100-400mm f4.5-5.6 sony: L’optique du baroudeur

Retour d’utilisation sur le 100-400mm f4.5-5.6 G master Mon objectif polyvalent et léger pour la photo de nature était le 70-400 en monture A. Il m’a donc semblé logique d’acquérir le 100-400 en monture E comme digne successeur. Dans cet article, je vais souvent comparer le 100-400 au 70-400 assez connu par les sonyist. Ergonomie: Dès l’objectif sorti de son carton, on sent que la construction est vraiment sérieuse. C’est du tout métal solide pour affronter le terrain. Le 70-400 à coté fait plutôt plastique avec ses bandes argentées et son parsoleil qui fait très léger. Clairement, on sent que l’on est sur une autre gamme au niveau des choix des matériaux, la gamme de prix n’est pas la même non plus cela dit… En comparent le 70-400 au 100-400, j’ai vraiment l’impression que sony a écouté les utilisateurs et à pris en considération les remarques pour faire cet objo. Pour avoir perdu le PS de temps en temps sans raison, maintenant il y a un click de sécurité bloquant le PS en position. C’est aussi piégeur, n’ayant pas l’habitude de ce verrou, j’ai tendance à enlever le PS en forçant sur le mécanisme… un pli à prendre. Edit: le plis est pris, j'utilise maintenant le bouton à chaque fois. Cependant le mécanisme est fragile, le miens est cassé, une fissure empêche le PS de clipser. De ce fait il ne clips plus du tout sauf si je "pince" le plastique avant pour refermer la fissure. A voir si je l'envoie au SAV ou si je met un point de col. La fenêtre du parsoleil parait aussi plus robuste mais le temps nous le dira si c’est plus durable que sur le 70-400. D’ailleurs, petite anecdote, j’ai enfin compris dans quelle pratique on utilisait un polarisant sur un 70-400, c’est en photo de rally par exemple pour ne pas avoir les reflets des parbrise pour voir les conducteurs. Edit: comme avec le 70-400, la fenêtre s'ouvre tout le temps. Dommage pour ceux qui n'utilise pas de polarisant sur ce type d'optique. Une chose qui marque aussi avec le PS c’est que l’on a plus cette forme de tulipe. Le faire d’avoir une focale min de 100mm plutôt que 70mm ne justifie peut-être plus cette découpe ? Je ne le trouve pas plus mal, peut-être moins efficace mais bien moins encombrant ainsi. Une autre critique qui était faite au 70-400 est le fut qui s’allonge tout seul avec l’effet de la gravité (peu pratique lorsque l’on veut le poser). Il est maintenant possible de durcir la bague de zooming. Je trouve cela très pratique. Je zoom très rarement, animalier oblige, je suis quasi en permanence à 400mm j’ai donc réglé la bague sur dur. Une chose qui surprend aussi, la bague de zoom et de MAP est inversée. C’est à la mode chez sigma, apparemment sony suit aussi la tendance. Comme pour le bouton de blocage, c’est une habitude à prendre. Une autre modification apportée et qui est une première sur les objo sony il me semble, est le collier de pied démontable. Pas le collier de pied en entier mais juste le L. je trouve le système très ingénieux (ça sent un petit concours en interne avec des ingénieurs en mécanique). Il est donc possible de démonter le L du collier de pied. Je ne sais pas si sony en propose d’autres au catalogue? par exemple un L de pied déjà usiné en arca pourrait être très pratique. Dans tous les cas, ça laisse la possibilité de modifier ce support (via des marques tierces aussi). Un autre point, sans le L du collier de pied apparaît un pas de vis, cela peut permettre de bricoler ses propres supports sans devoir usiner une queue d’aigle complexe. Je sens que je vais me créer un petit support :) Un 100-400 c’est fais pour être pris en balade. Il se doit d’être léger et peut encombrant. Malgré ce que dit sony pour le développement des optiques Gmaster (pas de compromis sur le piqué et le bokeh), son encombrement et masse est bien faible. Il se porte facilement en boudillère. Pour comparaison: Sony 100-400 : 93,9 x 205 1.395kg (sans fixation trépied) Sony 70-400 : 94,5 x 196mm 1.5kg (sans fixation trépied) Nikon 80-400 : 95,5 × 203 1.57kg (avec fixation trépied) Canon 100-400 : 94 × 193 1.64kg (avec fixation trépied) Il est plus long que la moyenne malgré le tirage plus court ? mais il est le plus fin en diamètre malgré la stabilisation dans l’optique. C’est aussi probablement le plus léger (sony ne donnant pas le poid avec le collier de pied… J’ai testé sur ma balance, les 1.4kg sont obtenu sans PS, sans pied et sans bouchon. Avec tout ça, on est plutôt à 1.6kg…). Bref, il faudrait savoir comment son pesé les autres objo mais le sony n’est certainement dans les plus léger. Il y a deux mode de stabilisation, le mode 1 stabilise tous les axes alors que le mode 2 ne stabilise pas les déplacement horizontaux permettant ainsi des filé avec stab. La stabilisation est rudement efficace accouplé à la stabilisation interne des a7 troisième génération. Une énorme amélioration venant du 70-400. Qualité d’image: Franchement la qualité d’image sur un boitier sur pixelisé comme le a7rIII est juste impressionnante ! Contrairement avec le 70-400 ou je devais faire le choix entre légèreté et qualité (vs le 500f4), avec le 100-400 c’est vraiment très très bon dès la pleine ouverture à f5.6. Le piqué est vraiment bon ! rien à voir avec le 70-400. Les AC sont quasi inexistants et le vignetage tout à fait convenable. Quelques crop (pas de traitement ni d'accentuation, raw interprété par LR) Bokeh: Cela reste un zoom, il y a des compromis. L'ouverture n'est pas énorme ce qui limite le bokeh. Il est donc plus difficile d'isoler son sujet si l'arrière plan est proche de celui-ci. Avec le sujet très proche de l'arrière plan, celui-ci reste bien présent. Si le sujet est éloigné le bokeh est plaisant je trouve. A vous de vous faire un avis avec les exemples ci-dessous. Proxi: Le 70-400 était aussi très recommandé pour ses capacités en proxi-photographie. Le 100-400 reste dans la même lignée voir mieux, il se paye le luxe d’avoir une map min à 98cm ce qui correspond à un grossissement de 0.35. Vraiment bien pour les gens en ballade et qui veulent faire un papillon ou serpent en gros plan sans trop de risque ou faire fuir le sujet. Un peu moins de regret de ne pas avoir pris le macro avec pour la balade. Pour comparaison le 70-400 à une map min de 1.5m ce qui fait un grossissement de 0.27 (canon 1.8m, Nikon 1.75m) A noter que sur le 100-400, la fenêtre de mise au point à disparu. Personnellement je ne m’en servais pas, elle est de toute façon cachée par un lenscoat. Un exemple à map min d'un papillon sur une orchis vanillée AF: L’af en condition bien éclairée est vraiment instantané, très rapide. Lorsque les conditions lumineuses baissent l’af est bien plus lent mais permet de mieux crocher le sujet. Du fait de l’af ultra sonic il est aussi très silencieux et s’accorde parfaitement à l’obturateur silencieux des dernier a7. Je le trouve globalement très bon, il croche bien et à un bon suivit sur des sujets mobiles même sur fond perturbé. Le suivit d'objet des derniers a7 fonctionne bien avec cet objectif. Quelques images prisent ainsi: Polyvalence: Le but d'un zoom est d'être polyvalent. Un objectif unique pour couvrir le plus de cas de figure possible sans pour autant trop baisser la qualité. On a vu que la qualité y été, qu'en est-il de la polyvalence? On perd 30mm en début de focale par rapport au 70-400mm. Bien dommage car le 70mm permettait de faire de chouette photo d'ambiance avec le sujet dans son environnement. Avec 100mm on cadre tout de suite plus serré mais il est toujours possible de bien montrer l’environnement de son sujet. et en un instant on peut zoomer à 400mm pour choper un détails sans devoir changer d'objectif On a aussi vu que ses capacités en proxi étaient très bonnes et peut remplacer un objectif macro si on veut partir sur une longue balade ou les sujets macro sont incertain. Son poids permet aussi de le prendre facilement en balade. C'est donc un objectif bien polyvalent et qualitatif. Conclusion: Pas vraiment de choix si on veut une longue focale en monture E, c’est le 100-400 est c’est tout (pour l'instant). Vivement qu’une optique abordable dans une tranche focale de 200-600 vienne compléter la gamme. Cependant les qualités de ce 100-400 sont nombreuses. Tous les défauts du 70-400 ont été corrigé de manière brillante et les qualités optiques sont vraiment bonnes. Le G master est mérité et, pour cette optique, un vrai gage de qualité. Sa map min de 0.95m est vraiment pratique et permet une très grande flexibilité et variété de sujet. Contrairement au 70-400 ou selon le sujet je me mordais le doigt car la perte de qualité vs le 500f4 était visible, avec le 100-400 il n’y a plus de compromis. Un bon gain en point mais la qualité est au top dès la pleine ouverture. L’optique parfaite pour le baroudeur !   Exemples: Pour vous donner une idée de ses capacités, voici une série d'images prisent avec le 100-400 ainsi que les exifs

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800 ,iso400

le 100-400 permet de dézoomer pour capter des ambiances Sony a7rII, 100-400 f4.5-5.6, 100mm, f7.1, 1/2000, iso400

Sony a7rII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/2000, iso4000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/400, iso1000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800, iso1000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 100mm, f7.1, 1/200, iso100

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f5.6, 1/800, iso4000

Sony a7rIII, 100-400 f4.5-5.6, 400mm, f6.3, 1/1600, iso1600 (pano de 2 images)

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A dream come true

A dream come true. J'en rêvais depuis qu'il faisait la une des journaux avec Bernard Rappaz en 2010. Avoir la chance de voir un loup!

Ce dernier jour de juin, lors d'une balade initialement repérage des monticoles de roches, avec mon père, on voit une masse grise dévaler les pentes. Un coup de jumelle dissipa tous doutes, c'est bien le loup! La montée d’adrénaline ne se fit pas attendre!

Quelques photos de loin pour immortaliser la scène puis je calcule la trajectoire du lupus pour prédire où il sortira approximativement une fois à proximité.

Il passe dans un creux, je profite de ce moment pour courir vers un post où je pense croiser la trajectoire du loup. Gros dilemme, c'est un coup de poker, si je prends trop de risque le canidé me sentira et fera demi-tour... Je me cache derrière une bute et j'attends de le voir passer. A cet instant le doute me hante, suis-je juste? a-t-il changé de direction? suis-je trop près?

Et là, le miracle se produisit, je vois le loup passer à flanc de coteau à 100m de moi. Ça reste loin pour faire LA photo mais quelle scène! C'est la première fois que je vois un des grands prédateurs de Suisse, un souvenir qui restera à jamais gravé en moi.    

Il continua sa route et disparaîtra quelques mètres plus bas, juste incroyable.

  Tout euphorique je rejoins mon père qui était resté en retrait pour éviter de le faire fuir. Merci à lui :)  

 Sur la route on croise les bergers du pâturages, je voulais leur faire la "surprise" de la découverte mais eux aussi avaient le canis dans les jumelles. Cela faisait bientôt deux semaines que les moutons avaient alpés et il n'y avait pas eu de traces de loup. Les bergers espéraient pouvoir laisser les moutons libres dans l'enclos la nuit. Avec le prédateur dans les parages, il n'y a pas de prise de risques possible, les moutons doivent être rentrés et surveillés toute la nuit.

  Malheureusement en rentrant les moutons, l'un d'entre eux manquait à l'appel...  

Les analyses ADN sont en cours pour confirmer ou infirmer que les morsures sur l'agneau sont bien celles d'un loup.

Le bonheur des un ne fait pas forcément le bonheur des autres. Pour ces paysans passionnés (non professionnel) les contraintes pour le maintien d'un troupeau augmentent drastiquement. Pour en citer quelques une: présence d'un berger 24/24, maintien du bétails dans des zones plus restreintes et mieux protégées la nuit, utilisation de lampes flashantes pour dissuader le loup la nuit (vive la pollution lumineuse). Après discussion avec eux, ils comprennent que dans le futur, ils devront cohabiter avec les grands prédateurs. Aujourd'hui ils auront perdu un individu mais l’année passée ce sont 12 moutons qui ont trépassé en une nuit. Ces amoureux des moutons élèvent leur espèce emblématique "schwarze nase" pour des concours de beauté, un individu tué par le loup peut anéantir tout un travail sur le pédigré sur plusieurs générations. Non, les indemnisations ne permettent pas de récupérer cette perte malheureusement. C'est pourquoi les plus beaux béliers sont amenés ailleurs pour passer l'été, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Une autre problématique au niveau de la biodiversité, si la pression sur leur troupeau est trop forte, ils délaisseront le lieu. Voici une de leur citation lors d'une discussion: "on les élève par plaisir, si les contraintes sont trop grandes, autant tout vendre, planter un parasol et boire une bière au soleil". Il faut savoir que les troupeaux broutant les pâturages permettent d'éviter une forestation des pâturages. Sans mouton, la forêt reprend ses droits et c'est une perte considérable pour la biodiversité car beaucoup d'animaux sont liés à ces milieux. De plus en plus de pâturages disparaissent dû à la diminution du bétail. Malheureusement le retour du loup ne risque pas d'arranger les choses.

C'est un sujet à débat, tout n'est pas tout noir ni tout blanc mais gris comme la plupart des choses. J'espère que la cohabitation se fasse au mieux pour le bien de tous.

Dans tous les cas, je suis comblé après cette rencontre. Un instant magique et j'espère pouvoir le remettre en boite à l'avenir.

 

J'espère que cet article, qui j'espère ne sera pas trop polémique, vous aura plus.

Bonne soirée.

 
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Ferpecle

Ferpecle, un petit bout de monde unique. Une région qui semble coupée du monde. Je vous invite à découvrir ce fond de vallée au travers de mon objectif photo. L’eau y coule à flot alimenté par deux glaciers. Ce sang à une couleurs très particulière dû aux particules de roche broyées par la glace. L’eau devient opaque et aborde cette couleur cyan très particulière. Le fond de la vallée est très plat, l’eau cherchant toujours à s’écouler en suivant la plus grande pente, des méandres se forment. Les méandres se rejoignent et peuvent créer des marais par endroits. Ces marais, avec ces couleurs, dégagent une atmosphère très paisible. Mais c’est une fois la nuit tombée que toute la beauté de la vallée s’éveille. De par son isolement la pollution est quasi inexistante ce qui permet, par de bonnes conditions, d’avoir un ciel cristallin. Les lieux pour observer la voie lactée deviennent de plus en plus rare. Avec l’augmentation démographique et la volonté d’éclairer de manière absurde et non réfléchie rend notre ciel trop lumineux et nous éblouie empêchant de voir ce qui est au-delà de notre atmosphère. Certaines villes de nos pays limitrophes ont pris des mesures en éteignant les lumières passé une heure tardive limitant ainsi la pollution lumineuse. Il est temps que nous nous y mettons aussi ! Pourquoi me direz-vous ? Demandez à votre entourage s’ils ont déjà vu la voie lactée de leurs propres yeux ? Quel plaisir de dormir dans un hôtel au milliard d’étoiles. La pollution lumineuse a aussi un impact non négligeable sur la faune. De nombreux oiseaux, batraciens et insectes migrateurs sont perturbés dans leur périple par ces lumières nocturnes. Plus d’infos sur un autre article ici . Pour d’autres, c’est même leur survie qui est menacée. J’ai pu observer des vers luisants dans les prairies exposées de Ferpecle. Pourquoi sont-ils aussi haut alors qu’ils préfèrent plutôt des zones chaudes ? Les vers luisants sont obligés de fuir la pollution lumineuse car ils utilisent leur bioluminescentes pour attirer leurs partenaires. Leur lumière est relativement faible, ils n’ont aucune chance de se reproduire si les lumières des villes les éblouissent. Pour revenir sur une note plus joyeuse, on quitte la vie nocturne de Ferpecle avec une petite vidéo d’un cycle de 12h sur place. Remontons à la source de la magie du lieu. S’il y a les marécages, s’il y a cette couleur, s’il y a cette vallée c’est dû aux glaciers. Pendant des milliers d’années, ils broient la roche et terraforme le paysage. En fondant, ils se retirent et derrière eux des tonnes de limon, des moraines, des chaudrons, des lacs, des marais, des méandres, de quoi nous émerveiller. Ce monstre de glace en fondant créer des grottes temporaires. La pureté de l’eau emprisonnée donne ce bleu quasi irréel. Une fois à proximité du géant de glace, les échelles sont totalement perdues. Attention tout de même à rester sur vos gardes, si un morceau de 1m3 se décroche, ce n’est pas moins de 900kg qui vous passera immédiatement en deux dimensions. La glace est une œuvre d’art temporaire. Je suis revenu sur mes pas 1an plus tard, toutes les grottes que j’avais pu visiter avaient totalement disparues. Le glacier recule à un rythme effréné, s’en est presque effrayant… Que deviendra t’on sans cette source de vie ? Cette vallée est magnifique mais son équilibre est très fragile. Que restera-t-il du glacier dans 20ans ? Quel impact aura la pollution lumineuse sur nos écosystèmes et donc nos vies ? saurons-nous réagir à temps pour préserver ces patrimoines naturels ainsi que nous même ? Merci infiniment pour avoir suivi mes pas dans cette vallée et avoir partagé mes réflexions.
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Récit de voyage: La Norvège

Bonjour, Pour se changer les idées mais pas trop, avec deux collègues photographes, nous sommes partis en Norvège.

Fabrice Petruzzi                              Lionel Fellay

  Le cercle polaire est une région qui m’intrigue depuis longtemps. Voir les espèces migratrices passant quelques jours chez nous dans leur habitat de nidification. Voir le soleil de minuit ou plutôt ne pas voir la nuit tomber. Voir des habitats alpins au bord de la mer. Pour ne pas vous mentir, ce fût une très belle découverte, presque aussi beau que le Valais ! J’étais dans mon milieu, la région est très montagneuse Les fjord, d’anciennes vallées glacières immergées, offrent une topologie de terrain propice à la découverte et aux randonnées. La proximité avec la mer permet d’avoir des ambiances très changeantes. Nous avons majoritairement eu de la pluie et du brouillard mais par moment des percées dans le ciel offraient de magnifiques ambiances sublimant la scène. Le voyage a été divisé en deux parties. Une moitié sur l’île de Senja, une île peu peuplée et relativement sauvage encore épargnée pour quelques années du tourisme de masse. Pour vous donner une idée, l’île est 13 fois moins peuplée que le Valais. La majorité des habitants vivent de la pêche ou l’élevage de saumon. Sur l’image ci-dessous vous pouvez apercevoir des fermes à saumon typiques de la région. De par le coté sauvage de l’ile, la nature foisonne en cette période. Les espèces que j’ai pu observer dans les hauteurs sont parfaitement adaptées aux conditions nordiques. Dans les parties les plus hautes, dans les pierriers, il est possible d’apercevoir des lagopèdes alpins. C’est une espèce que l’on retrouve chez nous. J’ai voulu l’immortaliser en remettant l’oiseau dans son milieu qui est très différent de ce que l’on peut connaitre. De par la hauteur de nos montagnes, il est rare d’avoir des lumières douces. Le soleil de minuit permet d’avoir une longue période (6h-8h) avec une lumière sublime si les conditions météorologiques le permettent. Les promeneurs/joggeurs/VTTist/chasseurs étant rares dans la région, les animaux ne sont pas trop méfiants à l’égard des humains. Il est alors possible de s’approcher relativement près pour leur tirer le portrait. On peut aussi trouver son cousin le lagopède des saules en dessous de la limite de la forêt. Les forêts dans la région sont quasiment exclusivement constituées de bouleau et sont recouverts de neige en hiver. Ces conditions très rudes doivent expliquer la présence de lagopèdes des saules plutôt que de tétras lyre comme on pourrait penser au premier abord. Le fait de changer de plumage en hiver permet d’être plus discret dans ces forets enneigées et peu denses. En plus de la différence claire d’habitat, le lagopède des saules se distingue de son cousin par son caroncule plus massif et non dissimulable, par son bec plus robuste et par son cou marron. C’est une espèce que je n’avais encore jamais vue jusqu’à lors. Dans le jargon ornitho on appelle cela une coche. Plein d’autres espèces typiquement nordiques ont été vues dans cette région mais je vous les présenterai personnellement si vous êtes intéressé car la qualité photographique est plus en retrait (lors d’une réunion hivernalle du groupe ornithologique valaisan). Notre escapade dans le cercle polaire était plutôt orientée paysage. L’île de Senja est un paradis pour cela. Immense, sauvage et très intéressante par ses nombreux fjords. On est tout petit face à la scène. Les montagnes sortent littéralement de l’eau. Par exemple la montagne de Segla a une falaise de plus de 660m de haut. Moi qui ai un peu de vertige cela fait bizarre une fois au sommet (visible dans la vidéo à venir). Après une semaine nous avons attaqué la deuxième partie du voyage. Le trajet entre les deux îles s’est fait avec un ferry qui a bien tangué. La region des Lofoten est bien plus connue et habitée. Nous avons pu affronter de grosses vagues lors du trajet et le temps était passablement moyen avec un brouillard bien épais. Pas de quoi me décourager, il y a toujours une photo à faire quel que soit le temps, il suffit de mettre en avant l’ambiance du moment. Arrivé aux Lofoten c’est un choc, on revient à la civilisation. On croise des voitures sur la route, il y a des villages, des restaurants ainsi que des magasins. Fort heureusement les paysages sont toujours très diversifiés. Les villages se construisent sur les îles et certaines maisons sont même sur pilotis. Les maisons sont généralement peintes en jaune ou en rouge. Elles sont utilisées comme gîte dans les lieux touristiques ou comme cabane de pécheur pour les locaux Les habitations n’ont cependant pas étouffé la nature. Le lieu est encore bien sauvage. On retrouve par exemple des espèces que l’on avait déjà vues sur Senja comme le lagopède des saules. Le temps est très changeant, une violente averse voire de la grêle peut venir et partir en 5min. Pourtant les parades ne s’arrêtent pas pour autant. Si l’on regarde bien, on peut trouver des lièvres variables un peu partout. Ici dans un petit muret de ferme en bordure de village. Les plages sont très différentes entre Senja et les Lofoten, le sable y est plus fin et peut presque paraitre tropical. Les plages sont très diversifiées, des plages très blanches, très sombres voir un mélange des deux ce qui peut laisser de très beaux paternes lorsque la mer se retire. Cela peut même donner des rendus très graphiques Plage rime aussi avec une avifaune maritime. Les huitriers pies sont très présents dans la région et se prêtent facilement au jeu en prenant la pause. On en trouve même très proche des habitations. Ici avec une maison typique de la région Les huitriers n’ont cependant pas le monopole, les plages peuvent être parcouru par le grand gravelot. Ici en train de chercher de la nourriture sur le sable immaculé. Certaines plages sont aussi rocheuses, le dragon eye est un lieu connu ou des cailloux ont creusé la roche par la force des vagues et des marées. Une fois la marée basse, ces creux forment des gouilles avec le caillou responsable de l’érosion en son centre. En prenant des photos sur plusieurs secondes, des mini-tourbillons se créent dans ces flaques. Dans les ports il est possible de croiser des goélands et mouettes. Au nord la mouette tridactyle est plus présente que la mouette rieuse. Elles vivent en colonie dans les falaises. J’ai pu passer un moment avec elles et le moins que l’on puisse dire c’est que leurs journées sont bien mouvementées. Il faut amener des brindilles pour consolider le nid malgré la pluie Il faut faire le beau pour attirer les dames Si un rival est jaloux, il faut aussi défendre son territoire bec et ongles ! Lorsque le temps était moins propice à la photo, nous sommes partis nous balader à l’intérieur des terres pour découvrir de nouveaux coins. On a quand même eu une belle surprise avec une cascade alimentant deux lacs puis l’océan. La région est remplie de petits lacs. Il faudrait presque prendre une ou deux semaines juste pour explorer la région. Nos vacances commencent à toucher à leur fin, il nous faudra rebrousser chemin. Sur le retour les ambiances étaient encore splendides.

Notre vol fit une halte à Oslo, la capitale de la Norvège. Nous en profitâmes pour visiter un peu la ville. Depuis que je suis revenu de l’exposition à Montier en Der où toute une série d’images étaient faites par superposition en tournant autour du sujet, j’ai voulu tester. Ça peut paraitre un peu bizarre, c’est comme si j’avais pris 12 photos différentes sur la même pellicule tout en tournant autour de l’arbre.

J’espère que ce récit de voyage vous aura plus. Vous pouvez visionner les images en HD en cliquant sur l’album en dessous. Je vous invite aussi à regarder la vidéo retraçant le périple (à venir). http://apvl.ch/Senja-Lofoten/ Merci pour votre lecture. A la prochaine.
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Retour terrain sur l’affût couché HOKKI

Bonjour,   Il y a quelques mois je vous ai donné mon ressenti sur cet affut couché, il est temps pour le confronté au terrain et voir s'il tient ses promesses. Je l'ai utilisé dans des conditions relativement difficile, sur de la neige, sous la pluie, de longues heures d'affilées. Voyons voir ce qu'il a dans le ventre. Je pensais vous faire ce retour au mois de février mais la nature ne se commande pas, les renards n’étaient pas au rendez-vous. De ce fait j’ai attendu le mois de mai, la saison des pariades du tétras lyre. Cette espèce se prête bien à l’exercice car elle est particulièrement vulnérable à cette période. L’hiver est rude pour eux avec un froid mordant et pour nourriture uniquement des épines d’arolles ou mélèzes pas très calorifique (les images ici). La discrétion est donc de mise et l’affut Hokki répond bien à ses exigences. Une vidéo vaut mieux que 1000 mots (installation de l'affut à 1min20): https://youtu.be/yjc03UfK-go L’affut étant couché, le volume de l’affut est restreint ce qui le rend plus facile à intégrer dans le décors (sous un arbre par exemple) il est aussi plus facilement accepté par le sujet. Par contre, c’est sûr que l’on est plus à l’étroit, ça change de la tragopan V5 ou même de la luxueuse Monal. Il faut éviter les gros sacs et peut être dans certain cas, laisser les chaussures à l’extérieur. Personnellement j’ai mis le sac au niveau des pieds, cela passe très bien. A l’avant il y a encore assez d’espace pour prendre un thé ou manger un sandwich sans problème (comme dans la vidéo). Pour transporter tout le matériel, j’ai pris un sac de montagne classique car il permet de mieux emporter le matériel de bivouac notamment le sac de couchage. L’affut une fois plié passe très bien dans un sac à dos et il est aussi rapidement installé avec son système d’ouverture en parapluie. Ente les séances d’affut, je laissé l’affut dans son sac de transport sous un arbre pour éviter de le transporter à chaque fois. La housse camo du sac de l’affut permet de le cacher des regards indiscret qui passerait par là et permet aussi d’éviter d’avoir l’affut trempé si une pluie s’abat (j’ai toujours mis la fermeture éclair contre le bas pour éviter les infiltrations d’eau). L’affut est assez confortable pour dormir. Une fois installé dans l’affut, l’appareil photo est un peu surélever par rapport au reste du corps, il faut de temps en temps prendre des pauses pour détendre le dos (après 1 ou 2 heures). C’est un peu plus contraignant que les affuts ou l’on peut se mettre assis sur une petite chaise, je dirais qu’il faut être jeune pour passer deux nuits de suite dans l’affut. Par contre c’est le pied de pouvoir prendre des photos tout en étant bien lotis dans son sac de couchage! Avec les tragopans classiques, on est obligé de sortir du sac, enfiler une veste. On est rapidement pris par le froid. Un autre gros avantage de l’affut couché est de pouvoir prendre des prises de vue au ras du sol. Ça donne un effet affut flottant, il est possible d’être plus bas que le sujet ce qui le rend plus impressionnant. Le fait que l’on puisse dormir dans l’affut permet aussi d’économiser du poids. Ainsi, on est pas obligé de prendre une tente en plus pour passer la nuit. L’affut en lui-même est relativement léger (2.5kg) en considération du confort qu’il apporte. Une question qui m’a était posé quelques fois : qu’en est-il de l’étanchéité et de la condensation dans l’affut? J’ai eu la « chance » d’avoir une grosse averse une nuit de 22h à 1h. La pluie battante fait pas mal de bruit sur la toile de la tente, j’ai tout de même réussi à dormir mais ça raisonne. Comme l’affut Monal, l’affut Hokki hérite d’un double toit. Le double toit permet avec une bâche d’un tenant de bien étanchéifié l’affut. Cela permet aussi de bien ventiler la tente ce qui diminue aussi les risques de condensation (il y a aussi une petite ouverture au niveau des pieds pour la circulation d’air). Les zones non protégées par le toit on soit un rabat étanche sur les fermetures éclaires soit les coutures laquées à chaud à l’intérieur pour les rendre étanches. Je n’ai pas eu de pénétration d’eau par ce biais, reste à voir sur le long therme si le laquage tient bien. L’eau perle très bien sur la toile. J’ai tout de même eu de la pénétration d’eau par les manchons. En cas de pluie, il faut impérativement mettre les manchons fait en bâche imperméable et surtout les mettre contre l’extérieur sous peine d’avoir l’eau qui se glisse dans l’affut. Je l’ai remarqué un poil tard, j’ai pu sortir l’eau de l’affut avec une paille. Oui, si de l’eau entre elle restera dans l’affut car il a un fond solidaire à la tente. C’est un gros avantage par rapport à d’autre affut. Le tapis de sol permet de s’isoler du terrain humide et sale, bien pratique sur la neige ou sur des terrains vaseux. Concernant la condensation, le bilan est un peu moins positif. J’ai eu pas mal de condensation entre mon matelas et le tapis de sol de l’affut. Je dirais que ce n’est pas vraiment possible de faire autrement, j’étais plus ou moins dans les pires conditions sur la neige (gros delta de température). J’ai aussi eu un peu de condensation sur les parois intérieures de l’affut, rien de bien grave mais ce n’est pas aussi efficaces qu’une vraie tente avec un filet intérieurs. Pour moi l’affut Hokki peut résister à de forte pluie sans grosses craintes. De nombreuses améliorations ont été apportées par rapport au plus vieilles versions des affuts Tragopan notamment avec le double toit, le système de circulation d’aire, le laquage des coutures ainsi que le sol solidaire à la tente ! La tente est vite installée avec le système parapluie. Les arceaux donnent une bonne rigidité à la tente en cas de vent ou de chute de neige. Elle est aussi autoportante, un point très important pour moi qui déteste mettre des sardines (dur dans la neige aussi). La dernière sardine à l’arrière de l’affut permet de tendre la toile et d’éviter d’avoir la toile en contact avec le sac de couchage (je ne l’ai pas fait dans la vidéo). Il y aussi un petit arceau au niveau des pieds qui permet d’éviter d’avoir la toile qui retombe, bien pratique, encore une amélioration par rapport à la version bivouac de la V5. Pour ce qui est des sardines, il est possible de commander des sardines en aluminium pour un gain de poids (et surtout de style). Par défaut vous recevrez des sardines en acier faisant aussi très bien l’affaire. Contrairement aux autres affuts, il n’y a pas d’ouverture pour observer l’arrivée du sujet. Il faudra se contenter de regarder par les ouvertures prévues pour l’objectif. Ces ouvertures en moins permettent aussi d’un côté, de rendre la tente plus étanche. Sur le terrain leur manque ne m’a pas vraiment gêné. Il y a aussi que trois sorties pour les objectifs, un coté de la tente étant condamner pour la partie bivouac pour les pieds. Il vous faudra donc réfléchir un peu lors du positionnement de la tente pour ne pas avoir le sujet dans votre angle mort.   En conclusion: si vous êtes jeunes vous pouvez sans problème passer des nuits dans l’affut pour profiter des premières heures du jour. Si vous êtes un peu moins jeune, je dirais qu’il faut garder l’affut pour ce qu’il est soit un affut couché et pas une tente :) et ne pas hésiter a faire des pauses de temps en temps lorsque le sujet n’est pas présent. Avec ce petit dernier, beaucoup d’améliorations ont été faites suite aux expériences des précédentes tentes Tragopan. Cet affut est complémentaire aux autres affuts plus classiques, le Hokki permet des prises de vues au ras du sol avec des points de vue étonnant. Attention tout de même à contrôler qu’il n’y a rien entre votre objectif et votre sujet sans risquer d’avoir un flou au premier plan (peut aussi être un effet voulu). Le prix est aussi très contenu en considérant les avantages amené par cet affut couché. +/- sur le terrain

+ prix: 160€ l’affût

+ prise de vue original au ras du sol + résiste bien aux intempéries, bien étanchéifier, attention à avoir les bons manchons + tapis de sol solidaire à la tente qui permet de s’isoler de l’environnement + bien ventilé avec deux ouvertures et double toit + permet de dormir sur place dans l’affut + rapidité de montage, autoportant + poids : 2,6kg (on considération aux autres points) + volume rangé réduit, peut être mis à l’intérieur d’un sac de montagne + volume déployé réduit, plus facilement accepté par la faune + pouvoir prendre des photos au chaud dans son sac de couchage

+ camouflage réaliste

+ compatible avec les accessoires des autres tentes Tragopan

+ moins polyvalent de par le manque de liberté de hauteur pour la prise de vue

  - place restreinte pour le sac, chaussures - Position arquée avec le dos pouvant devenir inconfortable après quelques heures, nécessite de faire des poses - Condensation selon les conditions - pas d’ouverture pour observer, vision périphérique restreinte - que trois sorties d’objectif, 1 angle mort  
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Affût tétras lyre

Bonjour, Sa fierté et son assurance lors des parades ne laissent pas paraître la fragilité de cette espèce emblématique et mystique des alpes   On est sur la fin d’un rude hiver dans les alpes Suisses. Les températures commencent tout juste à devenir positives lorsque le soleil est au zénith. Les tétras lyres se nourrissent depuis 5 mois exclusivement d’épines d’arole et de sapins très pauvres en calories. Le rude hiver ainsi que les dérangements causés par les sports alpin ont fait un gros tri dans la population. Sans réserve de graisse, la période la plus importante de l’année commence pourtant. Il faut faire les beaux pour madame pour montrer que cet hiver-ci n’est qu’un hiver de plus! Pour prouver leur capacité à engendrer une descendance, les mâles se mettent au sol totalement à découvert, à la limite de la forêt pour chanter à tue-tête pour attirer l’attention de madame mais aussi de potentiels prédateurs. Pour montrer leur supériorité, de nombreux combats éclatent laissant la meilleure place au plus fort et quelques plumes de moins au plus faible.   Vous trouverez dans cet album des scènes de vie du tétras lyre paradant pour la survie de son espèce malgré des conditions climatiques très rudes. http://apvl.ch/tetras Pour éviter tout dérangement, la nuit est passée en affut car les femelles sont déjà sur place dès 3h du matin. Si la chance est de la partie, le réveil est provoqué par le chant des premiers mâles vers 4h. Si la fortune ne vous sourit pas, le réveil est forcé par de la grêle martelant l’affut ou la nuit est tellement fraiche qu’il vous sera impossible de fermer l’oeil de la nuit.   Mais dans tous les cas, quelle joie de voir les silhouettes des mâles se dessinant devant vos yeux avec les premières lueurs de l’aube.   Les parades s’arrêtent d’elles-mêmes lorsque les premiers rayons commencent à dégivrer l’atmosphère. Le petit coq regagne sa zone de repos et picore les jeunes pousses de mélèze en attendant les juteuses myrtilles d’été.   Un article qui veut montrer la fragilité d’une espèce au travers de sa beauté. Une nature qui nous semble acquise mais qui danse de plus en plus sur le fil du rasoir.   Un petit making off en vidéo https://www.youtube.com/watch?v=yjc03UfK-go Merci pour votre visionnage.    
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