Le chamois

Le chamois, Tous le monde l'a déjà vu mais peut de monde s'y intéresse vraiment. Ses cornes sont bien moins impressionnantes et photogéniques que celles du bouquetin ou la ramure d'un cerf. Contrairement au bouquetin, il est aussi bien plus craintif et mise sur la course pour semer ses adversaires alors que le bouquetin mise plus sur la complexité du terrain. Son rut est aussi bien moins spectaculaire que le cerf ou le bouquetin. Pourtant, notre petite chèvre des alpes à pleins de spécificités bien à elle mais éclipsée par les plus gros. Finalement, le chamois reste méconnu. Je vais profiter de ce petit article pour partager mon expérience terrain avec cet animal fascinant et peut être vous apprendre deux-trois choses. Le chamois est un mammifère typiquement montagnard mais on peut le trouver en forêt à basse altitude comme il peut y en avoir au sommet des arrêtes à 3000m. Les chamois de forêt sont généralement plus trapus et plus sombres que leurs homologues des montagnes plus athlétiques. Les chamois des montagnes comme les bouquetins se nourrissent sur les arrêtes dont la neige est soufflée par le vent. Les chamois de forêt se protègent de l'hiver cachés dans les arbres. En forêt, ils ont l'habitude de frotter leurs cornes contre les arbres, la poix peut donner une apparence plus volumineuse aux cornes, il est aussi plus difficile de conter l'âge d'un individu dû à cette surcouche. Parfois cette poix mélangée aux poils peut créer de grosses boules dans leur estomac appelées bézoard, autrefois utilisées comme porte bonheurs ou comme « médicament ». Avec la modernisation la mode est plus aux cornes de rhinocéros de nos jours. Le chamois comme les autres animaux ont une période dit de rut. C'est le moment où les femelles sont en chaleur et où les mâles débordent de testostérone. Des courses poursuites impressionnantes et dangereuses peuvent éclater à tout moment. Un mâle en course un autre pour lui montrer qui est le maître des lieux. En présence de femelles, ils émettent de petit jappement, très comique à entendre ! Un vrai spectacle à observer de loin pour bien visualiser l'ensemble de la scène.   Ci-dessous un petit album des images en HD pour le plaisir des yeux :) http://apvl.ch/album-chamois/
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La rencontre avec le gypa

Il y a des moments comme ça où tu te demandes ce que tu fais ? Si tout ça a un sens ? C’est l’interrogation que j’ai eue lors de ma petite randonnée habituelle mais avec de la neige jusqu’aux genoux. Et si tout cet effort ne servait à rien et qu’au final qu’un grand désert blanc m’attendait ? Ce serait vous mentir que de vous dire que l’envie de rebrousser chemin ne m’ait pas traversé l’esprit. Le fait de m’être levé à 4h30 et d’avoir bien fait 1/3 du chemin m’a motivé à continuer. L’ascension m’aura pris 2 fois plus de temps qu’habituellement. Sans raquette ou ski de randonnée, il était plus facile d’escalader car le vent a laissé la roche à nu. Après 3h de marche pénible dans la neige, me voici sur le plateau. La neige avec des paternes rocailleux s’étend sur des kilomètres. Le jeu « où est Charly » peut commencer. Avec de la chance une de ces taches peut être un lagopède ou encore plus chanceux, un lièvre variable ! Je ne me fais pas trop d’illusion car j’ai plus de chance d’être bredouille que de tomber sur ces as du camouflage. Il ne fallut pas long pour oublier la pénible montée, voilà que 30m devant moi, 2 lagopèdes s’éloignent d’un air apeuré. J’arrête immédiatement mon avancée et attend que les deux compères se calment et m’oublient. Un individu est caché derrière une bosse et l’autre à juste la tête qui dépasse et surveille mes moindres faits et gestes.  Très lentement, je rampe vers un caillou qui me fera office d’écran ainsi que repose objectif. Me voilà bien placé, il ne reste plus qu’à attendre que les perdrix des neiges m’acceptent et reprennent leur train de vie. Je me replie derrière le caillou et met les mains dans les poches car les températures sont bien fraiches. Après un bout de temps, une grande silhouette attire mon attention dans le ciel. Pas de doute possible, cet immense voilier ne peut qu’être le gypaète barbu ! Quel plaisir de le revoir dans cette région ! La dernière fois que je l’avais vu, c’était il y a exactement 8ans en 2010. Le gypaète effectue de nombreux posés sur une arrête bien trop loin pour faire des photos mais une observation magnifique. Il a probablement trouvé une carcasse et jette les os au sol pour les briser. Lentement je bouge mon objectif pour immortaliser la scène. Après quelques minutes le gypaète s’éloigne et je perds sa trace. Il a dû repartir dans ses quartiers me dis-je. Voilà que le deuxième lagopède qui c’était caché sort derrière la bute et se nourrit paisiblement devant moi. Il se gratte aussi. Et prend même la pause ! L’autre individu par contre reste de marbre et ne n’a toujours pas cligné des yeux, il me fixe toujours ! Je me dis que bien vite, voyant son collègue confiant devant lui, il s’avancera. Il se détachera ainsi sur l’arrêt et je pourrais lui tirer le portrait. Malheureusement le gypaète n’est pas du même avis. Il a dû me repérer de loin et comme je ne bougeais pas, il est venu en personne pour déterminer si j’étais encore vivant ou si j’étais plus appétissant. Je l’ai vu à temps planer vers moi. Mon cœur s’emballe, pas le temps de changer les réglages de l’appareil. Je prends les images à la va-vite, il s’approche dangereusement. J’entends des bruits d’ailes, les deux lagopèdes décollent effrayés par cette masse qui pourrait être un aigle à leurs yeux. Je continue à prendre des images, trop proche, il ne passe plus dans le cadre ! Le voilà déjà reparti, rien d’intéressant pour lui, il préfère les cadavres. Quel moment intense, je n’en reviens pas ! Maintenant, c’est sûr que ça valait bien la peine de monter jusqu’ici avec de la neige jusqu’aux genoux ! Je regarde si les lagopèdes se sont posé dans les environs. Je ne vois rien ni au sol ni dans les airs. Je continue à prospecter le plateau et tourne le regard de temps à autre vers le ciel pour espérer apercevoir la silhouette du gypa. Au loin des croassements de grand corbeau des alpes, intéressant car c’est une espèce très territoriale qui chasse tout intrus. J’ai vu juste, il houspille le gypaète. C’est loin mais le comportement est intéressant, les attaques du corbeau oblige le gypaète à changer de trajectoire et à battre des ailes. Il est rare de le voir battre des ailes car il est bien moins énergivore de planer et de se laisser porter par les thermiques. Ainsi se termina cette matinée. C’est avec le sourire que je glisse les pentes sur le chemin du retour. Ma route croise encore celle d’une étagne. Comme quoi les rencontres inattendues peuvent toujours survenir ! L’effort est souvent récompensé !
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Maurienne

Cet été avec une bande de joyeux lurons du forum sony alpha dxd, nous sommes partie une semaine dans les alpes en Maurienne pour bien manger et boire. Euhh non, pour prendre des photos O:) Le voyage était organisé d'une main de maître par Catherine épaulée par "le chef" Pascale. Au programme de nombreuses marches, de belles balades dans des décors presque aussi beau qu'en Valais :)   La première sortie une fois arrivé sur place en reconnaissance du lieu. Au loin, un jeune bouquetin mâle boit au bord de la rivière. Tout excité je m'approche pour lui tirer le portrait, la semaine commence bien :)   Un peu plus loin nous croisons quelques marmottes dont certaines bronzent sur les toits des maisons typique de la région en pierre sèche   La première journée est passée très vite. Le lendemain je me lève un peu plus tôt que le reste de la bande pour faire un peu de macro avec les premiers rayons de soleil   Je suis complètement impressionné par le nombre d’Apollon que je croise. Ca doit vraiment être une région favorable pour eux, il y en a partout alors que jusqu’à lors j'en avais peut être vu 4 dans ma vie.   Je rejoins ensuite le reste de la bande pour déjeuner (ils disent petit déjeuner en France) puis nous sommes parti pour une petite marche direction le gite des Evettes. Les marmottes étaient de la partie!   En ce début d'été les têtards commencent à devenir petite grenouille et sortent des mares. Elles sont tellement petites que la mousse ressemble à des arbres en comparaison   Déjà l'heure du retour. Après de bonnes flammenküsch et quelques verres, on décide de se lever à 4h du matin pour tenter de faire de la voie lactée. La période n'est pas vraiment optimale, le centre de la voie lactée ne sera pas visible mais bon, on est là pour tenter des choses. J'ai repéré deux compositions potentielles. La première avec un arbre solitaire, une image stacké avec le coucher de lune   L'autre composition est avec la chapelle de l'écot. Une chapelle toute en pierre sèche comme le reste du hameau. Après quelques images je vais mettre ma lampe frontale dans la chapelle pour éclairer les fenêtres. Voici le résultat. Le milieux de la semaine est déjà passé. On commence à être fatigué, nous ne somme plus si matinale. Peut être que les deux soirées voie lactée nous on privé de quelques heures de sommeils? Mais le programme tiens toujours, une marche nous attend et ce soir nous dormons au au refuge de Vallonbrun. Si la chance nous souris, nous devrions apercevoir des vautours fauves. Nous montons au gîtes mais la météo est très mauvaise, du brouillard et de la pluie. Néanmoins je fais une petite balade de reconnaissance et je repère une pierre sur une arrête qui se détache. C'est décidé, le lendemain le réveil est fixé à 5h et j'irais voir ce que je peux faire avec ce caillou. Le réveil sonne, je sors du dortoir en faisant le moins de bruit possible. Le temps est clair mais une mer de brouillard menace quelques 100ènes de mètres en dessous. Je monte au caillou et à ce moment là le brouillard se lève et enveloppe toute la région. L'ambiance est dantesque!   Les brouillards et maintenant partout. Je redescend au gite pour déjeuner. Nous partons ensuite en balade pour voir les vautours. Nous n'avons pas trop d’espoirs car il pleuvine et le brouillard est omniprésent. Après quelques heures néanmoins nous voyons sortir des vautours de nul part. Un moment magique.

Merci Hervé alias Joulzy pour cette image

  Ce n'est surement pas les meilleurs images de vautours fauves mais ce fût un moment extraordinaire que de les voir sortir ainsi de nul part! Il reste encore une destination dans la liste des promenades. Un coin très fleuris, Prariond, avec des marmottes et pourquoi pas des bouquetins? Sur place nous croisons quelques marmottes mais pas de bouquetins en vue.   On se laisse pas abattre, les bouquetins sont peut être plus haut? La marche continue pour aller à la rencontre du maître des alpes. Heureusement pour moi (car les collègues m'auraient tué si on en voyait pas :)  ) nous croisons la routes des bouquetins. Le brouillard est en train d'arriver et la lumière est quasiment partie. Pas grave, quelques images pour le souvenir.   La semaine touche maintenant à sa fin. Quelques images dans la boite mais surtout de superbes rencontres avec une bonne équipe et un ventre bien remplit de spécialité de Frances, Suisse, Belgique et Pologne! Merci à la fine équipe, quelques images de quelques photographes en action.

Pascal alias Round Planet

Olivier

 

Christophe

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Retour gamme ART Sigma

Bonjour, Grace à une collaboration avec Sigma Romandie, je vais pouvoir tester toute leur gamme ART FE actuelle. Ce sera comme à mon habitude des retours terrains avec mon ressenti personnel. Je suis totalement libre de dire ce que j'en pense et je n'ai aucune obligation de résultats. Je précise donc que cet avis n'engage que moi et elle est basée sur ma pratique photographie. C'est un ressenti personnel, un retour terrain, pas un test standardisé qui se veut scientifique.   Je vous laisse choisir quel retour vous intéresse le plus. N'hésitez pas à revenir pour lire une autre review de la gamme Sigma ART http://apvl.ch/sigma-14mm/ http://apvl.ch/sigma-20mm/ http://apvl.ch/sigma-24mm/ http://apvl.ch/sigma-35mm/ http://apvl.ch/sigma-70mm/ J'espère que ces retours richement illustrés vous permettent de mieux vous rendre compte des possibilités coffrent la gamme ART de chez Sigma
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coup de gueule d’un lagopède

Le lagopède, un oiseau mythique de nos montagnes. Un des seuls oiseaux à pouvoir vivre vers 4000m d'altitude toute l'année avec la niverolle alpine. Cet oiseau étonnant a su s'adapter aux rudes conditions météorologiques de nos latitudes. Voici quelques images du lagopède a différents moments de l'année: Bon visionnage. http://apvl.ch/variation-lagopede/ Je vous laisse avec un coup de gueule d'un lagopède que j'ai croisé en novembre 2015. Depuis 150 millions d'années mes ancêtres ce sont adaptés à l'évolution de la terre, à ses prédateurs, à son climat rigoureux. De descendant en descendant je me suis perfectionné dans l'art du camouflage pour passer inaperçu. Ma chaire et bien appréciée par les renards et les aigles (et les hommes). Pour survivre, avec le temps, j'ai remarqué que lorsque le sol devenait tout blanc et froid et les jours plus court, mes congénères pâles survivaient plus facilement. J'ai eu la constatation inverse lorsque les jours devenaient plus long. Avec le temps je me suis calqué sur le cycle des jours pour effectuer ma mue pour changer mes plumes couleurs de roche pour des plumes blanches neige. Je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, le lièvre variable ou l'hermine m'ont copiés et ont aussi utilisés ce subterfuge pour tromper l'oeil aiguisé de l'aigle. J'ai même effacé toute trace d'odeur pour que le renard rusé ne me trouve pas ainsi que ma progéniture. Cependant l'heure est grave, lorsque les jours deviennent plus cours et que mon pelage commence à ce transformer la poudre blanche n'est pas encore là. Je me sens comme mis à nue et je suis obligé de monter plus haut en altitude pour trouver de la neige afin de me dissimuler. Aujourd'hui je suis sur une petite montagne. Elle ne fait que 2750m de haut. Je suis à mi-novembre et le seul endroit ou je peux trouver de la neige pour me cacher se trouve à 10m du sommet sur la face nord... Mes congénères sur d'autres montagnes plus petites ce sont fait repérer par l'aigle dans cet ammat de cailloux sombres. Chaque hiver je dois monter un peu plus haut si je ne veux pas disparaître. Cependant les montagnes ne sont pas indéfiniment hautes et le réchauffement climatique est bien plus rapide que ma capacité d'adaptation qui dure des milliers d'années. 2°C en 1 siecle? c'est peu pensez vous? Pour moi c'est 350m de plus à monter pour survivre. Je vais devoir trouver une montagne à 3'000m de hauteur si je veux un future prospère pour ma descendance. Malheureusement aux alentours, la plus haute montagne, n’atteint juste pas 3'000m :S Chez nous il y a des bipèdes qui nous observent et qui nous étudient. A ce que j'ai entendu ils font des recensements des oiseaux nicheurs. Il y a eu un recensement entre 1972 à 1976 et un deuxième entre 1993 à 1996. Notre espèce à totalement disparu de 16 carré kilométriques (1km sur 1km) depuis 1976. Cette année ils font un troisième recensement. Je n'ai pas encore entendu les chiffres définitifs qui tomberont en 2016 mais ce n'est pas très réjouissant :S Avant on ne me voyait pas car j'ai une capacité hors du commun pour le camouflage mais bientôt on ne me verra plus de part ma rareté. Voila mon petit coup de gueule et pourquoi j'ai l'air si agressif sur cette image. Je ne vais pas m’étendre plus longtemps car je pourrais encore parler de ces fous qui foncent sur moi avec de larges planches aux pieds ou encore de ces renards bizarres lié d'amitié avec les bipèdes qui nous pourchassent et nous épuisent. J'espère vous avoir appris plus de chose sur moi et peut être que vous prendrez conscience de mon dilemme. Une petite vidéo pour conclure https://youtu.be/K8jA72kDyL4 Merci pour votre visite :)
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Dolomites

Bonjour à tous, Le weekend passé fût l'occasion de découvrir une nouvelle partie de la chaîne des alpes. La région choisie fût dans les Dolomites en Italie. C'est une région bien connue pour ses montagnes très abruptes et ses nombreux lacs. La durée du voyage fût très courte et la météo moyenne. La première nuit fût consacrée à Tre Cime ou Drei Zinnen, probablement les montagnes les plus emblématiques de la région. Le planning est serré car la voie lactée se couche vers 22h et les nuages arrivent à grand pas. Trois idées d'images avaient été repérées avant le départ. Une avec les petits lac devant les trois cimes, une autre avec les montagnes de profil avec la voie lactée sortant des montagnes et la dernières depuis une des grottes. La première fût bien compliquée à réaliser car le lac en question est très proche des montagnes qui sont massives. Il aura fallu pas moins de 21 images avec un objectif ultra grand angle pour balayer l'ensemble de la scène. Les images ont ensuite été assemblées pour donner ce panorama. Merci à Anja pour la pose au abord du lac. C'est la première fois que j'imprime l’entièreté de la voie lactée sur une seule image, un gros challenge. Il faut savoir que la voie lactée n'a pas cette forme en arc mais le fait de projeter une scène sphérique sur un support plat oblige à faire des déformations. C'est comme pour une carte topographique, dans ce cas le ciel est déformé et l'horizon demeure plat. J'ai une idée en tête pour une prochaine image où la voie lactée ne sera pas déformée mais le sol, mais il faudra attendre l'année prochaine pour la voir car la voie lactée ne se montrera plus avant mars.   Place à la deuxième image sur l'arrête avec la voie lactée s'échappant par les pointes. Sur cette image c'est moi qui ferai office de model, merci à Anja pour avoir déclenché l'appareil. Star catcher, voici le nom de cette image. Globalement il n'a pas été facile de faire ces images car le lieu est très touristique. La plupart du temps des lampes frontales éclairaient les montagnes ce qui donne un aspect artificiel très désagréable. Il a fallut se synchroniser avec les autres personnes sur place pour prendre les images lors des temps morts. Je dois avouer que ca casse un peu la magie du lieu...   Il aura fallu plus de temps que prévu pour mettre en boite les images. Le centre de la voie lactée est passée derrière l'horizon et les nuages arrivent. Ce n'est pas bien grave, la photographie nocturne ne se résume pas seulement à des ciels clairs et des voies lactées. Ce serait un peu ennuyant non? Ci-dessous une image d'ambiance "bougie" où les trois cimes émettent des nuages. En grimpant sur les arrêtes pour obtenir le point de vue de la photo précédente, il faut arpenter des chemins taillés à même la roche, des petits ponts surplombant le vide et même des tunnels. Ces passages étaient utilisés lors de la première guerre mondiale lorsque les italiens se battaient contre les austro-hongrois pour repousser les forces de l'axe les empêchant de prendre Venise. On en arrive donc à la troisième image prévue, les Tre Cime à travers les ouvertures des grottes. Les nuages ont totalement envahi le ciel mais ce n'est pas bien grave, la pollution lumineuses des villages alentours ajoute des couleurs dans le ciel et met en évidence les montagnes. Il ne faut pas dire mais cette grotte m'aura servi de refuge pour passer la nuit. Le petit matin arrive mais malheureusement le mauvais temps prévu arriva. La grotte est remplie de brouillard... J'entends des bruits de lagopèdes hors de la grotte. Je visse mon téléobjectif au boitier et sors à la recherche de ces oiseaux typiquement montagnards. En voici un, je m'approche à pas feutré à flanc de coteau pour lui tirer le portrait. Les nuages sont persistant, je fais donc demi-tour pour redescendre vers la plaine. Des vagues de nuages s'écrasent contre les montagnes. Une dernière image avant de quitter ce lieu. Le temps ne va pas vers le mieux, le plafond de nuage est bas, un temps déprimant d'un point de vue photographique. Que faire dans ces conditions? Des cascades évidement, le temps maussade permet d'avoir des temps d'exposition lents ce qui transforme les cascades en filets. Heureusement un guide touristique traînait dans la voiture et hop, on repart pour les cascades. Dans le guide il était écrit qu'il fallait faire attention a ne pas se mouiller les pieds. Apparemment l'aménagement touristique a gagné... Des passerelles ont été aménagées partout pour permettre d'accéder aux cascades les pieds au sec. Bien dommage car le lieu perd tout son charme. De plus, pour obtenir les cadrages intéressants, les installations étaient plus en travers de la vue... Promis, les pieds ne sont pas restés sec bien longtemps. En descendant la rivière d'autres points de vue interessant se présentent. Ici une vue un peu plus graphique, ça passe ou ça casse. Encore plus bas se trouve une cascade bien dégagée avec des cailloux d'une teinte très rouge. Je positionne le trépied à ras de l'eau pour mettre en avant ces tonalités très chaudes. Ce sera la fin du voyage car la pluie gagne en intensité à chaque instant. Sur le chemin du retour je profite pour prendre une photo plus intimiste avec un petit mélèze rétro éclairé Merci d'avoir suivi cette aventure. J'espère qu'elle vous aura plus. Promis je retournerai dans cette région qui a beaucoup de potentiel mais très certainement dans les coins moins courus ou lorsque les routes seront fermées. A la prochaine.
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