore plus chanceux, un lièvre variable ! Je ne me fais pas trop d’illusion car j’ai plus de chance d’être bredouille que de tomber sur ces as du camouflage. Il ne fallut pas long pour oublier la pénible montée, voilà que 30m devant moi, 2 lagopèdes s’éloignent d’un air apeuré. J’arrête immédiatement mon avancée et attend que les deux compères se calment et m’oublient. Un individu est caché derrière une bosse et l’autre à juste la tête qui dépasse et surveille mes moindres faits et gestes.  Très lentement, je rampe vers un caillou qui me fera office d’écran ainsi que repose objectif. Me voilà bien placé, il ne reste plus qu’à attendre que les perdrix des neiges m’acceptent et reprennent leur train de vie. Je me replie derrière le caillou et met les mains dans les poches car les températures sont bien fraiches. Après un bout de temps, une grande silhouette attire mon attention dans le ciel. Pas de doute possible, cet immense voilier ne peut qu’être le gypaète barbu ! Quel plaisir de le revoir dans cette région ! La dernière fois que je l’avais vu, c’était il y a exactement 8ans en 2010. Le gypaète effectue de nombreux posés sur une arrête bien trop loin pour faire des photos mais une observation magnifique. Il a probablement trouvé une carcasse et jette les os au sol pour les briser. Lentement je bouge mon objectif pour immortaliser la scène. Après quelques minutes le gypaète s’éloigne et je perds sa trace. Il a dû repartir dans ses quartiers me dis-je. Voilà que le deuxième lagopède qui c’était caché sort derrière la bute et se nourrit paisiblement devant moi. Il se gratte aussi. Et prend même la pause ! L’autre individu par contre reste de marbre et ne n’a toujours pas cligné des yeux, il me fixe toujours ! Je me dis que bien vite, voyant son collègue confiant devant lui, il s’avancera. Il se détachera ainsi sur l’arrêt et je pourrais lui tirer le portrait. Malheureusement le gypaète n’est pas du même avis. Il a dû me repérer de loin et comme je ne bougeais pas, il est venu en personne pour déterminer si j’étais encore vivant ou si j’étais plus appétissant. Je l’ai vu à temps planer vers moi. Mon cœur s’emballe, pas le temps de changer les réglages de l’appareil. Je prends les images à la va-vite, il s’approche dangereusement. J’entends des bruits d’ailes, les deux lagopèdes décollent effrayés par cette masse qui pourrait être un aigle à leurs yeux. Je continue à prendre des images, trop proche, il ne passe plus dans le cadre ! Le voilà déjà reparti, rien d’intéressant pour lui, il préfère les cadavres. Quel moment intense, je n’en reviens pas ! Maintenant, c’est sûr que ça valait bien la peine de monter jusqu’ici avec de la neige jusqu’aux genoux ! Je regarde si les lagopèdes se sont posé dans les environs. Je ne vois rien ni au sol ni dans les airs. Je continue à prospecter le plateau et tourne le regard de temps à autre vers le ciel pour espérer apercevoir la silhouette du gypa. Au loin des croassements de grand corbeau des alpes, intéressant car c’est une espèce très territoriale qui chasse tout intrus. J’ai vu juste, il houspille le gypaète. C’est loin mais le comportement est intéressant, les attaques du corbeau oblige le gypaète à changer de trajectoire et à battre des ailes. Il est rare de le voir battre des ailes car il est bien moins énergivore de planer et de se laisser porter par les thermiques. Ainsi se termina cette matinée. C’est avec le sourire que je glisse les pentes sur le chemin du retour. Ma route croise encore celle d’une étagne. Comme quoi les rencontres inattendues peuvent toujours survenir ! L’effort est souvent récompensé !
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Maurienne

Cet été avec une bande de joyeux lurons du forum sony alpha dxd, nous sommes partie une semaine dans les alpes en Maurienne pour bien manger et boire. Euhh non, pour prendre des photos O:) Le voyage était organisé d'une main de maître par Catherine épaulée par "le chef" Pascale. Au programme de nombreuses marches, de belles balades dans des décors presque aussi beau qu'en Valais :)   La première sortie une fois arrivé sur place en reconnaissance du lieu. Au loin, un jeune bouquetin mâle boit au bord de la rivière. Tout excité je m'approche pour lui tirer le portrait, la semaine commence bien :)   Un peu plus loin nous croisons quelques marmottes dont certaines bronzent sur les toits des maisons typique de la région en pierre sèche   La première journée est passée très vite. Le lendemain je me lève un peu plus tôt que le reste de la bande pour faire un peu de macro avec les premiers rayons de soleil   Je suis complètement impressionné par le nombre d’Apollon que je croise. Ca doit vraiment être une région favorable pour eux, il y en a partout alors que jusqu’à lors j'en avais peut être vu 4 dans ma vie.   Je rejoins ensuite le reste de la bande pour déjeuner (ils disent petit déjeuner en France) puis nous sommes parti pour une petite marche direction le gite des Evettes. Les marmottes étaient de la partie!   En ce début d'été les têtards commencent à devenir petite grenouille et sortent des mares. Elles sont tellement petites que la mousse ressemble à des arbres en comparaison   Déjà l'heure du retour. Après de bonnes flammenküsch et quelques verres, on décide de se lever à 4h du matin pour tenter de faire de la voie lactée. La période n'est pas vraiment optimale, le centre de la voie lactée ne sera pas visible mais bon, on est là pour tenter des choses. J'ai repéré deux compositions potentielles. La première avec un arbre solitaire, une image stacké avec le coucher de lune   L'autre composition est avec la chapelle de l'écot. Une chapelle toute en pierre sèche comme le reste du hameau. Après quelques images je vais mettre ma lampe frontale dans la chapelle pour éclairer les fenêtres. Voici le résultat. Le milieux de la semaine est déjà passé. On commence à être fatigué, nous ne somme plus si matinale. Peut être que les deux soirées voie lactée nous on privé de quelques heures de sommeils? Mais le programme tiens toujours, une marche nous attend et ce soir nous dormons au au refuge de Vallonbrun. Si la chance nous souris, nous devrions apercevoir des vautours fauves. Nous montons au gîtes mais la météo est très mauvaise, du brouillard et de la pluie. Néanmoins je fais une petite balade de reconnaissance et je repère une pierre sur une arrête qui se détache. C'est décidé, le lendemain le réveil est fixé à 5h et j'irais voir ce que je peux faire avec ce caillou. Le réveil sonne, je sors du dortoir en faisant le moins de bruit possible. Le temps est clair mais une mer de brouillard menace quelques 100ènes de mètres en dessous. Je monte au caillou et à ce moment là le brouillard se lève et enveloppe toute la région. L'ambiance est dantesque!   Les brouillards et maintenant partout. Je redescend au gite pour déjeuner. Nous partons ensuite en balade pour voir les vautours. Nous n'avons pas trop d’espoirs car il pleuvine et le brouillard est omniprésent. Après quelques heures néanmoins nous voyons sortir des vautours de nul part. Un moment magique.

Merci Hervé alias Joulzy pour cette image

  Ce n'est surement pas les meilleurs images de vautours fauves mais ce fût un moment extraordinaire que de les voir sortir ainsi de nul part! Il reste encore une destination dans la liste des promenades. Un coin très fleuris, Prariond, avec des marmottes et pourquoi pas des bouquetins? Sur place nous croisons quelques marmottes mais pas de bouquetins en vue.   On se laisse pas abattre, les bouquetins sont peut être plus haut? La marche continue pour aller à la rencontre du maître des alpes. Heureusement pour moi (car les collègues m'auraient tué si on en voyait pas :)  ) nous croisons la routes des bouquetins. Le brouillard est en train d'arriver et la lumière est quasiment partie. Pas grave, quelques images pour le souvenir.   La semaine touche maintenant à sa fin. Quelques images dans la boite mais surtout de superbes rencontres avec une bonne équipe et un ventre bien remplit de spécialité de Frances, Suisse, Belgique et Pologne! Merci à la fine équipe, quelques images de quelques photographes en action.

Pascal alias Round Planet

Olivier

 

Christophe

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